Anthologie critique du conte akan. Histoire d'Ananse l'araignée
Owusu-Sarpong Christiane
KARTHALA
26,00 €
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EAN :9782811113957
L'art du contage remonte, chez les Akan de l'ancienne Gold Coast et du Ghana actuel, à la période précoloniale. Les histoires d'Ananse l'Araignée constituent un genre littéraire oral important qui vit probablement le jour vers l'époque où se constituèrent, en ces terres forestières et aurifères du golfe de Guinée, des matriclans et des royaumes. On retrouve déjà les traces des récits mettant en scène le "Till l'Espiègle africain" dans le récit de voyage du marchand danois L. F. Römer (1760). Au début du XIXe siècle, les missionnaires bâlois (tels que J. Grauer, I. Adaye et I. Bellon), puis l'anthropologue R. S. Rattray produisirent les premiers recueils bilingues de "fables" ou "récits folkloriques". Le souvenir des tours malicieux du fabuleux semeur de troubles de leur pays natal resta ancré dans l'esprit de ceux et celles qu'on emmena sur des navires négriers vers le Nouveau Monde. Les Coromantee (esclaves originaires de la Gold Coast) y réinventèrent la figure de ce grand Bouffon dont les actions préfigurèrent symboliquement les mouvements de résistance des esclaves noirs face aux maîtres blancs des plantations, comme en témoignent, en particulier, les Jamaica Anansi Stories collectés par M. W. Beckwith (1924) parmi les descendants des anciennes communautés marrons de la Jamaïque. Compé Anansi participa, plus généralement, à la construction de la culture africaine américaine. Par un mouvement inverse, se manifesta sur le littoral de la Gold Coast l'influence de la culture noire des Amériques que les marins venus de ces contrées lointaines répandaient dans les grands ports. De nouveaux genres littéraires populaires, théâtraux (le Concert Party et l'Anansegoro) ou musicaux (le Highlife), virent alors le jour ; leurs créateurs s'inspirèrent aussi en partie de l'Ananses ?m pour la production de spectacles qui enthousiasmèrent les foules, avides de lutter pour l'indépendance du Ghana vers laquelle les conduisait K. Nkrumah, le Panafricain, mais aussi rapidement assoiffés de justice sociale au sein d'une jeune Nation ghanéenne où les uns étaient regrettablement "mieux assis" que les autres.
Nombre de pages
228
Date de parution
12/03/2015
Poids
370g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811113957
Auteur
Owusu-Sarpong Christiane
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20150312
Nombre de pages
228,00 €
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Les femmes guerrières du Dahomey, surnommé jadis "la petite Sparte noire", s'enorgueillissaient de posséder un corps endurci depuis l'enfance par un exercice rigoureux. Si, à l'origine, elles constituaient les gardes du palais royal, elles se transformèrent, à partir des années 1760, en troupes professionnelles avec leurs propres fanfares, drapeaux et insignes. Armées principalement de mousquets, de machettes et de massues, elles s'entraînaient, tiraient et se battaient mieux que les hommes, jusqu'au moment où le royaume fut vaincu par la France en 1892.
Sous le haut-patronage de l'Ambassade de la République du Ghana en France, le musée Dapper organise, à Paris, la première exposition sur ce pays. Parmi les oeuvres présentées, issues de collections publiques et privées, figurent des pièces inédites du National Museum à Accra, du Département d'Archéologie de l'Université de Legon, ainsi que quelques pièces conservées dans le musée du Palais de Mankyia à Kumasi. Réputé pour son travail des métaux, le Ghana, anciennement nommé La Gold Coast (Côte-de-l'Or) a assis, durant des siècles, son pouvoir économique et politique sur le commerce de l'or. Celui-ci est omniprésent dans la fabrication et la décoration des insignes de dignité, des armes cérémonielles et dans les parures. Des réceptacles en bronze, tels les kuduo, et les poids à peser l'or sont des témoins privilégiés de la maîtrise de la fonte à cire perdue. Les terres cuites du musée Dapper et du Département d'Archéologie de l'Université de Legon, liées aux rites funéraires qui, depuis toujours, rythment la vie des Ghanéens, côtoient d'autres formes d'art : tissus et statuettes sculptées dans le bois. Ces oeuvres aux origines diverses, asante, fante, ga, ewe ou brong, constituent un riche héritage culturel. Aujourd'hui, quelques artistes maintiennent le lien avec leur culture originelle, comme le peintre Owusu-Ankomah. D'autres trouvent leur inspiration dans une forte spiritualité comme Almighty God. Des créations originales, tels les cercueils aux formes surprenantes, ont vu le jour depuis quelques décennies.
Le théâtre de Césaire est une manifestation sociale, le plus engagé des arts. Il joue un rôle instructif, d'éducation permanente. Le temps, chez lui, est l'histoire vécue mais surtout mouvement, du temps de la traite au temps de l'émancipation, de la liberté, de l'égalité, de l'humanisme et de l'universalisme, en passant par le temps de la révolte, de la lutte et de la décolonisation. Il s'en dégage une philosophie de l'histoire, en trois actes : prise de conscience, décision de transformer cette histoire et espoir d'un monde nouveau.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.