Sous le haut-patronage de l'Ambassade de la République du Ghana en France, le musée Dapper organise, à Paris, la première exposition sur ce pays. Parmi les oeuvres présentées, issues de collections publiques et privées, figurent des pièces inédites du National Museum à Accra, du Département d'Archéologie de l'Université de Legon, ainsi que quelques pièces conservées dans le musée du Palais de Mankyia à Kumasi. Réputé pour son travail des métaux, le Ghana, anciennement nommé La Gold Coast (Côte-de-l'Or) a assis, durant des siècles, son pouvoir économique et politique sur le commerce de l'or. Celui-ci est omniprésent dans la fabrication et la décoration des insignes de dignité, des armes cérémonielles et dans les parures. Des réceptacles en bronze, tels les kuduo, et les poids à peser l'or sont des témoins privilégiés de la maîtrise de la fonte à cire perdue. Les terres cuites du musée Dapper et du Département d'Archéologie de l'Université de Legon, liées aux rites funéraires qui, depuis toujours, rythment la vie des Ghanéens, côtoient d'autres formes d'art : tissus et statuettes sculptées dans le bois. Ces oeuvres aux origines diverses, asante, fante, ga, ewe ou brong, constituent un riche héritage culturel. Aujourd'hui, quelques artistes maintiennent le lien avec leur culture originelle, comme le peintre Owusu-Ankomah. D'autres trouvent leur inspiration dans une forte spiritualité comme Almighty God. Des créations originales, tels les cercueils aux formes surprenantes, ont vu le jour depuis quelques décennies.
L'Occident connaît de singuliers phénomènes de mode qui remettent en cause les stéréotypes concernant la beauté du corps. Curieux paradoxe. Et si les peintures corporelles, les scarifications, les déformations du crâne et les perforations des oreilles, du nez et de la bouche, pratiques perpétuées de génération en génération par de nombreux peuples africains, assuraient un corps idéal ? Car ces interventions, de même que les objets portés sur le corps, de façon visible ou cachée, bracelets, colliers, pendentifs et coiffes, transforment les hommes et les femmes, à chaque étape de leur vie, et constituent les signes de leur identité personnelle et sociale. Pour compléter l'analyse, cet ouvrage s'appuie sur les témoignages que nous apporte la sculpture traditionnelle : statuettes scarifiées ou portant des ornements et parures, qu'elles soient taillées dans le bois, l'ivoire ou bien réalisées en or ou en bronze. Toutes ces ?uvres contribuent à mettre en relief les désirs et les enjeux qui justifient les apparences.
Sur tous les continents, depuis la nuit des temps, dans les sociétés dites "traditionnelles", les individus inscrivent à même leur chair des marques, éphémères ou indélébiles, qui affirment une identité, jalonnent une initiation, précisent une hiérarchie, accompagnent une thérapie. Le corps n'atteint sa véritable plénitude, sa dimension sociale, spirituelle, "civilisée", que par cette ornementation peinte, gravée, sertie, par ces interventions et ces transformations artificielles. Tatouage, scarification, piercing, implants, branding, font aujourd'hui surface dans les sociétés dites "évoluées". Ces pratiques fondées le plus souvent sur une volonté de transgression et de dissidence sont dissociées de toute ritualité sociale ou religieuse. Et vite sollicitées par la mode. Se référant parfois à un primitivisme imaginaire, ces marques ont valeur d'affirmation personnelle. Cet ouvrage, qui regroupe des textes d'écrivains, de sociologues, d'anthropologues, d'historiens et de critiques d'art, remonte aux sources objectives et "magiques" de ces métamorphoses charnelles à travers des oeuvres majeures, sculptures et parures d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques. Expression d'une esthétique autre, de la nécessité d'affirmer une différence, les signes du corps permettent aux hommes et aux femmes d'user d'un langage particulier pour dire leur relation au monde.
Sur tous les continents, depuis la nuit des temps, dans les sociétés dites "traditionnelles", les individus inscrivent à même leur chair des marques, éphémères ou indélébiles, qui affirment une identité, jalonnent une initiation, précisent une hiérarchie, accompagnent une thérapie. Le corps n'atteint sa véritable plénitude, sa dimension sociale, spirituelle, "civilisée", que par cette ornementation peinte, gravée, sertie, par ces interventions et ces transformations artificielles. Tatouage, scarification, piercing, implants, branding, font aujourd'hui surface dans les sociétés dites "évoluées". Ces pratiques fondées le plus souvent sur une volonté de transgression et de dissidence sont dissociées de toute ritualité sociale ou religieuse. Et vite sollicitées par la mode. Se référant parfois à un primitivisme imaginaire, ces marques ont valeur d'affirmation personnelle. Cet ouvrage, qui regroupe des textes d'écrivains, de sociologues, d'anthropologues, d'historiens et de critiques d'art, remonte aux sources objectives et "magiques" de ces métamorphoses charnelles à travers des ?uvres majeures, sculptures et parures d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques. Expression d'une esthétique autre, de la nécessité d'affirmer une différence, les signes du corps permettent aux hommes et aux femmes d'user d'un langage particulier pour dire leur relation au monde.
Quitter Capesterre-Belle-Eau, en Guadeloupe, pour la banlieue parisienne... c'est bien une idée de parents et ce n'est pas facile pour Lindy, douze ans, et ses frère et soeur. Au collège, Lindy se lie d'amitié avec Carola, originaire de Corse, et Hamidou, un Sénégalais qui anime un groupe de rap. Mais pourquoi Oscar, le père de Lindy, est-il retourné si vite en Guadeloupe ? Comment Jeanine, mère-tendresse en Guadeloupe, s'est-elle transformée en Calamity Jane ? Pourquoi Carola ment-elle sans arrêt ? Pourquoi Andrew, le correspondant américain, n'écrit-il plus ?
Gisèle Pineau est une Guadeloupéenne née à Paris. Elle a grandi dans une famille nombreuse entre la France, l'Afrique et les Antilles. Confrontée très jeune au racisme et à l'intolérance, elle trouve le bonheur et l'évasion dans les romans. Elle écrit ses premières histoires à l'âge de dix ans alors qu'elle habite en banlieue parisienne. Cette passion ne l'a jamais quittée. Aujourd'hui, ces romans sont traduits dans plusieurs pays. Elle a reçu en 1994, le Grand Prix des lectrices d'Elle et le prix Carbet de la Caraïbe pour La Grande Drive des esprits En 1996, elle a reçu le prix RFO pour L'Espérance - Macadam. Elle est l'auteur de plusieurs romans pour la jeunesse, notamment: Un papillon dans la cité, (Sépia 1992) et Caraïbes sur Seine (Dapper 1999).
Aux portes de Jérusalem se pressent des milliers de cavaliers. A leur tête, montée sur un éléphant blanc somptueusement paré, une divine créature : la reine de Saba. D'où vient-elle ? Sur quelle contrée prospère règne-t-elle ? Le puissant roi Salomon, aidé de ses deux conseillers, l'insolente Huppe et le sombre Zadok, désire ardemment percer le secret de la souveraine. Mais, même si elle se laisse prendre au piège du miroir, la reine est habile... Puisé aux sources de l'histoire, ce récit plein d'humour est d'abord destiné aux jeunes lecteurs, mais par sa portée philosophique et son sens politique, il s'adresse également aux plus grands.
Dans l'ancien royaume du Bénin s'est développé un art de cour qui a donné naissance à un nombre considérable d'oeuvres : têtes commémoratives de souverains, défenses et insignes décorés de personnages de la suite royale, bas-reliefs représentant la vie et les rites de la cour et destinés à orner les palais. Ils ont été réalisés par des maîtres de la technique de la fonte à cire perdue.