LiminaireEpreuve du temps? Petite géologie naïve; gypse, lamelles, mots plats qui font poussière dans l'usure, le frottement, les pointes d'oubli: le miroitement des saisons.Une préface n'est qu'une feuille légère, déjà craquelée dans l'avancée de l'oubli, entre ironie et humour, prise dans un diagrammatisme en forme de «traduction»... Alors? Pourquoi ce rassemblement, cette promenade, cette prétention à vouloir dire, encore...«Mais si, c'est important! Publie tes préfaces!», m'a-t-on dit. Tout en pensant à cette légèreté combien subtile de Kierkegaard quand il publie une Préface des préfaces; ironie qui s'infiltre dans cette prétention de rassemblement.Mais c'est peut-être un exercice de salutation renouvelée. Chaque «auteur» à qui s'adresse cette révérence est là, à nouveau, indirectement évoqué, invoqué. Peut-être s'agit-il de souligner un itinéraire, avec des entrecroisements, des points de rencontre, une conversation, des pas qui s'éloignent dans l'ombre, un appel dans le lointain, du silence. Silence de l'écriture, un «précaire» qui s'éternise un peu, hors des contrées de toute monumentalisation.Et réunir dans un même recueil tous les gens qui ont compté pour moi, qui «comptent» chacun à sa façon, dans des «voisinages» variables, mais qui ne se connaissent pas tous les uns les autres, est-ce bien raisonnable? Il aurait fallu leur demander ce qu'ils en pensent. Et encore! D'ailleurs, il est un peu tard. Et puis ce n'est pas si grave. Il ne s'agit pas de les faire jouer ensemble dans une hypothétique polyphonie.Mais tout ça n'est que verbiage, à moins que ce soit une épreuve, une tentative de faire basculer le «temps qui passe» dans le «hors-temps», là où quelque chose se manifeste dans son évanescence, dans un rythme à fleur de peau. N'y a-t-il pas ici un exercice de bascule d'un texte à l'autre, afin que l'attention se focalise dans une sorte «d'entre-textes», espace subtil, inédit, d'appositions soutenues par un vide...
Nombre de pages
204
Date de parution
03/10/2008
Poids
260g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782705667498
Titre
Préfaces
Auteur
Oury Jean
Editeur
HERMANN
Largeur
135
Poids
260
Date de parution
20081003
Nombre de pages
204,00 €
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Onze heures du soir, quand les lumières vacillent, plus proche du réel. Il est nécessaire de saluer les domaines limitrophes, les concepts hasardeux; sans les épuiser. Respecter le cours du temps, suivre le fil des choses, les arborisations; même par ces temps d'étiage, bien loin des déluges mystiques. La Borde, un lieu-dit où quelque chose peut encore se dire : seule condition pour pouvoir entendre, pour pouvoir s'entendre, par respect d'Oubli, au plus proche de ce qu'on peut exciper de l'existence psychotique, tout à fait étrangère à quelque "psychose littéraire". Essais de psychothérapie institutionnelle... C'est beaucoup dire. Essai de cerner, de délimiter un champ spécifique de ce qui est là, à fleur de peau, à la limite d'une phobie.
La Mort, coupure, accident; jamais prévue, toujours en trop". L'abord de la psychose - "passion éthique" - nécessite une lutte constante, à travers les pièges du bureaucratisme (tissé de transparence et d'homogénéité), pour sauver le "singulier" et son statut aléatoire. Dans ce texte dense et grave, Jean Oury dénonce cette forclusion du deuil, affirmant la distinction entre pulsion de destruction et pulsion de mort, la "pulsion par excellence" (Todestrieb, de Freud). "Le travail du deuil est un travail d'écriture lointaine", base d'une civilisation et de toute culture. Biographie de l'auteur Médecin psychiatre de la clinique de La Borde qu'il a fondée en 1953 dans le mouvement de la psychothérapie institutionnelle, Jean Oury est le seul praticien et penseur à articuler la question de l'aliénation dans des registres aussi habituellement clivés que celui du psychique, du social et de l'institutionnel.
Si la question de la formation se présente comme une problématique complexe, c'est qu'elle fait appel à une disposition fondamentale, celle d'apprendre à apprendre. Au fil des quatre mouvements qui composent ce texte, Jean Oury porte inlassablement la question de l'engagement en psychiatrie, incitant le lecteur à cet exercice jamais fini, à ce travail permanent de modification. Biographie de l'auteur Médecin psychiatre de la clinique de La Borde qu'il a fondée en 1953 dans le mouvement de la psychothérapie institutionnelle, Jean Oury est le seul praticien et penseur à articuler la question de l'aliénation dans des registres aussi habituellement clivés que celui du psychique, du social et de l'institutionnel.
Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l’histoire et la population haïtiennes, on a rarement l’occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu’une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants.Tout le monde s’en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l’attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines.Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d’une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l’auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l’humanité entière.Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.