De Gaulle et la décolonisation de l'Afrique subsaharienne
Oulmont Philippe ; Vaïsse Maurice
KARTHALA
21,00 €
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EAN :9782811110338
Le rôle du général de Gaulle dans le processus qui a conduit les états francophones de l'Afrique subsaharienne à l'indépendance et à la décolonisation, a fait déjà l'objet de nombreuses publications. Mais, plus d'un demi-siècle après, la recherche n'a pas fini de scruter cette période. Le lecteur trouvera ici à la fois les analyses d'historiens spécialistes et les recherches de praticiens du droit, de l'administration, de la finance et de la diplomatie, qui eux-mêmes étaient souvent aussi des témoins. Connaître le rôle du général de Gaulle, c'est aussi mesurer la part de ceux qui furent de fidèles collaborateurs comme Jean Foyer ou Jacques Foccart, et des partenaires comme Léopold Sédar Senghor ou des adversaires comme Ahmed Sékou Touré. On comprendra mieux ainsi l'approche personnelle d'un Charles de Gaulle qui, sans que rien ne l'y prédisposât, au terme d'un apprentissage de l'Afrique commencé au Cameroun, au Tchad et au Congo, depuis août 1940 jusqu'à ses derniers voyages africains de 1958 et 1959, n'a cessé de porter sur ce continent et ses peuples un regard amical, marqué de fulgurances et de réticences, non dénué parfois d'un scepticisme désabusé. Jusqu'à son départ en 1969, cette relation affective a scellé une forme de fidélité chaleureuse et réciproque qui a résisté aux péripéties.
Nombre de pages
252
Date de parution
01/10/2014
Poids
430g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811110338
Auteur
Oulmont Philippe ; Vaïsse Maurice
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20141001
Nombre de pages
252,00 €
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Pierre Denis (1883-1951) est l'un des premiers à rejoindre de Gaulle en juin 1940, mais aussi l'un des moins connus. A 57 ans, trop âgé pour prendre part au combat, il est chargé d'organiser les finances de la France Libre. Ainsi sera constituée en 1941 la Caisse centrale de la France Libre, ancêtre de l'actuelle Agence française de développement. Par ce choix, de Gaulle utilise au mieux les compétences d'un homme hors du commun. Normalien agrégé d'histoire et de géographie, Pierre Denis profite en 1906 de deux années autour du monde et se passionne pour l'Amérique du Sud. Géographe prometteur, il est à peine nommé en 1919 à l'université de Strasbourg qu'il en démissionne pour travailler à Genève au Secrétariat général de la Société des Nations. Sa rencontre avec Jean Monnet détermine alors toute sa carrière, d'abord diplomatique, puis dans les affaires. Mais la défaite française de 1940 le voit diverger d'avec son ami car, sans renier ses idées internationalistes, Pierre Denis place toute sa confiance dans le général de Gaulle. Toute la vie de cet homme de l'ombre s'est déroulée sous le signe de la discrétion. Fascinant par sa modestie, sa volonté d'être utile et son amour du travail, il s'emploie sans relâche à réduire les tensions au sein de la France Libre et les différends franco-britanniques et franco-américains. Sa biographie aide à comprendre les points de convergence entre de Gaulle et Monnet, deux géants souvent opposés ; elle éclaire aussi certains aspects diplomatiques, économiques et intellectuels de l'histoire du XXe siècle.
Le 18 juin 1940 est une date fondatrice pour l'histoire de France, sur un plan patriotique et sur un plan moral. Le refus solitaire de la défaite, l'appel d'un général presque inconnu à continuer le combat et à résister à l'ennemi "quoi qu'il arrive", suffiraient, à eux seuls, à donner à Charles de Gaulle une place dans l'histoire de France. Si le récit de l'événement lui-même a été souvent écrit, celui de ses commémorations restait à aborder. A l'heure des "lieux de mémoire", la référence à ce 18 juin-là mérite d'être étudiée comme un objet historique d'importance, utile pour comprendre à la fois la diffusion de l'onde patriotique et civique du geste originel, et l'histoire de l'après-guerre, puis de l'après-de Gaulle. Aujourd'hui, cet anniversaire est souvent célébré dans les communes, en plus des commémorations principales que sont le 8 Mai, le 11 Novembre et le 14 Juillet. Autour de cette date qui est à la fois histoire et mémoire, ce livre rassemble pour la première fois des chercheurs venus de divers horizons de la discipline historique, aux confins de l'ethnologie, de la sociologie, de l'histoire des associations et des représentations culturelles, voire de l'histoire de l'art.
La France libre nait de l'appel à poursuivre la lutte du Général de Gaulle, en juin 1940, depuis l'étranger. Et c'est à l'étranger que la France libre trouve la majeure partie de ses forces : de 7 000 hommes en juillet 1940, les effectifs se multiplient grâce au ralliement de certaines colonies africaines, océaniennes et asiatiques. Des Comités de la France libre se créent également pour soutenir le mouvement, aux Etats-Unis, au Brésil, en Argentine, en Uruguay... C'est ce rapport de la France libre au monde que se propose d'analyser cet ouvrage : les relations internationales de la France libre et ses négociations, son réseau international, ses Comités de la France libre aux quatre coins du monde, la politique dite de Brazzaville et l'Union française après 1945, le monde colonial en évolution, l'influence du mouvement dans la diplomatie des IVe et Ve Républiques, sans oublier l'étude de personnalités phares telles que Foccart, Soustelle, Mesmer et René Cassin. Cet ouvrage réunit les études d'une vingtaine d'historiens spécialistes de la période parmi lesquels Hubert Bonin, Philippe Oulmont et Antoine Prost, ainsi qu'un ancien membre des Forces françaises libres, Jean- Louis Crémieux-Brilhac.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.