Pierre Denis Français libre et citoyen du monde. Entre Monnet et de Gaulle
Oulmont Philippe
NOUVEAU MONDE
28,05 €
Epuisé
EAN :9782365833363
Pierre Denis (1883-1951) est l'un des premiers à rejoindre de Gaulle en juin 1940, mais aussi l'un des moins connus. A 57 ans, trop âgé pour prendre part au combat, il est chargé d'organiser les finances de la France Libre. Ainsi sera constituée en 1941 la Caisse centrale de la France Libre, ancêtre de l'actuelle Agence française de développement. Par ce choix, de Gaulle utilise au mieux les compétences d'un homme hors du commun. Normalien agrégé d'histoire et de géographie, Pierre Denis profite en 1906 de deux années autour du monde et se passionne pour l'Amérique du Sud. Géographe prometteur, il est à peine nommé en 1919 à l'université de Strasbourg qu'il en démissionne pour travailler à Genève au Secrétariat général de la Société des Nations. Sa rencontre avec Jean Monnet détermine alors toute sa carrière, d'abord diplomatique, puis dans les affaires. Mais la défaite française de 1940 le voit diverger d'avec son ami car, sans renier ses idées internationalistes, Pierre Denis place toute sa confiance dans le général de Gaulle. Toute la vie de cet homme de l'ombre s'est déroulée sous le signe de la discrétion. Fascinant par sa modestie, sa volonté d'être utile et son amour du travail, il s'emploie sans relâche à réduire les tensions au sein de la France Libre et les différends franco-britanniques et franco-américains. Sa biographie aide à comprendre les points de convergence entre de Gaulle et Monnet, deux géants souvent opposés ; elle éclaire aussi certains aspects diplomatiques, économiques et intellectuels de l'histoire du XXe siècle.
Nombre de pages
480
Date de parution
02/11/2012
Poids
620g
Largeur
138mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782365833363
Titre
Pierre Denis Français libre et citoyen du monde. Entre Monnet et de Gaulle
Auteur
Oulmont Philippe
Editeur
NOUVEAU MONDE
Largeur
138
Poids
620
Date de parution
20121102
Nombre de pages
480,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Le 18 juin 1940 est une date fondatrice pour l'histoire de France, sur un plan patriotique et sur un plan moral. Le refus solitaire de la défaite, l'appel d'un général presque inconnu à continuer le combat et à résister à l'ennemi "quoi qu'il arrive", suffiraient, à eux seuls, à donner à Charles de Gaulle une place dans l'histoire de France. Si le récit de l'événement lui-même a été souvent écrit, celui de ses commémorations restait à aborder. A l'heure des "lieux de mémoire", la référence à ce 18 juin-là mérite d'être étudiée comme un objet historique d'importance, utile pour comprendre à la fois la diffusion de l'onde patriotique et civique du geste originel, et l'histoire de l'après-guerre, puis de l'après-de Gaulle. Aujourd'hui, cet anniversaire est souvent célébré dans les communes, en plus des commémorations principales que sont le 8 Mai, le 11 Novembre et le 14 Juillet. Autour de cette date qui est à la fois histoire et mémoire, ce livre rassemble pour la première fois des chercheurs venus de divers horizons de la discipline historique, aux confins de l'ethnologie, de la sociologie, de l'histoire des associations et des représentations culturelles, voire de l'histoire de l'art.
Le rôle du général de Gaulle dans le processus qui a conduit les états francophones de l'Afrique subsaharienne à l'indépendance et à la décolonisation, a fait déjà l'objet de nombreuses publications. Mais, plus d'un demi-siècle après, la recherche n'a pas fini de scruter cette période. Le lecteur trouvera ici à la fois les analyses d'historiens spécialistes et les recherches de praticiens du droit, de l'administration, de la finance et de la diplomatie, qui eux-mêmes étaient souvent aussi des témoins. Connaître le rôle du général de Gaulle, c'est aussi mesurer la part de ceux qui furent de fidèles collaborateurs comme Jean Foyer ou Jacques Foccart, et des partenaires comme Léopold Sédar Senghor ou des adversaires comme Ahmed Sékou Touré. On comprendra mieux ainsi l'approche personnelle d'un Charles de Gaulle qui, sans que rien ne l'y prédisposât, au terme d'un apprentissage de l'Afrique commencé au Cameroun, au Tchad et au Congo, depuis août 1940 jusqu'à ses derniers voyages africains de 1958 et 1959, n'a cessé de porter sur ce continent et ses peuples un regard amical, marqué de fulgurances et de réticences, non dénué parfois d'un scepticisme désabusé. Jusqu'à son départ en 1969, cette relation affective a scellé une forme de fidélité chaleureuse et réciproque qui a résisté aux péripéties.
La France libre nait de l'appel à poursuivre la lutte du Général de Gaulle, en juin 1940, depuis l'étranger. Et c'est à l'étranger que la France libre trouve la majeure partie de ses forces : de 7 000 hommes en juillet 1940, les effectifs se multiplient grâce au ralliement de certaines colonies africaines, océaniennes et asiatiques. Des Comités de la France libre se créent également pour soutenir le mouvement, aux Etats-Unis, au Brésil, en Argentine, en Uruguay... C'est ce rapport de la France libre au monde que se propose d'analyser cet ouvrage : les relations internationales de la France libre et ses négociations, son réseau international, ses Comités de la France libre aux quatre coins du monde, la politique dite de Brazzaville et l'Union française après 1945, le monde colonial en évolution, l'influence du mouvement dans la diplomatie des IVe et Ve Républiques, sans oublier l'étude de personnalités phares telles que Foccart, Soustelle, Mesmer et René Cassin. Cet ouvrage réunit les études d'une vingtaine d'historiens spécialistes de la période parmi lesquels Hubert Bonin, Philippe Oulmont et Antoine Prost, ainsi qu'un ancien membre des Forces françaises libres, Jean- Louis Crémieux-Brilhac.
Cent vingt ans après la première projection publique, payante, des frères Lumière au Grand Café à Paris, les salles de cinéma sont passées de l'itinérance foraine aux multiplexes, de la pellicule aux pixels, et leurs exploitants de l'activité décriée de saltimbanque au statut patenté de commerçant, maillon indispensable de l'industrie cinématographique. Pourtant, leur métier, essentiel à l'existence des films, demeure largement méconnu. Pour la première fois, des personnalités marquantes de la profession ' visionnaires, grands dirigeants nationaux ou régionaux, représentants de la petite et moyenne exploitation, défenseurs de l'art et essai, pionniers en tous genres ' racontent leur expérience, dans sa singularité émotionnelle et intellectuelle. Le croisement de leurs témoignages embrasse plus d'un demi-siècle d'exploitation française, du tournant des années 1950, acmé de la fréquentation et moment de basculement de l'offre cinématographique, jusqu'au passage au numérique, vecteur d'une mutation sans précédent. Adaptations internes, évolutions sociétales, mutations technologiques, autant de changements économiques et d'enjeux culturels que les acteurs de ce secteur décisif ont affrontés, à travers des combats individuels et collectifs que cet ouvrage a l'ambition de mettre en lumière et d'expliciter. Ce recueil de 18 témoignages inédits, illustré de documents originaux, constitue aussi l'histoire d'hommes et de femmes radicalement attachés à la spécificité des salles de cinéma comme espaces dédiés au partage de rêves et d'imaginaire au sein d'une communauté humaine.
A la veille de la Seconde Guerre mondiale, le sport conquiert un nombre de plus en plus accru de pratiquants et de spectateurs. Il occupe des espaces, mobilise des intérêts économiques et politiques, illustrés pour le pire aux Jeux olympiques de Berlin en 1936. Au cours des " années noires " le sport français est soumis aux rigueurs des pénuries et de l'Occupation et à la volonté du régime de Vichy d'en faire un instrument de la révolution nationale. A ce titre, il lui est attribué un nouveau statut qui le place sous la tutelle légale de l'Etat français. C'est pourquoi on peut s'étonner du peu de cas qu'ont fait du sport les ouvrages généraux sur l'Occupation. Le mythe de l'" apolitisme sportif " cultivé par des personnalités et des groupes influents est assez répandu, malgré les tentatives d'instrumentalisation. Le temps de Vichy est à la fois celui des compromissions, voire pour certains du collaborationnisme, et pour d'autres du refus ou de la Résistance. Pour une majorité de Français, le sport reste un refuge. Le cas des sportifs juifs, à l'exemple du champion de natation Alfred Nakache, est le plus douloureux. En quelques années, le champ sportif se trouve ici remanié et bousculé comme il ne l'avait jamais été auparavant. Les années de Vichy laissent une trace profonde dans le sport français.
Les polémiques récentes concernant l’histoire des relations entre la France et l’Afrique donnent le sentiment d’une visibilité croissante de ce type de débats au sein de l’espace public français. Qu’il s’agisse du combat mené par de nombreux intellectuels contre la vision de l’Afrique portée par le « discours de Dakar » (2007), des controverses qui ont entouré la loi de février 2005 sur le rôle positif de la colonisation française ou des questionnements sur le rôle joué par la France au Rwanda, force est de constater que cette histoire est au croisement d’enjeux politiques, historiques et mémoriels qui en font la matrice, pour le meilleur, de débats intellectuels, de recherches scientifiques et d’une curiosité émanant du grand public, mais aussi, pour le pire, de fantasmes, de ressentiments ou de velléités de manipulation du passé. Si la nouveauté de ces controverses est sans doute à nuancer, leur forte médiatisation au cœur des années 2000 invite le chercheur à interroger les types de récit que les journalistes contribuent à faire circuler sur cette histoire. Quelle a été depuis le XIXe siècle l’évolution du rôle des médias français, africains et internationaux dans la construction des représentations de l’Afrique et de son passé ? De quels enjeux historiques, politiques, culturels et mémoriels ces représentations médiatiques sont-elles l’objet ?
Qu'est-ce qu'un bien de l'enfant ? Un jouet ? Certes, mais pas seulement. Un objet qui lui est destiné? Sa propriété? Un élément présent dans sa chambre, un objet qu'il utilise ? Cet ouvrage se propose, à partir d'une enquête qui mobilise l'histoire ancienne et plus récente, la sociologie et l'anthropologie, les sciences de l'éducation et de la gestion, d'analyser ces objets et les stratégies marketing des marchands et des fabricants. En visitant les domiciles et les chambres d'enfants, il est intéressant de voir quels sont les objets que l'enfant considère comme siens et quelle place ils occupent. De quelle manière adresse-t-on un objet à l'enfant (et à ses parents) ? Comment ceux-ci le réceptionnent-ils, se l'approprient-ils ? Cette approche pluridisciplinaire nous permet d'accéder de façon originale aux mondes des enfants, à ce que l'on fait pour l'enfant et à ce que l'enfant en fait.