Mauritanie : l'espérance déçue. 2006-2008 : une démocratie sans lendemain
Ould Mohamed Lemine Mohamed Saleck
L'HARMATTAN
29,00 €
Epuisé
EAN :9782296960831
Le "printemps arabe" a commencé en Mauritanie par l'organisation, en 2006-2007, des premières élections démocratiques de l'histoire de ce pays qui se trouve à la confluence des mondes arabe et africain. Cette expérience a été de courte durée. Un coup d'état militaire y a mis fin en août 2008. Mohamed Saleck Ould Mohamed Lemine, le Ministre des Affaires étrangères de l'ère démocratique, donne dans cet ouvrage un témoignage de premier plan sur ce "printemps mauritanien". Il décline les grandes lignes de la Politique étrangère suivie et relate les efforts accomplis pour moderniser le Ministère des Affaires étrangères et faire de la diplomatie mauritanienne un outil de développement économique et social. L'auteur procède à une analyse approfondie du positionnement géostratégique de la Mauritanie, de ses relations avec les pays voisins ou proches et les principaux partenaires, ainsi que de ses positions sur le conflit du Sahara occidental et les relations diplomatiques avec Israël. Il aborde également des questions intérieures sensibles comme l'esclavage, les réfugiés ou le passif humanitaire. L'auteur dresse enfin un bilan critique de l'action du Gouvernement démocratique et met en garde contre les risques inhérents à l'exercice du pouvoir solitaire, à l'exclusion et au tribalisme.
Nombre de pages
266
Date de parution
30/05/2012
Poids
410g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296960831
Titre
Mauritanie : l'espérance déçue. 2006-2008 : une démocratie sans lendemain
Auteur
Ould Mohamed Lemine Mohamed Saleck
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
410
Date de parution
20120530
Nombre de pages
266,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Le « printemps arabe » a commencé en Mauritanie par l'organisation, en 2006 et 2007, des premières élections démocratiques de l'histoire de ce pays qui se trouve à la confluence des mondes arabe et africain. Cette expérience a été de courte durée. Un coup d'État militaire y a mis fin en août 2008. Le livre procède à une analyse approfondie du positionnement géostratégique de la Mauritanie, de ses relations avec les pays voisins ou proches et les principaux partenaires, ainsi que de ses positions sur le conflit du Sahara occidental et les relations diplomatiques avec Israël. Il aborde également des questions intérieures sensibles comme l'esclavage, les réfugiés ou le passif humanitaire.
La Mauritanie a connu ces 50 dernières années plusieurs changements de pouvoir. Quels sont ces hommes qui ont gouverné le pays depuis 1960, date de son indépendance ? Quelle a été leur politique ? Qu'ont-ils apporté à la démocratie et au développement économique et social d'une manière générale ? Par ailleurs, quelles ont été les conséquences de la guerre du Sahara occidental qui a duré trois années, de 1975 à 1978, et qui a causé de nombreuses victimes ...
Par le biais d'une série d'exposés circonstanciés qu'il a fait présenter, à tour de rôle, par des élèves d'une classe imaginaire du lycée national de Nouakchott, au cours de réunions répétées, sous un arbre dans la cour du lycée, supervisées par leur professeur de Français, l'auteur s'est attaché à faire connaître aux lecteurs les différentes régions de la Mauritanie dans leurs spécificités géographiques, économiques et socioculturelles. Il a également fait en sorte que les exposés présentés reflètent les atouts et les handicaps de chacune des régions évoquées (pauvreté extrême, soif, avancée inexorable du désert, épidémie... ainsi que les comportements néfastes et les pratiques nuisibles tels que la mutilation génitale des jeunes filles, la polygamie, le gaspillage des ressources, le mariage précoce, les divorces fréquents etc.) qui y ont cours et qui constituent des tares sociales incompatibles avec les impératifs de développement économique et social du pays. La lecture de ce livre permet d'apprendre bien des choses sur les divers aspects distinctifs de la Mauritanie et, de ce fait, vaut le détour.
A travers des chroniques publiées dans divers journaux, l'auteur aborde les principaux thèmes du débat qui a déchiré, au lendemain du déclenchement du processus démocratique en 1991, l'élite de son pays : le choix entre le pouvoir et l'opposition, les horreurs du régime d'exception, la transition politique, la conférence nationale, les rapports intercommunautaires, l'identité nationale, les droits de l'homme, la mondialisation etc. Une contribution indispensable pour comprendre les multiples contradictions de la vie politique dans la Mauritanie d'aujourd'hui.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...