Travail et société au Burkina Faso. Technique, innovation, mobilisation
Ouédraogo Jean-Bernard ; Fofana Habibou
L'HARMATTAN
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EAN :9782296092921
Très peu d'études ont été consacrées au travail en Afrique, bien qu'il constitue une dimension essentielle des rapports sociaux. On peut s'étonner que l'étude de l'univers du travail, qui a accompagné le progrès de l'industrialisation en Occident, n'ait guère suscité l'engouement des spécialistes du développement, normalement préoccupés par l'évolution de populations brutalement plongées dans l'univers inédit de la production mécanique et marchande. Les chercheurs ont été plus enclins à découvrir dans les modes de vie africains l'expression originelle d'un rapport séculaire au monde sensible, que traduiraient les mythes et les rites marqués d'un symbolisme naïf et irréductible. Or l'analyse des situations de travail est une occasion précieuse pour saisir le sens social local, et la façon dont s'invente un ordre social nouveau, tenu de composer constamment avec des cadres de référence hétérogènes. Pour comprendre les engagements productifs, il faut alors étudier le procès immédiat de travail, l'usage des dispositifs techniques et les formes d'action collective.
Nombre de pages
247
Date de parution
30/06/2009
Poids
265g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296092921
Titre
Travail et société au Burkina Faso. Technique, innovation, mobilisation
Auteur
Ouédraogo Jean-Bernard ; Fofana Habibou
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
265
Date de parution
20090630
Nombre de pages
247,00 €
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Une actualité tragique a soudainement transformé les mots Rwanda, Ethiopie, Soudan, Niger et Mali en des termes génériques des conflits dits ethniques et des ""haines ancestrales"" dites tribales. L'ouvrage expose, avec rigueur, une analyse ""désenchantée"" de la violence basée sur une observation, sur le terrain, des conditions materielles et symboliques des conflits ""communautaires"" pour mettre en examen les explications ethniques ou tribales si hâtivement convoquées mais qui masquent d'autant plus qu'on les croit évidentes.
L'intérêt récent pour la photographie africaine privilégie l'originalité plastique des clichés reflets d'une réalité sociale considérée, à tort, comme simplement exotique. Les critères d'interprétation et les discours qui les portent sont souvent trop extérieurs aux processus concrets de composition des images et n'expriment pas suffisamment la complexité d'un système nouveau de codage des émotions que se donnent les sociétés africaines en pleine transformation. Des photographies africaines les spécialistes n'ont souvent retenu que la dimension iconographique et les usages sociaux qui l'accompagnent. Or, l'image normée est une résultante de l'extériorisation du regard, du maniement des appareils, de la mise en scène des acteurs en studio, du traitement de la pellicule en chambre noire et de l'agencement des tracés formels en image fixée sur le papier. En ce sens, il est légitime de considérer que l'image est la conjonction de nos gestes les plus banals et de nos symboles les plus élémentaires que l'histoire capricieuse s'autorise malicieusement à combiner. Ce livre propose une exploration minutieuse des rapports étroits reliant l'héritage technique incorporé en chacun et l'affirmation de principes esthétiques chez les photographes de studio. Il démontre qu'il est impossible de comprendre les définitions historiques du beau sans se référer aux éléments matériels et symboliques qui structurent et donnent sens, selon les tendances de la concurrence des valeurs, aux figurations convenues. L'examen du métier de photographe, tendu entre contrainte technique et intention esthétique, permet à l'auteur d'exposer les modalités de l'invention d'un style photographique original. Les conditions sociales de la bonne photographie expriment ainsi un itinéraire collectif qui fabrique, dans la polémique de ses éléments constitutifs, l'identité visuelle d'un monde naissant.
Kalidou Kassé, le pinceau du sahel, est l'artiste peintre qui a subtilement su marier l'art pictural occidental avec l'esthétique africaine. Ce livre examine les origines de son esthétique, l'auteur retrace avec finesse le parcours individuel de l'artiste au sein du vaste mouvement artistique en Afrique et au delà.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...