L'intérêt récent pour la photographie africaine privilégie l'originalité plastique des clichés reflets d'une réalité sociale considérée, à tort, comme simplement exotique. Les critères d'interprétation et les discours qui les portent sont souvent trop extérieurs aux processus concrets de composition des images et n'expriment pas suffisamment la complexité d'un système nouveau de codage des émotions que se donnent les sociétés africaines en pleine transformation. Des photographies africaines les spécialistes n'ont souvent retenu que la dimension iconographique et les usages sociaux qui l'accompagnent. Or, l'image normée est une résultante de l'extériorisation du regard, du maniement des appareils, de la mise en scène des acteurs en studio, du traitement de la pellicule en chambre noire et de l'agencement des tracés formels en image fixée sur le papier. En ce sens, il est légitime de considérer que l'image est la conjonction de nos gestes les plus banals et de nos symboles les plus élémentaires que l'histoire capricieuse s'autorise malicieusement à combiner. Ce livre propose une exploration minutieuse des rapports étroits reliant l'héritage technique incorporé en chacun et l'affirmation de principes esthétiques chez les photographes de studio. Il démontre qu'il est impossible de comprendre les définitions historiques du beau sans se référer aux éléments matériels et symboliques qui structurent et donnent sens, selon les tendances de la concurrence des valeurs, aux figurations convenues. L'examen du métier de photographe, tendu entre contrainte technique et intention esthétique, permet à l'auteur d'exposer les modalités de l'invention d'un style photographique original. Les conditions sociales de la bonne photographie expriment ainsi un itinéraire collectif qui fabrique, dans la polémique de ses éléments constitutifs, l'identité visuelle d'un monde naissant.
Nombre de pages
330
Date de parution
01/11/2003
Poids
530g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782747543774
Titre
Arts photographiques en Afrique
ISBN
2747543773
Auteur
Ouédraogo Jean-Bernard
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
530
Date de parution
20031101
Nombre de pages
330,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Une actualité tragique a soudainement transformé les mots Rwanda, Ethiopie, Soudan, Niger et Mali en des termes génériques des conflits dits ethniques et des ""haines ancestrales"" dites tribales. L'ouvrage expose, avec rigueur, une analyse ""désenchantée"" de la violence basée sur une observation, sur le terrain, des conditions materielles et symboliques des conflits ""communautaires"" pour mettre en examen les explications ethniques ou tribales si hâtivement convoquées mais qui masquent d'autant plus qu'on les croit évidentes.
Très peu d'études ont été consacrées au travail en Afrique, bien qu'il constitue une dimension essentielle des rapports sociaux. On peut s'étonner que l'étude de l'univers du travail, qui a accompagné le progrès de l'industrialisation en Occident, n'ait guère suscité l'engouement des spécialistes du développement, normalement préoccupés par l'évolution de populations brutalement plongées dans l'univers inédit de la production mécanique et marchande. Les chercheurs ont été plus enclins à découvrir dans les modes de vie africains l'expression originelle d'un rapport séculaire au monde sensible, que traduiraient les mythes et les rites marqués d'un symbolisme naïf et irréductible. Or l'analyse des situations de travail est une occasion précieuse pour saisir le sens social local, et la façon dont s'invente un ordre social nouveau, tenu de composer constamment avec des cadres de référence hétérogènes. Pour comprendre les engagements productifs, il faut alors étudier le procès immédiat de travail, l'usage des dispositifs techniques et les formes d'action collective.
Kalidou Kassé, le pinceau du sahel, est l'artiste peintre qui a subtilement su marier l'art pictural occidental avec l'esthétique africaine. Ce livre examine les origines de son esthétique, l'auteur retrace avec finesse le parcours individuel de l'artiste au sein du vaste mouvement artistique en Afrique et au delà.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.