L OBJET DE NOS PENSEES DESCARTES ET L INTENTIONNALITE
ONG-VAN-CUNG
VRIN
36,00 €
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EAN :9782711623679
Le présent ouvrage cherche les sources de l'intentionnalitédans le Moyen Age tardif. Brentano avait relevé que lesMédiévaux furent les premiers à soutenir que la pensée secaractérise par la présence intentionnelle, par la relation à uneobjectivité immanente. Les commentateurs modernes n'ont pasété sans remarquer la provenance scotiste de la notion deréalité objective chez Descartes, niais ils ont reproché à cedernier de comprendre l'esse objectivum comme un contenude représentation, et ainsi de manquer la notiond'intentionnalité. On se propose ici, par une analyse dessources médiévales et scolastiques de l'objectivité, de montrerque la philosophie cartésienne des idées repose sur unmouvement complexe de réévaluation du lexique scolastiquede la species, de l'intentio, et de l'esse ou du conceptusobjectivus. Toute idée étant l'idée de quelque chose, lacorrélation du sujet et de l'objet qui définit l'intentionnalitédoit alors être envisagée comme rapport de l'ego à des chosesontologiquement situées: les choses corporelles, les chosesimmatérielles et celles qui se rapportent à l'union de l'âme etdu corps. Ce qui permet de se garder et de l'idée d'un sujettranscendantal et de l'idée d'un sujet-substance séparé.
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Date de parution
29/05/2012
Poids
450g
Largeur
215mm
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EAN
9782711623679
Titre
L OBJET DE NOS PENSEES DESCARTES ET L INTENTIONNALITE
ISBN
271162367X
Auteur
ONG-VAN-CUNG
Editeur
VRIN
Largeur
215
Poids
450
Date de parution
20120529
Nombre de pages
0,00 €
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Peut-on tenter une nouvelle approche de Descartes ? Penser philosophiquement la notion de création, c'est la traduire dans le registre des quatre causes : ainsi la cause efficiente relie et sépare à la fois le créateur et le créé ; mais Dieu est aussi cause formelle, ce qui sauve la continuité entre l'auteur et son ouvrage. Cette continuité se nomme analogie et cette analogie assure l'autonomie de la pensée finie. Ce transfert d'autorité dans la production même, particulièrement manifeste chez Descartes, permet de comprendre la dévolution à l'homme d'un certain pouvoir créateur. L'agir humain peut être inaugural. L'est-il en matière de philosophie ? La dette de Descartes envers la scolastique tardive semble indiquer qu'on ne pense qu'à partir de ce dont on hérite. L'ambivalence de la notion de création ne nous permettrait-elle pas cependant de montrer que le commencement dans la pensée reste à tout moment possible ? Telle pourrait être l'explication du radicalisme cartésien.
Résumé : A lire attentivement Descartes, on se surprend à constater que l'inventeur de la philosophie du sujet pensant emploie rarement le mot de " sujet ", si ce n'est au sens traditionnel et scolastique de sujet des accidents ou des qualités, ou encore de substance. Le but de ce volume est donc d'aborder à nouveaux frais la question à partir de l'inventaire du vocabulaire cartésien de la " subjectivité ". Devons-nous dire ainsi que l'ego du cogito est sujet ? Ou bien la res cogitans ? Ou encore la mens ? Y a-t-il un sujet corporel chez Descartes, ou alors l'union est-elle le sujet ? Y a-t-il, de la même manière, un sujet des passions ? Un ipse, une ipséité serait-elle enfin le sujet chez Descartes ? Multiples formes de la question de savoir s'il y a bien une philosophie du sujet chez Descartes.
Ong-Van-Cung Kim Sang ; Mehl Edouard ; Dauvois Dan
L'ouvrage propose une approche synthétique sur un enjeu majeur de la philosophie moderne: le statut de l'idée et l'introduction de l'idéalisme à partir de la problématisation de la notion de représentation. Son enjeu est d'interroger, de ressaisir dans sa genèse, et de critiquer une thèse habituellement associée au problème de la connaissance à l'époque moderne, suivant laquelle l'idée est la médiation nécessaire entre la chose et l'esprit. Le volume débute par la philosophie classique, et les premiers éléments de la scolastique légués à la modernité, et il rejoint les enjeux actuels de la philosophie analytiques. Il est distribué en deux grandes parties consacrées à l'ancrage classique de la question, puis à ses requalifications depuis le XVIIIe siècle, essentiellement dans les textes de langue anglaise mais aussi chez Diderot. Le trajet proposé conduit de la conceptualisation cartésienne de l'idée et de sa fonction représentative, à l'examen des rapports entre sensation et représentation dans la philosophie de langue anglaise et, enfin, à la critique de l'idéalisme dans les théories du réalisme direct au XXe siècle.
Afin de se prémunir contre le risque de devenir un jour savant, tout jeune chercheur devrait, à titre d'antidote, avoir lu ce classique de Gaston Bachelard. L'originalité de l'ouvrage consiste non seulement à dégager les conditions psychologiques propices à la formation de l'esprit scientifique mais aussi à mettre au jour celles de son dépérissement. Ainsi, la connaissance scientifique s'institue en s'opposant à la connaissance vulgaire, issue de l'expérience commune. Cependant, elle se corrompt et se stérilise dès lors qu'elle prétend fournir des réponses définitives. L'attachement à ses propres certitudes, qu'elles soient d'ordre sensible ou scientifique, contrarie les progrès de la recherche. La science tout autant que l'opinion constituent ainsi ce que Bachelard appelle un obstacle épistémologique. Toute découverte suppose donc la capacité de résister à "cette tendance conservatrice de l'esprit humain" qui le porte à ramener l'inconnu au connu, par une sorte de goût inné pour la cohérence. L'épistémologie à portée des débutants. --Paul Klein
Rien que dans ce petit coin du monde, il y a quatre principes, la raison, l'instinct, la génération, la végétation, qui sont semblables les uns aux autres et sont les causes d'effets semblables. Combien d'autres principes ne pourrions-nous pas naturellement supposer dans l'immense étendue et l'immense variété de l'univers, si nous étions capables de voyager de planète en planète et de système en système, afin d'examiner chaque partie de ce vaste agencement? L'un quelconque des quatre principes mentionnés ci-dessus (et de cent autres qui s'offrent à notre conjecture) peut nous fournir une théorie par laquelle juger de l'origine du monde; et c'est une preuve palpable et insigne de partialité que limiter entièrement notre vue au principe par lequel nos propres esprits opèrent. Si ce principe était plus intelligible pour cela, une telle partialité pourrait dans une certaine mesure s'excuser; mais la raison, dans son agencement et sa structure interne, nous est en réalité aussi peu connue que l'instinct ou la végétation".
Quand on a pris les soins nécessaires pour conserver au corps sa force et sa vigueur, pour le mettre en état d'obéir aux ordres de l'âme elle-même, afin que en toute occasion, elle ne donne son consentement qu'à ce qui est conforme à la dignité et à l'excellence d'une créature raisonnable"
Résumé : Les religions ont une histoire, qui n'est pas celle de la Bible. Elles trouvent leur origine dans les passions des hommes. De là, on conclut aisément qu'en matière de religion le culte importe plus que le dogme, que le polythéisme précéda le théisme qui en dériva, et que les maux générés par celui-ci sont pires que ceux causés par celui-là. La question d'une " pure " religion reste en suspens, sachant qu'aucune religion révélée ne peut invoquer en sa faveur un témoignage assez fort ni aucune religion philosophique se reposer sur une démonstration qui soit certaine.