Sujet: Voici un livre qui n?a jamais été ouvert, par terre dans un bois. Le vent souffle et l?ouvre. Un lapin, un faisan, un tigre, un sanglier, un ours et un écureuil passent chacun leur tour, sur ou à côté du livre sans s?arrêter ni le lire mais avec les yeux bien rivés sur lui. Entre chaque passage d?animal le vent continue de souffler et tourne à chaque fois une nouvelle page. Après l?écureuil le vent souffle une dernière fois et referme le livre. Une petite fille se promenant alors dans la forêt le ramasse et l?ouvre: mais tiens que fait-elle? Appelée par sa maman elle s?en va et laisse le livre là où elle l?avait trouvé. Les animaux de la forêt reviennent ouvrir le livre et ils sourient. Commentaire: Un album étrange, énigmatique, tant dans le choix des évocations que dans le graphisme. Les illustrations sont comme des gravures: sur fond blanc cassé comme de la pierre blanche rayée les animaux très expressifs sont tous dans les mêmes tons bruns et les troncs d?arbres plus pastels. Ces tonalités rappellent une forêt dans la brume et donnent ainsi une atmosphère mystérieuse. La couverture de l?album est la même que celle du livre de la forêt permettant ce mélange de fiction et réalité voulu par l'auteur. A la fin de l?histoire, la dernière double page est en couleurs plus vives et recèle des indices: la petite fille est couchée dans son lit avec pour couverture la même que celle du livre, la forêt représente les murs et dans un petit coin de sa chambre les animaux la regardent. Un ensemble susceptible d'éveiller l'imaginaire de l'enfant, mais qui reste assez mystérieux. Couverture cartonnée, livrets cousus.
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Nombre de pages
26
Date de parution
30/01/2008
Poids
470g
Largeur
274mm
Plus d'informations
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EAN
9782746710801
Titre
Le livre qui n'a jamais été ouvert
Auteur
Oh Jung-Taek ; Suk Jun-Ye ; Kim Noëlla
Editeur
AUTREMENT
Largeur
274
Poids
470
Date de parution
20080130
Nombre de pages
26,00 €
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Résumé : Des récits de Oh Jung-Hi se dégage un étrange calme intérieur. Et tout l'art de l'écrivain consiste à peindre, avec ce mélange de minutie et de détachement, de cruauté et de poésie, la subtilité des relations sociales, à en faire surgir les silences et l'opacité. Elle est attentive à débusquer sous la résignation des êtres et la tranquillité des choses, dans l'écoulement silencieux du temps, les passions qui frémissent, les désirs esquissés, les rêveries fragiles, les émotions avortées.
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Une fillette quitte la campagne pour un port détruit par la guerre, un "quartier chinois". Parmi les maisons croulantes, les gosses pouilleux voleurs de charbon ou les "putes à Yankee", elle affronte la vie, passe du statut de l'enfance à celui de femme. Dans "La Cour de l'enfance", une autre fillette est ébranlée par l'absence du père, parti à la guerre. La mère, serveuse, ne revient pas chez elle tous les soirs, ou rentre ivre, le grand frère se réfugie dans la violence, un bébé contre toute attente survit... La sensibilité d'OH Jung-hi s'exprime toujours de façon très subtile et pudique, et dote ses personnages d'une grâce qui fait glisser sur eux le malheur ambiant.
Une petite fille raconte. La mère est morte. Le père est au loin, sur des chantiers. Elle s'occupe de son jeune frère, Uil. Une jeune marâtre sortie d'un bordel ne fait qu'un bref passage, vite chassée par la violence conjugale. Les enfants, peu à peu, se retrouvent seuls. Sous les regards compatissants mais aveugles ou impuissants d'un voisinage misérable et d'une société brisée, la fillette, peu à peu, reproduit sur le petit garçon la violence du père sur la figure maternelle. Le monde tendre de l'enfance est inexorablement fissuré, l'humanité pulvérisée laisse apparaître l'abîme côtoyé par l'enfant en chacun de nous. Biographie: Oh Jung-hi est née en 1947 à Séoul, dans une Corée encore meurtrie par la colonisation japonaise. La guerre de Corée, la dictature militaire marquent son enfance. Dans les années 1970, quand la modernisation bat son plein, elle commence une carrière d'écrivain et affirme d'emblée une incontestable maîtrise dans ce genre de prose brève et dense, quintessence de la littérature coréenne.
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