Haeryông, petit port au nord de la Corée. C'est ici qu'est né Hyôndo, tout comme son père et son grand-père, propriétaire de bateaux. C'est ici que se joue l'histoire d'une famille en cet été qui débute pendant la seconde guerre mondiale et s'achève avec la mise en place du gouvernement communiste. En l'espace de quelques mois, le petit monde de Hyôndo, un garçon de neuf ans curieux et solitaire, bascule en même temps que celui des grands. Tous les jours, il est à son poste de guet dans le quartier où se trouve une stèle - cette " pierre tombale " témoin de l'Histoire - pour observer la démarche dandinante d'un marchand chinois, la violence de la police japonaise, ou l'arrivée de l'oncle, apportant avec lui les vestiges d'un passé que tous veulent oublier, l'opium, mais également la peur majeure de l'avenir : " la maladie d'Hiroshima ". A l'automne, quand les Japonais laissent la place aux Russes, et quand tous ceux qui possédaient se retrouvent démunis et acculés, les parents de Hyôndo doivent faire un choix rester et connaître la honte, ou partir et devenir des étrangers dans leur propre pays. A travers le regard de l'enfant, le beau récit d'Oh Jung-Hi procède par touches subtiles et imagées, et suggère plus qu'il ne décrit l'intensité des sentiments et la violence de l'Histoire.
Nombre de pages
102
Date de parution
27/11/2004
Poids
144g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782877307505
Titre
LA PIERRE TOMBALE
Auteur
Oh Jung-hi ; Jeong Eun-Jin ; Batilliot Jacques
Editeur
PICQUIER
Largeur
130
Poids
144
Date de parution
20041127
Nombre de pages
102,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Des récits de Oh Jung-Hi se dégage un étrange calme intérieur. Et tout l'art de l'écrivain consiste à peindre, avec ce mélange de minutie et de détachement, de cruauté et de poésie, la subtilité des relations sociales, à en faire surgir les silences et l'opacité. Elle est attentive à débusquer sous la résignation des êtres et la tranquillité des choses, dans l'écoulement silencieux du temps, les passions qui frémissent, les désirs esquissés, les rêveries fragiles, les émotions avortées.
Une fillette quitte la campagne pour un port détruit par la guerre, un "quartier chinois". Parmi les maisons croulantes, les gosses pouilleux voleurs de charbon ou les "putes à Yankee", elle affronte la vie, passe du statut de l'enfance à celui de femme. Dans "La Cour de l'enfance", une autre fillette est ébranlée par l'absence du père, parti à la guerre. La mère, serveuse, ne revient pas chez elle tous les soirs, ou rentre ivre, le grand frère se réfugie dans la violence, un bébé contre toute attente survit... La sensibilité d'OH Jung-hi s'exprime toujours de façon très subtile et pudique, et dote ses personnages d'une grâce qui fait glisser sur eux le malheur ambiant.
Une petite fille raconte. La mère est morte. Le père est au loin, sur des chantiers. Elle s'occupe de son jeune frère, Uil. Une jeune marâtre sortie d'un bordel ne fait qu'un bref passage, vite chassée par la violence conjugale. Les enfants, peu à peu, se retrouvent seuls. Sous les regards compatissants mais aveugles ou impuissants d'un voisinage misérable et d'une société brisée, la fillette, peu à peu, reproduit sur le petit garçon la violence du père sur la figure maternelle. Le monde tendre de l'enfance est inexorablement fissuré, l'humanité pulvérisée laisse apparaître l'abîme côtoyé par l'enfant en chacun de nous. Biographie: Oh Jung-hi est née en 1947 à Séoul, dans une Corée encore meurtrie par la colonisation japonaise. La guerre de Corée, la dictature militaire marquent son enfance. Dans les années 1970, quand la modernisation bat son plein, elle commence une carrière d'écrivain et affirme d'emblée une incontestable maîtrise dans ce genre de prose brève et dense, quintessence de la littérature coréenne.
Sujet: Voici un livre qui n?a jamais été ouvert, par terre dans un bois. Le vent souffle et l?ouvre. Un lapin, un faisan, un tigre, un sanglier, un ours et un écureuil passent chacun leur tour, sur ou à côté du livre sans s?arrêter ni le lire mais avec les yeux bien rivés sur lui. Entre chaque passage d?animal le vent continue de souffler et tourne à chaque fois une nouvelle page. Après l?écureuil le vent souffle une dernière fois et referme le livre. Une petite fille se promenant alors dans la forêt le ramasse et l?ouvre: mais tiens que fait-elle? Appelée par sa maman elle s?en va et laisse le livre là où elle l?avait trouvé. Les animaux de la forêt reviennent ouvrir le livre et ils sourient. Commentaire: Un album étrange, énigmatique, tant dans le choix des évocations que dans le graphisme. Les illustrations sont comme des gravures: sur fond blanc cassé comme de la pierre blanche rayée les animaux très expressifs sont tous dans les mêmes tons bruns et les troncs d?arbres plus pastels. Ces tonalités rappellent une forêt dans la brume et donnent ainsi une atmosphère mystérieuse. La couverture de l?album est la même que celle du livre de la forêt permettant ce mélange de fiction et réalité voulu par l'auteur. A la fin de l?histoire, la dernière double page est en couleurs plus vives et recèle des indices: la petite fille est couchée dans son lit avec pour couverture la même que celle du livre, la forêt représente les murs et dans un petit coin de sa chambre les animaux la regardent. Un ensemble susceptible d'éveiller l'imaginaire de l'enfant, mais qui reste assez mystérieux. Couverture cartonnée, livrets cousus.
Il paraît que Tokyo est la plus belle des villes moches du monde. Plus qu'un guide, voici un livre d'aventures au coeur des quartiers de Tokyo. Pendant ces six mois passés à tenter de comprendre un peu ce qui m'entourait, je suis resté malgré tout un touriste. Avec cette impression persistante d'essayer de rattraper tout ce que je ne sais pas et cette manie de coller des étiquettes de fruits partout, parce que je ne comprends pas ce qui est écrit dessus. A mon retour en France, on m'a demandé si c'était bien, la Chine. Ce à quoi j'ai répondu que les Japonais, en tout cas, y étaient très accueillants."
Dans La Reine des rêves, C. B. Divakaruni retrouve le fil enchanté de La Maîtresse des épices, une prose généreuse où le réalisme se pare de couleurs et de senteurs magiques puisées aux sources profondes de l Inde.Rakhi est une jeune artiste qui vit à Berkeley, en Californie, et partage ses jours entre son activité de peintre, sa fille Jona et le salon de thé indien qu elle tient avec son amie Belle. Sa mère est interprète de rêves et consacre ce don à soulager la détresse et servir les autres. Un don qui fascine Rakhi mais l isole de sa mère, de ce coeur nourri de mystères issus d une Inde lointaine qu elle n a pas connue. Hasards ou signes invisibles à déchiffrer, un réseau de coïncidences troublantes se tisse autour de la vie de Rakhi tandis que la découverte du journal intime de sa mère ouvre la porte de secrets longtemps enfouis. Saura-t-elle lire, elle aussi, la vérité cachée dans les rêves et s ouvrir à l amour d elle-même et des autres?
Si Sôseki le romancier est de longue date traduit et commenté chez nous, une part plus secrète et à la fois plus familière de son oeuvre nous est encore inconnue. Sôseki a écrit plus de 2500 haikus, de sa jeunesse aux dernières années de sa vie: moments de grâce, libérés de l'étouffante pression de la réalité, où l'esprit fait halte au seuil d'un poème, dans une intense plénitude. Ce livre propose un choix de 135 haikus, illustrés de peintures et calligraphies de l'auteur, précédés d'une préface par l'éditeur de ses "Oeuvres complètes".