Il est courant que le sport soit assimilé à l'art en tant que constituant de la culture, et même que lui soit conférée à travers l'olympisme une dimension d'universalité. Or le Troisième Reich a pulvérisé l'illusion selon laquelle l'essor des techniques, des sciences et de l'esthétique industrielles irait de pair avec le développement culturel. Dans ce solide travail dirigé par le professeur Patrick Vassort à l'Université de Caen, Nicolas Oblin démontre, en s'appuyant sur le paradigme nazi, en quoi le sport institutionalisé — devenu producteur de mythes et d'une culture de masse — est profondément antitranscendantal, anticulturel, antidémocratique. Dénonçant le schisme qui existe entre une telle conception du sport et l'art véritable, cet ouvrage est une importante contribution à une meilleure compréhension de l'idéologie totalitaire hitlérienne.
Nombre de pages
208
Date de parution
01/01/2002
Poids
264g
Largeur
135mm
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EAN
9782747522076
Titre
SPORT ET ESTHETISME NAZIS
ISBN
2747522075
Auteur
Oblin Nicolas
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
264
Date de parution
20020101
Nombre de pages
208,00 €
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Cet ouvrage s'inscrit dans une démarche de compréhension et de dénonciation de la réification de l'existence à travers le prisme de l'analyseur sportif et des grandes catégories qui le caractérisent. La violence fondamentale de la socialisation sportive, l'esthétisation des rapports de domination, la dimension abstraite de la " valeur performance ", l'événementialité sportive (à travers la volonté des Etats d'organiser les Jeux olympiques) et la collusion de l'idéologie postmoderniste du management avec celle du sport constituent les grandes lignes de ce travail. Plus généralement, c'est bien du désir - régressif - d'accumulation de domination, cette dimension de prédation qui surdétermine tant l'institution sportive que l'économie capitaliste qu'il est question ici, avec en filigrane et en conclusion ce questionnement relatif au potentiel anti-démocratique, fasciste, dont l'institution sportive et la fascination qu'elle exerce sur le public sont un vecteur " autorisé " important. Ce travail est la synthèse de recherches menées par l'auteur, depuis quatre ans, dans le domaine des sciences humaines, sociales et politiques, en collaboration avec le collectif Illusio. Le cadre théorique mobilisé ici est largement pluridisciplinaire et multiréférentiel. théorie critique, critique de la valeur, phénoménologie, ethnopsychanalyse, analyse institutionnelle et, bien entendu, théorie critique du sport sont autant de courants qui participent de l'élaboration théorique de l'ouvrage et dont la complémentarité permet d'enrichir la compréhension du processus de sportivisation.
Pour rendre acceptable et légitime ce mode de « vivre ensemble », l'institution sportive mobilise tout un arsenal idéologique qui permet de masquer la réalité de ce qu'elle met en jeu en valorisant à l'extrême des caractéristiques et des modes de fonctionnement certainement les moins utiles à l'avènement d'une société hostile à la prédation, à savoir démocratique et juste.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...