Le père kongo en France. Analyse comparative d'une paternité appliquée
Bubote Eugène Ntondo
L'HARMATTAN
24,99 €
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EAN :9782336523927
Le père kongo vivant en France est au coeur de la réflexion présente dans cet ouvrage. C'est une analyse de la situation migratoire dans laquelle sont questionnés les enjeux du père face à sa matrilinéarité d'origine. Ce livre donne des indications sur les réajustements qui s'opèrent désormais dans le lien père enfant. Le contexte de migration sert de terrain pour la mise en oeuvre de l'exercice, l'expérience et de la pratique d'une paternalité jadis confisquée par le clan maternel. L'analyse des données met en évidence une crise dans cette matrilinéarité. L'homme, dont la paternité biologique était reléguée au second plan, se défait, du joug de la suprématie clanique. La rencontre des cultures, par l'entremise de la colonisation française, a ouvert la brèche qui a suscité une révolte du père. De la transmission du patronyme, du rapprochement qu'induit le contexte migratoire, l'adulte se trouve conforté dans une fonction, rôle et place qu'il susurrait depuis longtemps. Les moments de séparation présents et passés interviennent comme analyseurs de sa subjectivation. L'anthropologie, la psychanalyse et la psychologie inter-culturelle n'ont pas donné suffisamment de travaux sur la matrilinéarité ; encore moins à propos de la société kongo, hormis quelques recherches. Cet ouvrage est l'occasion de mettre en lumière ce qui se trame à l'intérieur de cette société.
Nombre de pages
230
Date de parution
18/09/2025
Poids
420g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782336523927
Auteur
Bubote Eugène Ntondo
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Date de parution
20250918
Nombre de pages
230,00 €
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Comment devient-on père en France, étant issu d'une tradition matrilinéaire ? Cet ouvrage découle d'une analyse de la parentalité kongo dans un contexte où s'affrontent et se confrontent des univers de sens, de croyances et de rites. Jonction entre migration, matrilinéarité et paternalité, il évoque la querelle entre l'oncle maternel et le père à propos de l'enfant. Des aspects identitaires et diverses transmissions alimentent cette polémique. Ce livre scrute le statut, le rôle et la fonction d'un père biologique pour lequel est discutée la paternalité. Il analyse des transformations que ce type de paternalité subit au contact d'une autre culture qui s'oppose à la matrilinéarité de la culture kongo. En France, le lien de filiation biologique, institué et narcissique, est agrémenté par des injonctions juridiques et sociales. La gestion, par le père, du lien avec l'enfant chez les migrants venus du Congo-Brazzaville révèle une importante problématique de changement. L'élaboration psychique qui en découle se fait entre autres au niveau de l'exercice, l'expérience et la pratique de la parentalité, au-delà du contraste des systèmes de parenté des deux contextes. L'intégration du sujet dans la culture seconde fait appel à une approche comparative dans laquelle primauté et récence des contextes et des événements se juxtaposent.
Dans le Gabon profond, à Tchibanga, Niyandiawu vit une jeunesse studieuse, portée par des valeurs familiales solides et une foi catholique héritée de la colonisation. Il tombe amoureux de Mognuwami, une jeune fille de bonne famille. Leur union semble promise à un avenir radieux jusqu'au jour où Niyandiawu découvre l'impensable : l'infidélité de celle qu'il aimait avec le prêtre de la paroisse, le père N'Kono. Pour lui, la trahison de sa fiancée n'est pas un incident isolé, mais le symptôme d'une société en proie à la sorcellerie généralisée, ancrage de l'héritage colonial administratif et religieux, qui régit la société gabonaise et, par extension, le monde. Alors le jeune homme entame une descente aux enfers qui se transforme en une quête de vérité absolue, alors que l'Etat et le peuple sombrent. Des crimes rituels de la forêt équatoriale aux arcanes de la Françafrique mortifère, son voyage spirituel et politique appelle l'Afrique à briser ses chaînes et à retrouver son âme volée.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...