La démarche exploratoire du comportement de l'acte d'écriture et de la vision du monde d'un nouveau romancier africain de deuxième génération s'inscrit ici dans la dynamique d'une rupture épistémologique volontaire, dans ce sens que les communications proposées sur L'Otage de Faustin Mvogo revendiquent un fond théorique autonome. Les contributeurs tentent une action de théorisation du glissement, apparemment simple, mais en réalité très complexe, qui permet de cheminer de la parole à l'écriture chez l'Africain dans l'espace conflictuel de la (post) modernité. C'est une attitude originale de questionnement des rapports, de plus en plus ambigus, entre le roman et la réalité en Afrique. Le caractère atypique du texte interrogé, qui "surfe" entre la parole urbaine, la parole rurale autochtone et la trajectoire idéologique personnelle de l'écrivain, constitue la principale curiosité qui aura donné du grain à moudre aux auteurs. Cet ouvrage se veut aussi une illustration des nouveaux rapports entre la société du texte, la société de l'auteur et le texte social, à l'heure où la littérature a réussi à se positionner dans le continent noir comme une source déterminante de compréhension de l'identité anthropologique et sociologique des peuples et des pays. Il s'agit d'une sorte d'analyse groupée d'un texte pluriel qui s'exhibe comme un itinéraire scientifique géno-textuel" et "phéno-textuel", qu'empruntent allègrement les chercheur(e)s, pour interpréter le nouveau profil d'une société africaine demandeuse de démocratie. D'où le glissement de la parole à l'écriture.
Nombre de pages
252
Date de parution
17/02/2014
Poids
380g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343021973
Titre
De la parole à l'écriture en Afrique
Auteur
Nnomo Zanga Marcelline
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
380
Date de parution
20140217
Nombre de pages
252,00 €
Disponibilité
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Nnomo Zanga Marcelline ; Eyenga onana Pierre Suzan
La dynamique du décryptage de l'historiographie du génie africain millénaire se négocie à travers l'examen des ressorts qui articulent l'inventivité démiurgique de Jacques Fame Ndongo, scribe invétéré dudit génie. Les enjeux de recherche qui en résultent fondent le jeu de la quête du sens nouveau des espaces camerounais et africain exposés à de nombreux défis d'ordre managérial et existentiel (déficit du vivre-ensemble), structurel et infrastructurel.
Les grilles d'analyse mobilisées par les chercheurs en littérature sont conçus par les Occidentaux et ne tiennent pas compte des variantes philosophiques, anthropologiques, politiques, économiques et sociales qui déterminent la conjoncture culturelle africaine. Il y a dès lors un déphasage entre le modèle d'analyse convoqué et le cadre d'application. Les auteurs de cet ouvrage souscrivent à un effort soutenu de théorisation qui tient à ouvrir une brèche dans le sens de l'autonomisation de la pensée en critique littéraire.
Eyenga onana Pierre Suzanne ; Nnomo Zanga Marcelli
Le présent ouvrage fait ressortir à la fois les aspects thématiques et esthétiques d'une réflexion construite autour de l'épistèmè des nouveaux horizons de la littérature féminine et féministe en Afrique. Le procès idéologique du genre s'offre en lecture sous les lentilles géo-poétiques des espaces de l'Afrique centrale, du nord et de l'ouest. La réflexion des auteurs se veut dynamique et indicative d'une démarche de questionnement des contours "sociocritiques" du champ littéraire africain dans sa trajectoire androcentrique. En campant leur analyse sur les berges du comparatisme, Marcelline Nnomo Zanga et Pierre Suzanne Eyenga Onana auscultent le paysage de la néo-féminisation poétique au gré du paradigme de l'émergence, de l'esthétique et de l'idéologique. Leurs regards croisent avec audace des problématiques aussi fécondes que l'exil, la migritude, l'identité, l'errance et la nouvelle éthique féministe proposées à l'imagination des lecteurs et à leur intelligence, dans la perspective d'un meilleur vivre au monde au féminin et au masculin.
A partir d'une intrigue captivante, tissée sur une banale histoire de tricherie, l'auteur, dans une écriture simple et libre, déroule un ensemble de thèmes dont les manifestations dans la vie quotidienne constituent de véritables freins pour le décollage de nos sociétés, pourtant en plein dans l'heure de la mondialisation : les croyances mystico-religieuses, la lutte contre la pauvreté, les Eglises réveillées, l'environnement, et l'épineux problème de la servitude de la femme.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...