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L'assimilation, forme suprême du colonialisme
Niger Paul ; Sainton Jean-Pierre
ATLANTIQUES DEC
12,00 €
PRÉCOMMANDE
Sortie prévue le 23 avril 2026
EAN :9782492182129
Le texte d'Albert BEVILLE (alias Paul NIGER) "L'assimilation, forme suprême du colonialisme" , présenté ici dans sa version intégrale parue dans la revue Esprit en 1962, figure parmi les documents les plus importants de l'histoire politique des Antilles françaises. On peut le considérer comme le texte fondateur du nationalisme antillais des années 1960. Il méritait à ce titre d'être exhumé des archives pour être restitué à la mémoire politique mais, à sa relecture, on constatera que son intérêt dépasse le simple témoignage d'un temps passé : Albert BEVILLE y dissèque en effet le système colonial spécifique des Antilles-Guyane françaises et en tire une analyse du fait politique et des exigences en découlant qui en fait une lecture troublante d'actualité et d'un usage fort utile pour notre temps.
Nombre de pages
80
Date de parution
23/04/2026
Poids
500g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782492182129
Titre
L'assimilation, forme suprême du colonialisme
ISBN
2492182126
Auteur
Niger Paul ; Sainton Jean-Pierre
Editeur
ATLANTIQUES DEC
Largeur
110
Poids
500
Date de parution
20260423
Nombre de pages
80,00 €
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Aujourd'hui je suis en prison. J'ai perdu subitement, un matin, ma liberté et mon métier, pour me trouver au fond du trou. J'ai disparu, pendant quarante-huit heures de garde à vue, de la société des hommes, pour en être ensuite rejeté pour un temps indéfini vers un enclos déshumanisé. J'y ai perdu le déroulement du temps du métier, programmé de semaine en semaine, projeté vers l'avenir, vers une tâche à achever. J'y suis dans le temps immobile de la prison, enfermé dans le jour le jour, dans l'instant de la clé cliquetant dans la serrure. Je ne suis plus mon métier, je suis un délinquant, un criminel. Je suis mon crime. Je suis un tueur, un braqueur ou un pointeur. Je suis un narco, un voleur ou un escroc. Voici ma place dans la société des exclus. C'est une société où les castes se multiplient pour exclure, avec ses brahmanes et ses intouchables. Chacun y exclut l'autre pour affirmer sa propre honorabilité, par les injures et par les coups ". A quoi pensent les monstres ? Sont-ils encore capables de rêves au fond de ces oubliettes dont on ne voudrait rien savoir ? Avec ses mots arrachés au béton du quotidien, Yves Niger, un condamné, nous ouvre les portes de sa prison et nous accueille en intimité. Dans cet univers clos, où chaque instant apporte son lot d'humiliation, de désespoir, de révolte ou de sauvagerie, il nous fait partager le temps immobile où croupit la vie d'autres hommes, nos voisins en humanité, ni réductibles à quelques actes, ni seulement estimables à l'aune d'une sentence. Il se questionne et nous interroge en conscience, nous libérant de certitudes monstrueusement bien-pensantes.
Un essai qui propose une analyse critique de la suppression de la série littéraire et la modification du programme de philosophie dans l'enseignement secondaire français à compter de l'année scolaire 2020-2021. Derrière une énième "réforme" de l'Education nationale, Harold Bernat s'attelle à démontrer que nous faisons face à un vaste programme anthropologique qui, par la liquidation de la force critique la philosophie et la transformation des professeurs en simples pourvoyeurs de culture générale, oeuvre au désarmement intellectuel des élèves pour les abandonner à l'asservissement du marché. Face à cette casse de l'Ecole républicaine menée au nom des logiques de l'entreprise privée, face à cette trahison de la République, l'auteur exhorte au combat pour la sauvegarde de l'esprit critique et pour le rétablissement d'une formation humaniste qui, seule, permet l'autonomie intellectuelle et morale des individus. Il s'agit de rendre les armes de la raison et de l'analyse aux citoyens afin qu'ils puissent lutter contre les stratégies de pouvoir et les systèmes de domination.
Rosan Girard est le leader politique guadeloupéen le plus considérable de la deuxième moitié du 20e siècle. A rebours de la loi de départementalisation de 1946, Rosan Girard militait pour l'instauration d'un pouvoir législatif local, mais dans le cadre d'une association avec la République française. Cette volonté de penser une libération ancrée au réel du peuple guadeloupéen en s'affranchissant de tout dogme l'entraînera à l'écart, à la fois du parti communiste et de la mouvance indépendantiste née au début des années 60. Homme d'idées et d'idéal, non de pouvoir, Rosan Girard mourra en exil, en rupture avec le rythme d'une terre natale à laquelle il a pourtant consacré sa vie, ses pensées et son espérance révolutionnaire. Pour le 20e anniversaire de sa mort, cette étude, initialement publiée en 1993 et depuis épuisée, a été entièrement actualisée et enrichie afin d'offrir une réflexion de fond sur l'histoire politique de la Guadeloupe, cette si vieille colonie de la France.
Huit nouvelles qui emmènent le lecteur en Haïti pour vivre, à travers la fiction, le réel du pays bloqué (peyi lòk) des toutes dernières années. L'imaginaire comme recours face au silence et à la folklorisation qui entourent la situation haïtienne. Pari que la littérature, par sa capacité de mise en immersion, est à même de donner à voir - et par là de commencer à faire comprendre - tout à la fois l'autoritarisme du pouvoir, la mobilisation populaire pour les droits politiques, les droits sociaux et de meilleures conditions d'existence, les diffcultés d'approvisionnement en biens de première nécessité et puis, omniprésente, la violence. La violence de la police et des gangs contre toutes celles et tous ceux qui font obstacle à la mise en coupes réglées du pays.