Un somptueux geste littéraire et une grave méditation sur le temps"Les premiers brouillons de L'Oeuvre des mers datent du séjour à Princeton. Je sais aujourd'hui qu'ils sont le commencement d'un adieu à l'archipel qui n'a cessé d'avancer masqué sous cette couche d'écriture qui croyait être un moyen de maintenir le lien avec lui et que, pas plus qu'à Saint-Pierre, L'Oeuvre des Mers ne pouvait être écrite en France. Produit d'un double exil, elle grandira dans les navettes transatlantiques."En 2003, les trois premiers livres de L'Oeuvre des mers qui avaient été respectivement publiés en 1988, 1991 et 1996 étaient rassemblés sous une même couverture avec une quatrième partie inédite. Le présent volume en comporte une cinquième, "Un adieu au long cours", qui pourrait servir de métaphore à l'ensemble du roman aussi bien qu'aux nombreuses années de son écriture. En revenant à son Oeuvre des Mers, une grande fresque romanesque dans laquelle il entremêle l'histoire de Saint-Pierre-et-Miquelon (sa terre natale) et ses propres souvenirs, son apprentissage du monde et, à travers l'exploration de la mémoire, un voyage à rebours vers ce qui n'est plus, Eugène Nicole poursuit et conclut sa longue traversée autobiographique. La partie nouvelle, "Un adieu au long cours", est une évocation du père et une façon aussi de se séparer définitivement de son île. Regagnant New York où il réside maintenant depuis plus de vingt ans, le narrateur aperçoit depuis son hublot le navire qui ramène à Saint-Pierre le cercueil de son père décédé en France quinze jours plus tôt. Resurgi à cet instant, le souvenir de Lindbergh survolant l'archipel le 20 mai 1927 nous ramène ainsi à la première phrase du texte: L'Oeuvre des Mers revient à son point de départ. Ce pourrait être son point final. Ce roman, foisonnant de personnages, où la saga familiale se mêle à l'Histoire proprement dite, est la représentation d'un monde vu de loin et même d'un monde perdu que parcourt mentalement le narrateur. Il en résulte un somptueux geste littéraire et une grave méditation sur le temps.
Nombre de pages
941
Date de parution
06/01/2011
Poids
1 086g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782879296517
Titre
L'Oeuvre des mers
ISBN
287929651X
Auteur
Nicole Eugène
Editeur
OLIVIER
Largeur
145
Poids
1086
Date de parution
20110106
Nombre de pages
941,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Saint-Pierre-et-Miquelon. C'est cet archipel égaré au large de Terre-Neuve que quitte le narrateur, à l'âge de quatorze ans. Avec l'aide d'un vieux conservateur et du courrier de son oncle Phil, il va ranimer ses souvenirs et la mémoire de son pays de naufrages, de brouillard, de rêves et de hauts faits. Ainsi surgissent dans le paysage des îles des personnages magnifiques aux curieux destins Gabie, simple d'esprit, obsédée par le guillotiné Neel et qui, regardant passer l'avion de Lindbergh, croit voir voler l'unique voiture de l'île ; Sasco qui ne rapporte dans ses Ephémérides bleues que ce qui est arrivé au pays par beau temps ; Monsieur, l'instituteur devenu fou ; et la maison de vacances à Langlade. Tout se mêle : passé, présent, légendes, imaginaires collectif et individuel. Histoires minuscules de deux îles minuscules, elles prennent ici la dimension d'un mythe.
Le 7 juin 1948, le premier avion se pose sur la piste d'atterrissage de Saint-Pierre, couronnant de succès l'?uvre de Cachemire, ancien scaphandrier du port et promoteur de la ligne aérienne. Du bimoteur descend Amanda Maple, savoureuse Canadienne. Accueillie comme la Première Touriste, elle s'installe au Café du Nord où, élevés par Jeanne, leur grand-mère, habitent depuis peu le narrateur, sa s'ur et son frère. La Première Touriste est bientôt mêlée aux événements petits et grands qui marquent les débuts de cette ère aérienne : la lutte du Cercle des Terre-Neuvas contre l'avion, l'arrivée du Père Noël, les jeux secrets des enfants dans leur " Théâtre de la Morte ". Fluctuant entre le Canada voisin et l'archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon, Les larmes de pierre poursuit le travail entrepris par Eugène Nicole dans L'?uvre des mers, saga d'un microcosme environné de brouillard, où drôles, grandioses et pathétiques, foisonnent des personnages alternativement quotidiens et légendaires.
A l'opposé du diable, qui divise, le démon rassembleur est le dieu du récit. Fédérant des titres aussi improbables qu'hétéroclites (Le Chef d'orchestre callipyge, Le Bureau des Objets trouvés à l'Opéra-Comique, La Croisière du Pyjama, Trente-trois projets de sieste), ce roman, où s'estompe la frontière entre l'auteur, le narrateur et le personnage, fait de la fiction un feu d'artifice.
Cela fait deux ans que Paul Hansen purge sa peine dans la prison provinciale de Montréal. Il y partage une cellule avec Horton, un Hells Angel incarcéré pour meurtre.Retour en arrière: Hansen est superintendant a L'Excelsior, une résidence où il déploie ses talents de concierge, de gardien, de factotum, et ? plus encore ? de réparateur des âmes et consolateur des affligés. Lorsqu'il n'est pas occupé à venir en aide aux habitants de L'Excelsior ou à entretenir les bâtiments, il rejoint Winona, sa compagne. Aux commandes de son aéroplane, elle l'emmène en plein ciel, au-dessus des nuages. Mais bientôt tout change. Un nouveau gérant arrive à L'Excelsior, des conflits éclatent. Et l'inévitable se produit.Une église ensablée dans les dunes d'une plage, une mine d'amiante à ciel ouvert, les méandres d'un fleuve couleur argent, les ondes sonores d'un orgue composent les paysages variés où se déroule ce roman.Histoire d'une vie, Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon est l'un des plus beaux livres de Jean-Paul Dubois. On y découvre un écrivain qu'animent le sens aigu de la fraternité et un sentiment de révolte à l'égard de toutes les formes d'injustice.
Ils vivent en Suisse, au Japon, à New York, Los Angeles ou Tel-Aviv. Ce sont des hommes et des femmes de tous âges qu'a priori rien ne rapproche. Et pourtant? Saisis à un moment décisif de leur parcours, les personnages d'Être un homme sont poussés à questionner le sens profond de leur existence. Pour certains, il s'agit de leur judéité. Pour d'autres, des liens familiaux, amoureux ou amicaux qui les unissent. Une aura de mystère les entoure, comme si une présence invisible les accompagnait. Dans ce recueil de nouvelles conçu avec l'ampleur d'un roman, Nicole Krauss fait mouche par la justesse et la poésie de son écriture. Elle tient une place à part dans le paysage littéraire américain et le prouve une fois de plus. Magistralement.Traduit de l'anglais (États-Unis) par Paule Guivarch.Née en 1974, Nicole Krauss a publié en 2006 L'Histoire de l'amour (Gallimard, prix du Meilleur livre étranger). En 2011, elle a rejoint les Éditions de l'Olivier avec La Grande Maison. Son dernier roman, Forêt obscure, a connu un très beau succès critique et public en 2018.
Connell et Marianne ont grandi dans la même ville d'Irlande. Il est le garçon en vue du lycée, elle est la solitaire un peu maladroite. Pourtant, l'étincelle se produit : le fils de la femme de ménage et l'intello hautaine connaissent ensemble leur premier amour.Un an plus tard, alors que Marianne s'épanouit au Trinity College de Dublin, Connell s'acclimate mal à la vie universitaire.Un jour, tout est léger, irrésistible?; le lendemain, le drame pointe et les sentiments vacillent.Entre eux, le jeu vient tout juste de commencer.Sally Rooney réussit le tour de force de donner une dimension unique et universelle à cette histoire. Porté par des dialogues saisissants de justesse, Normal People est un roman magistral sur la jeunesse, l'amitié, le sexe, sur les errances affectives et intellectuelles d'une génération qui n'a plus le droit de rêver, mais qui s'entête à espérer.Traduit de l'anglais (Irlande) par Stéphane Roques.Sally Rooney est née en 1991 en Irlande. Autrice de Conversations entre amis (L'Olivier, 2019), qui a rencontré un immense succès dans le monde entier, elle signe avec Normal People un roman phénomène. Il a été adapté en série, qui est diffusée sur France 5.
Ce sont des mots que l'on a entendus derrière une porte et qui nous invitent dans l'intimité des autres. C'est la tête que l'on tourne vers un éclat de rire dans la rue. Le hoquet de tristesse d'une fille apprenant une mauvaise nouvelle au téléphone. C'est la phrase glissée dans une conversation, une phrase qui ne paie pas de mine, prononcée comme on dit ça comme ça et dont, pourtant, on se souviendra toute sa vie. C'est le bruit que font les autres sur le fil des secondes. " Ces autres qui nous entourent, David Thomas excelle à les dépeindre. Son art de la brièveté, son écriture vive et précise font naître des personnages inoubliables. Avec leurs qualités, leurs failles, leurs contradictions, leur noirceur parfois, leur drôlerie aussi. Seul entouré de chiens qui mordent offre une singulière façon de regarder le monde. Avec une pointe d'ironie. Et toujours beaucoup de tendresse.