La cour d'amour. La galanterie dans les contreforts orientaux de l'Himalaya
Ngwâma Avounado ; Bernot Denise
L'HARMATTAN
27,00 €
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EAN :9782343024042
Plus d'un million de Lissou vivent dans les hautes montagnes des marches sino-tibétaines et de l'extrême nord du Myanma (Birmanie), ainsi que dans les zones frontalières indo-myanma et thaï-myanma. Dans ces environnements inhospitaliers difficiles d'accès, ils ont échappé à la modernité jusqu'à l'époque contemporaine. Tandis que leur technologie restait rudimentaire, ils ont élaboré une civilisation d'une haute tenue intellectuelle. Depuis la nuit des temps, la cour d'amour constitue une institution cruciale en tant que prélude aux mariages, donc à la formation des unités socio-économiques fondamentales dans la société lissou. En même temps, elle mène à des alliances entre différents clans. Les Lissou sont de grands amateurs de joutes poétiques. Chaque année, peu après la récolte principale, ils fêtent le Nouvel An lissou. Les jeunes hommes accomplissent souvent plusieurs journées de marche à travers les montagnes afin d'aller participer aux joutes poétiques et de courtiser des jeunes filles à épouser. L'arme de la poésie aux lèvres, les candidats s'affrontent. Ils exploitent les inépuisables ressources symboliques offertes par la langue lissou. C'est alors que l'on peut savourer les morceaux les plus succulents, admirer les joyaux les plus étincelants de la littérature orale lissou.
Nombre de pages
240
Date de parution
17/12/2014
Poids
385g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343024042
Titre
La cour d'amour. La galanterie dans les contreforts orientaux de l'Himalaya
Auteur
Ngwâma Avounado ; Bernot Denise
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
385
Date de parution
20141217
Nombre de pages
240,00 €
Disponibilité
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Dessaint William ; Ngwâma Avounado ; Condominas Ge
Le livre tant attendu par ceux qui souhaitent pénétrer, sans effort, dans l'intimité et dans la pensée du « sauvage ». Un « sauvage » ni bon ni mauvais, ni noble ni rustre, mais tout simplement humain. Ne suffirait-il pas de gratter les couches déposées en nous par la civilisation industrielle, celles qui nous interdisent de fonctionner selon nature, pour découvrir que nous sommes tous des « sauvages » ? À moins que nous ne soyons d'incroyables Persans, d'énigmatiques Annamites, d'inscrutables Chinois ...Un regard à la fois intérieur et extérieur sur une société et une culture sauvages. Un regard qui ne pouvait naître sans la rencontre et l'osmose entre un candide observateur de l'humanité et une indomptable fille de la selve.Ici, le « sauvage » s'exprime lui-même à travers ses mythes et ses contes, laisse vaguer son imagination bien au-delà de son univers quotidien. Son discours, assaisonné d'une généreuse pincée d'humour, est d'une simplicité qui ne manque pas de profondeur. Puisant sa science à même la nature, à même la vie, l'homme de la selve n'a rien à envier à l'homme de la cité qui, nourri aux pâturages pas toujours plantureux de l'écriture, part à la dérive dans le monde déshumanisé des médias.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...