Les Fang du Gabon constituent un élément de l'ensemble dit " Pahouin " auquel appartiennent également les Fang de la Guinée équatoriale, les Beti et les Boulou du Cameroun. Ils ont en commun la langue et la culture. Beaucoup a déjà été écrit sur ce groupe, généralement par des missionnaires ou des chercheurs étrangers qui n'ont pas toujours bien interprété ce qu'ils ont vu ou entendu. En effet, et on ne peut le leur reprocher, il est difficile de connaître en profondeur une culture du style formulaire oral sans maîtriser les subtilités de la langue qui seule donne accès à la logique des croyances, des légendes, des usages et des coutumes. L'auteur du présent ouvrage, fang lui-même, aborde sa propre société par le biais de la danse et des chants qui l'accompagnent. La danse, chez les Fang, n'est pas l'apanage d'un groupe d'individus particuliers, ni dans ses origines, ni dans sa pratique, mais elle est omniprésente dans la vie de chacun. Elle commence à la naissance, lorsque les mères et les smurs accueillent le nouveau-né par des chants et des mouvements rythmiques. Elle suit la personne tout au long de son existence, à travers les rites religieux, les mariages, les veillées, et elle est l'acte final par lequel les vivants intègrent le défunt dans la catégorie des ancêtres.
Nombre de pages
192
Date de parution
02/04/2005
Poids
320g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782845864832
Auteur
Nguema-Obam Paulin
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20050402
Nombre de pages
192,00 €
Disponibilité
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Le groupe dit " Pahouin " ou Fang se divise en trois branches principales : les Béti, les Bulu, les Fang. Ils occupent le Sud du Cameroun, la Guinée-Equatoriale et une région située au Nord de l'Ogooué, au Gabon. Société farouchement égalitaire, démocratique. Les distinctions de classes ou d'ordres y sont inexistantes. Les mythes de Eyo, dont le souffle fit que les choses soient, et de Aki Ngos, l'oeuf de cuivre qui, en éclatant, donna naissance à la vie, racontent les origines. Les légendes de Ngourangourane et de Ozamboga entretiennent les souvenirs de la migration. La culture fang naît à Ozamboga par la création du conseil des sages et la célébration du culte des ancêtres. La condition humaine fournit les mythes de Engwang Ondo et de Evus régissant toutes les croyances fang. Les dieux, les esprits célestes sont absents des mythes et des légendes fang. Le devant et l'arrière de la scène sont occupés par l'Homme. Car, pour les Fang, les mythes, les légendes ne racontent pas l'histoire des dieux, mais celle de l'Homme et des Ancêtres.
Quelque part dans une Afrique réelle voire imaginaire, dans les fins fonds de la forêt équatoriale. Le récit met en scène des animaux : L'Eléphant et l'Escargot. Un duo de compères de longue date. Un jour ce monde idyllique va partir en fumé. Leurs affinités vont être malmenées au fil du temps. Dans cette deuxième aventure de la Collection "Les contes du Royaume de la forêt", Alain Corneille Nguéma nous amène à réfléchir sur les valeurs comme : L'amitié, l'entraide et la solidarité. Il montre comment une longue amitié peut être ébranlée. En opposition à l'authenticité et à la générosité, on voit comment l'individualisme, le paraître et le dénigrement de l'autre, deviennent des défauts qui amènent les êtres dans le précipice de la vie. L'histoire incite à réfléchir sur une idée de l'amitié face à l'adversité. Un conte africain pour enfants et adultes qui peut être un guide à l'ère d'Internet et des applications qui ne font pas la promo de "l'Inclusion".
Ce recueil regroupe des réflexions personnelles sur des sujets aussi variés qu'improbables. La liberté d'interprétation et d'appropriation est donnée à chaque lecteur, c'est à mon sens un idéal de continuité de réflexion et de partage.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.