La communication de l'Etat en Afrique. Discours, ressorts et positionnements
Ngono Simon ; Cabedoche Bertrand
L'HARMATTAN
40,00 €
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EAN :9782343189369
Quels sont les mécanismes, les enjeux, les modalités et les facteurs explicatifs de la communication de l'Etat dans les pays d'Afrique ? Comment est-elle pensée, élaborée, mise en oeuvre ? Pour quels objectifs, affichés ou souterrains ? A l'aide de quels outils info-communicationnels ? Comment accueille-t-elle les nouveaux acteurs producteurs devenus eux-mêmes producteurs d'information par leurs pratiques plus ou moins affirmées des technologies de l'information et de la communication ? Quelles en sont les forces et les faiblesses ? Avec la mise en perspective internationale à laquelle procède l'ouvrage, peut-on encore parler de spécificités de la communication de l'Etat en Afrique quand les enjeux et les jeux d'acteurs se présentent désormais croisés au-delà des frontières ? Les propositions en éclairage de ce questionnement s'inscrivent dans une perspective compréhensive et critique. Elles privilégient parallèlement des terrains empiriques. Les contributions de ce livre permettent de mieux appréhender et apprécier comment la communication de l'Etat s'organise aujourd'hui sur le continent à partir de l'Afrique de l'Ouest et de l'Afrique centrale. Cet ouvrage s'adresse aux étudiants, doctorants, enseignants-chercheurs et décideurs politiques désireux de comprendre les rouages et enjeux de la communication de l'Etat en contexte africain.
Nombre de pages
362
Date de parution
15/01/2020
Poids
550g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343189369
Titre
La communication de l'Etat en Afrique. Discours, ressorts et positionnements
Auteur
Ngono Simon ; Cabedoche Bertrand
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
550
Date de parution
20200115
Nombre de pages
362,00 €
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Hormis la radio et la télévision publique nationale, aucun des médias audiovisuels camerounais n'est en règle. Simon Ngono propose un décryptage du flou constitutif du système de régulation des médias au Cameroun. Il démontre que la tolérance administrative est une technique de musellement des acteurs médiatiques jugés hostiles à l'establishment. Cette recherche analyse comment le pouvoir exploite l'opacité juridique qui règne dans ce territoire. Le rationnement de l'attribution des licences est le corollaire de ce pouvoir, autorisant ainsi, certains médias audiovisuels privés à émettre. L'enjeu pour l'Etat est de tirer les ficelles en ce qui concerne la qualité et la quantité des informations qui circulent dans le pays. La réflexion met aussi en évidence les jeux tactiques de certains promoteurs afin de se déjouer du contrôle étatique. Ils deviennent implicitement des personnalités apparentées au système en place. Dans cette introspection du paysage médiatique camerounais, l'étude porte également sur le rapport des citoyens et de l'Etat. Il en va du respect des règles de lois dans un pays où l'écart tend à s'ériger en norme et cette dernière est vouée à être constamment élargie. Cette approche s'inscrit dans le domaine scientifique de la sociologie politique des médias, du droit de la communication et parallèlement, de l'analyse communicationnelle des régimes de continuité autoritaires.
Ngono Simon ; Ekambo Jean-Chrétien ; Miège Bernard
D'abord journaliste, puis consultant pour des agences spécialisées des Nations unies, Bertrand Cabedoche s'est imposé comme une figure majeure des sciences de l'information et de la communication (SIC). Professeur des universités et titulaire de la chaire UNESCO en Communication internationale à l'Université Grenoble Alpes, il a présidé le réseau mondial des chaires UNESCO Orbicom, reconnu comme Think Tank officiel de l'UNESCO. Forts de plus de quatre décennies de pratiques et de recherches en SIC, ses engagements scientifiques ont contribué de manière significative au rayonnement international de la discipline. Ce collectif rend hommage à cet éminent professeur. Il rassemble des contributions qui interrogent les dynamiques contemporaines de la communication à l'aune des mutations sociales, politiques, culturelles et technologiques du monde contemporain. Inscrit dans une perspective réflexive et critique, le livre explore les transformations des pratiques communicationnelles, des dispositifs médiatiques et des cadres théoriques des SIC. Les auteur. e. s analysent notamment les enjeux liés à la mondialisation de la communication, aux rapports de pouvoir, à la communication politique et publique, au numérique, ainsi qu'aux interactions interculturelles dans des contextes variés. L'ouvrage met en évidence la nécessité de penser la communication comme un processus social complexe, traversé par des logiques économiques, idéologiques et symboliques, tout en soulignant l'héritage intellectuel de Bertrand Cabedoche dans la construction d'une approche critique et engagée de la discipline.
Cabedoche Bertrand ; Ngono Simon ; Toa Agnimi jule
Comment la Covid-19 a-t-elle été saisie de manière à faire sens tant pour l'action publique que dans les espaces médiatiques ? Les contributions révèlent une production discursive de différente nature (prescriptive, anxiogène, critique), quels qu'en soient les acteurs : représentants de l'action publique, experts de la santé et de l'économie, journalistes et consultants des médias classiques, influenceurs et usagers des médias socionumériques.... La pluralité des discours témoigne ainsi de la fragmentation des espaces publics en Afrique. Dans ce contexte qui a vu abonder les fausses informations et autres discours complotistes, la question de l'expertise s'est retrouvée posée, tant dans les médias classiques que sur les réseaux socionumériques. L'analyse révèle par ailleurs des formes d'appropriation culturelle locale de la pandémie relevant de la résilience des populations.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...