Cet ouvrage pose l'apprentissage du vivre ensemble en démocratie comme une interrogation renouvelée de notre héritage philosophique. En effet, l'Etat-volonté du vivre ensemble ne saurait être pensable que si les individus qui y vivent, établissent à leur bénéfice un contrat politique dispensateur des droits et libertés des citoyens pour réaliser leur aspiration légitime au mieux vivre ensemble. Mais l'Etat est aussi volonté du vivre ensemble dans l'ordre cosmopolitique, dans lequel la communauté internationale ne saurait être vraie que si elle s'impose comme le porte-flambeau des idéaux de libertés, de justice et d'égalité. Il s'agit d'ouvrir l'humanité à la quête perpétuelle de la solidarité, de la fraternité, de la tolérance et de l'hospitalité, sans lesquelles on ne peut transcender les conflits de rationalité.
Nombre de pages
224
Date de parution
26/12/2019
Poids
276g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343187921
Titre
Apprendre à vivre ensemble en démocratie
Auteur
Ngoma Farjou
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
276
Date de parution
20191226
Nombre de pages
224,00 €
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A travers Rêves sur cendres, S.-G. Ngomo Malanda nous plonge dans son univers affectif où s'entremêlent l'espoir et le désespoir. Le désespoir naît d'un mal-être engendré par la précarité du quotidien et la crise d'un pays profondément déchiré par la guerre civile. L'espoir, comme après l'orage, colle au rêve d'une renaissance de lendemains de paix.
Même les nuits denses ont leur lumière relève à la fois de la nouvelle et de la chronique. Cinq textes nous plongent dans les aléas du quotidien de leurs personnages. Ainsi, s'entremêlent des thématiques variées, telles que le conflit de générations (cette fois-ci sur un terrain inattendu, le sexe), la cohabitation des morts et des vivants, la délinquance sénile ou encore le vivre-ensemble dans une société totalement morcelée.
L'expérience congolaise de Vérité et Réconciliation est singulière. Pour des raisons multiples, et malgré près de quatre ans de fonctionnement, elle n'a jamais travaillé correctement et, donc, n'a guère donné les résultats généralement attendus d'une telle institution. Cette expérience est décrite dans le présent ouvrage. La mission comme les conditions de succès d'une CVR sont circonscrites. Pour éviter l'échec radical, et au nom de la nécessaire lutte contre l'impunité, l'auteur plaide pour la création d'une nouvelle structure, au mandat mieux défini, et aux ressources humaines plus crédibles, plus compétentes et plus engagées.
Dense et agréable à lire, l'ouvrage présente la manière efficace de production d'une philosophie appropriée, émergeant des contextes, volontés et passions spécifiques des sociétés (africaines en particulier) à la recherche de bien-être. Il explicite la théorie inflexionnelle développée comme pratique intellectuelle d'inflexion des consciences politiques, de la gouvernance et de la société globale. Le principe cardinal rappelé est qu'on ne philosophe pas pour philosopher, en particulier dans le contexte spécifique d'êtres humains aux besoins spécifiques pressants. Philosopher véritablement c'est penser pour infléchir, pour faire agir dans le sens pensé, dans le sens de la civilisation de l'humanité, pour la maximisation de la joie d'exister de chacun des enfants de la terre.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...