Les études de genre nées en Occident sont-elles pertinentes pour le continent africain ? Certes le patriarcat et la domination masculine s'y exercent là aussi, de différentes manières, au coeur de multiples cultures aux normes sociales et aux traditions diversifiées. Aujourd'hui, des philosophes, des linguistes, des sociologues, des critiques littéraires africains pointent la nécessité des études de genre prenant en compte les spécificités africaines et les différentes dimensions et caractéristiques de la hiérarchisation des genres sur le continent. Depuis le sexisme présent dans les langues qui véhiculent des valeurs discriminantes envers les femmes, en passant par le constat de freins à l'égalité des sexes mis en place par les pratiques sociales, jusqu'à la remise en question de la hiérarchie du féminin/masculin dans les politiques, les traditions et les récits, l'ouvrage déconstruit les diverses assignations et les stigmatisations autour des droits des femmes et de la violence de genre sur le continent africain.
Nombre de pages
262
Date de parution
20/02/2025
Poids
310g
Largeur
135mm
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EAN
9782336500805
Titre
Discours d’Afrique : le genre en question
Auteur
Nerci Najate ; Renouprez Martine
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
310
Date de parution
20250220
Nombre de pages
262,00 €
Disponibilité
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Le mythe d'Ounamir est un récit amazigh maghrébin, de tradition orale, qui continue à exercer une grande fascination sur son public, et revêt, jusqu'à aujourd'hui, une sacralité certaine chez un bon nombre de ses conteurs. Sa permanence est due non seulement à son parcours dans le passé mais également à ses métamorphoses dans de nouvelles productions. Ses métamorphoses ne signifient pas qu'il meurt, elles sont au contraire la condition de sa survie. L'enjeu essentiel de cet ouvrage est de rendre sensible ce travail génésique de la production et de la réception du mythe qui enrichit son univers imaginaire. Il incarne les préoccupations, inquiétudes et angoisses d'un individu tout autant que celui de toute une culture qui commence à reformuler et reconstruire son imaginaire autour de son identité, son histoire et ses spécificités. Si le mythe d'Ounamir s'est prêté à toutes ces significations, c'est parce qu'il est devenu l'expression d'une conscience collective ou le producteur d'une forme de conscience au sein d'un débat continu et brûlant de par ses interrogations pressantes et vivantes posées à la société amazighe moderne, au sujet amazigh, marocain et maghrébin... En étant un palimpseste, un lieu vide, offert toujours à la signification, le mythe d'Ounamir a appelé à des entreprises consistant à le compléter, l'interpréter, participer à l'édification de ses sens et à véhiculer de nouvelles interrogations. Pour suivre ce mouvement palimpsestueux du mythe, une lecture palimpsestueuse s'avérait nécessaire pour rendre compte de sa dynamique, de sa pluralité et de son ouverture.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...