Les Chevaux et les Anges. Anthologie poétique 1931-1991. Etablie sous la direction d’Anna Tüskés ave
Nemes Nagy agnes ; Tüskés Anna ; Métayer Guillaume
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EAN :9782493182043
J'ai porté des statues jusque sur le bateau et voilà pourquoi j'ai sombré. Ágnes Nemes Nagy (1922-1991), l'une des plus grandes voix de la poésie hongroise de l'après-guerre, source d'inspiration de générations de poètes, n'avait jamais bénéficié d'un recueil entier en français. La jeune chercheuse Anna Tüskés a réuni de nombreuses traductions introuvables, dont cinq traductions inédites de Bernard Noël, et d'autres testes disséminés en revue ou jamais publiés dus à Guillevic, Pierre Emmanuel, Bernard Vargaftig, et bien d'autres poètes encore. S'y ajoutent près d'une trentaine de poèmes nouvellement retraduits pour cette édition par Guillaume Métayer. La préface est due à la grande poétesse et romancière contemporaine Krisztina Tóth. Un hommage éclatant à Ágnes Nemes Nagy, poète de l'exploration intime et de la résistance intérieure pendant les années sombres, l'année de son centenaire. "Les origines de cette anthologie remonte à 1968, lorsque Péter Balabán, éditeur en chef chargé du domaine étranger aux éditions Corvina (Budapest), encouragé par le secrétaire du PEN club hongrois György Timár, écrivit au poète et écrivain français Paul Chaulot à propos d'un recueil français de poèmes d'Ágnes Nemes Nagy. Chaulot ayant déjà à cette époque adapté un certain nombre de poèmes de Nemes Nagy en français. [... ] Toute une partie de ces traductions est déjà parue dans diverses revues et anthologies où elles étaient disséminées. Une autre partie, conservée dans le domaine privée d'Ágnes Nemes Nagy, est ici publiée pour la première fois. Enfin, la troisième partie de ces traductions, due à Guillaume Métayer, a été préparée spécialement pour cette édition". (extrait de l'avant-propos d'Anna Tüskés)
Nombre de pages
288
Date de parution
14/04/2022
Poids
355g
Largeur
141mm
Plus d'informations
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EAN
9782493182043
Titre
Les Chevaux et les Anges. Anthologie poétique 1931-1991. Etablie sous la direction d’Anna Tüskés ave
Auteur
Nemes Nagy agnes ; Tüskés Anna ; Métayer Guillaume
Editeur
RUMEURS
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141
Poids
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Date de parution
20220414
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Pour l'aider à rembourser ses dettes, Pierre, un quinquagénaire peu prêteur, propose à Françoise, une ex au chômage, de la payer pour recoucher avec lui. Elle est d'abord outrée mais le prend au mot. S'instaure alors entre eux la singulière relation vénale de deux anciens amants que l'usure des sens a séparés, il y a longtemps déjà. Tout à leur affrontement, ils ne savent pas encore qu'ils s'engagent dans un jeu érotique aux richesses insoupçonnées. Plaie d'amour, plaisir d'argent.
Quand une dame prénommée Foy rencontre un monsieur qui s'appelle Cloud, d'évidence ils se plaisent. Que la mère de la première ait ainsi voulu honorer la sainte patronne du village où elle découvrit l'amour, ou que le père du second ait, lui, souhaité célébrer son champ de courses préféré, n'altère en rien leur attirance réciproque, pourtant aussi contrariée que leurs prénoms sont contrariants. Si les voix de l'amour sont impénétrables, elles sont aussi parfois enrouées. Dans ce quatrième roman, Charles Nemes multiplie les chassés-croisés, les rendez-vous manqués, les quêtes éperdues et les retrouvailles équivoques, dans une ronde imprévisible où amants, père et fils, fille et père, amis-à-la-vie-à-la-mort tentent de satisfaire leur besoin d'amour malgré leur maladresse à l'exprimer.
Ce numéro consacre un dossier au psychanalyste hongrois Imre Hermann et contient de nombreux articles étudiant son oeuvre sous tous les angles. La théorie dite du " cramponnement ", introduite par cet auteur, éclaire de façon originale divers aspects du développement humain et de ses pathologies.
Ce livre réunit quatre des sept recueils du poète polonais Grzegorz Kwiatkowski (né en 1984), Joies, (2013), Combustion (2015), Par un hibou (2017) et Karl-Heinz M. (2019) dans la traduction de Zbigniew Naliwajek. Ces poèmes, placés à l'intersection de l'inspiration de Spoon river Anthology d'Edgar Lee Masters mais aussi de Shoah de Claude Lanzmann, frappent par leur force crue, voire cruelle. "Des vies brèves? Se disant telles-pour mieux se ficher, en éclats acérés, dans nos mémoires" , selon les mots de Claude Mouchard. Une grande voix de la jeune poésie polonaise qui nous met en demeure de revivre et de repenser l'indicible, l'immédiateté semblant à présent le plus sûr chemin de l'anamnèse. Extrait de la préface de Claude Mouchard Joies ? Ce titre (celui du premier groupe de poèmes ici rassemblés), on n'évitera pas - lisant-relisant le mince (mais combien intense) recueil qu'il ouvre - de l'entendre sonner cruellement. Des "joies" ! C'est un sarcasme qui est lancé au lecteur. Celui-ci n'aura-t-il pas à éprouver que, si tous ces poèmes vibrent si brièvement, ce ne sera jamais que pour se rééchapper, l'un après l'autre, immanquablement, en autant d'énigmes ensanglantées ? Joies. . . : ce titre est aussi celui du premier poème, et le mot va revenir dans le dernier vers de ce même poème. De ce poème initial, la simplicité nous saisit : il flotte sur la vision atroce que, d'abord, son épigraphe nous aura imposée - ou intimée comme un ordre : le sang coule là-bas comme l'eau dans la rivière sauve-toi ! Se sauver ? Le lecteur, lui, aura été, d'emblée, saisi, et ne saurait fuir. Lisant plus avant, il reviendra à cette épigraphe, à l'aveuglante fluidité qui y menace - en arrière-plan de ce poème, voire de tous les autres. Ces poèmes si brefs, on ne pourra que les lire et, peut-être, les quasi oublier, mais pour d'autant mieux les relire - selon la puissance discrète de leurs émergences et re-submersions. Des résurgences de moments historiques terribles font leur tension, leurs rythmes, et l'effectivité de leurs liens à ce qui a eu lieu, collectivement, de plus abject, de plus insoutenable.
Les deux ensembles ici réunis, Divan du Tamarit et Sonnets de l'amour obscur, sont des testaments poétiques. Qu'aurait ensuite écrit Lorca, sans doute le plus connu des poètes espagnols, le martyr fusillé à l'âge de trente-huit ans par les franquistes ? L'écriture des poèmes de Divan du Tamarit commence au retour du grand voyage de Lorca à New York puis à Cuba, où il fait l'expérience d'une libération, personnelle et poétique. Depuis la réinvention de la tradition arabo-andalouse, les qasidas et les gazels sont des poèmes brûlants comme le sable blanc du désert, où se désintègre le corps devenu pure flamme sonore. Les onze Sonnets expriment un déchirement amoureux d'une intensité à couper le souffle, vécu au fil de l'année 1935. Ils mènent le lecteur à faire un pas de plus dans l'énergie du malheur, quand soudain tout se retourne en pure beauté, depuis la torture amoureuse la plus radicale. Le corps de la langue, traversé par une voix basse qui racle les sons comme un couteau et pourtant les fait chanter comme les cordes d'une guitare, fait entendre ce que l'on ne peut dire que par la poésie.
Inspiré de situations historiques européennes réelles, ce nouveau roman de Louise L. Lambrichs écrit l'histoire d'invisibles sans voix, rescapés discrets des horreurs de la grande Histoire, de ceux que l'on croise tous les jours sans savoir à quel point les événements historiques les ont définitivement marqués et continuent secrètement de les hanter. Un roman d'amour sans étiquettes ni frontières et de fidélités, un roman inquiet propre à donner à rêver, à penser. (extrait) : « Tu m'avais bien promis, pourtant. La voix baisse encore, chargée d'amour déçu s'éraille. Marko fronce le sourcil, son regard un instant vacille puis s'accroche vaille que vaille aux objets, au tablier taché qui efface la taille épaisse de Mady, à la table maculée de traces innommables, à la robe mouchetée de Bouloum assis sur l'appui de la fenêtre, à l'ampoule nue, au plafond, qui luit faiblement mais troue la nuit, tout de même. ? C'est la guerre, Mady. Tu dois comprendre cela, c'est la guerre. Marko dans un souffle a murmuré. Ces mots qui depuis des jours des mois le hantent habitent ses nuits sans passer ses lèvres, il n'osait les dire et voilà qu'ils sont tombés entre eux comme une pierre, le prenant lui-même au dépourvu. Et maintenant, la guerre est vraiment là. »
Avec Nil et autres poèmes, le lectorat francophone retrouve la voix singulière du grand représentant d'un postmodernisme lyrique et critique des marges intérieures de l'Europe, dont l'imaginaire teinté d'ironie se plaît à recueillir et exalter la profondeur dissonante et émouvante des mythes dans notre quotidien. A côté du récent recueil Nil (2018), publié ici dans son intégralité, des poèmes de plusieurs époques ont été rassemblés dans ce volume, pour faire écho à l'originalité de cette oeuvre dans sa variété. Cette poésie de l'allégorie affecte une forme d'insistance butée, qui voudrait triompher du scepticisme à l'usure, rendre possible le miracle une minute avant qu'il ne survienne. Elle s'applique à déjouer les séparations pour esquisser des rapports inouïs, non seulement avec l'histoire et le mythe, mais entre des événements considérés comme trop éloignés. Il s'agit d'une autre forme de la compréhension : non plus l'analyse qui divise, mais l'imagination qui relie, jusqu'au plus lointain, et lui donne ainsi sens dans l'ampleur quasi surhumaine, visionnaire de la représentation. La poésie est le lieu de telles rêveries qui pourraient bien s'avérer justes, si elles n'étaient infalsifiables, c'est-à-dire à la fois irréfutables et improuvables. Ces poèmes, dans leur diversité libre de toute école, ne cessent de nouer des interprétations possibles, pour nous donner à comprendre, à penser, à imaginer et à sentir le monde autrement.