Faire la police, le policier, se policer : la déclinaison du terme « police » le montre, ce dernier ne saurait seulement être entendu au sens institutionnel, mais aussi à travers ses nombreux systèmes signifiants. Ce volume réunit ainsi des contributions qui s’essayent à cette prospection : peut-on faire jouer cette idée de « police » comme opérateur de savoir ? Des ordonnances de La Reynie, premier lieutenant général de la police sous Louis XIV, à la fiction française contemporaine, en passant par des auteurs comme Bertereau, Sade, Potocki, Balzac ou Konaté, comment la police peut faire œuvre de machine à produire du sens ...Parce que la police est autorité et régulation, elle repose sur des constellations de symboles, de conventions, de modalités poétiques : la police peut être pensée, aussi bien dans la vie urbaine que dans la fiction littéraire ou encore dans ses modalités de constitution historique. La police est alors production signifiante, créatrice d’énoncés et de symboles. On peut aussi faire du « policier » une force de structuration textuelle et d’ordre systémique. Enfin, le policier est un régime d’enquête, de détection et de lecture. C’est par ces trois empans que les contributions de ce volume se saisissent de la question du « policier » pour en éprouver les possibilités interprétatives et créatrices de sens.
Nombre de pages
250
Date de parution
31/07/2024
Poids
380g
Largeur
152mm
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EAN
9791037029874
Titre
Police et savoirs (XVIIe-XXIe siècles)
Auteur
Neau Jessy ; Vaillancourt Daniel
Editeur
HERMANN
Largeur
152
Poids
380
Date de parution
20240731
Nombre de pages
250,00 €
Disponibilité
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L'époque victorienne continue de nous hanter. Dracula, Jekyll et Hyde, mais aussi les personnages de Dickens ou des soeurs Brontë sont réemployés dans des spin-off infinis et des mondes alternatifs (crossover, métalepses), créant une Victoriana fantastica, un multivers fictionnel qui révèle beaucoup sur l'imagination littéraire. Ce néo-victorianisme crée aussi de nouvelles figures, issues d'une incorporation d'archétypes du XIXe siècle dans les genres contemporains (slasher, fiction Young Adult). Scènes de bal macabres, figures d'artistes maudits, vampires flamboyants et gentils monstres constituent des motifs d'exploration pour aborder la construction de soi, le queer, le faire-société, et parfois dessiner des horizons utopiques, au-delà d'un simple "repackaging" culturel. Cependant, ce néo-victorianisme a bien une histoire, forgée par les premières adaptations cinématographiques de Dracula, les films de la Hammer ou les dime novels, autant d'éléments d'une culture populaire ayant maintenu la vitalité de ce corps victorien. Les articles de ce numéro arpentent ainsi les territoires de cette Victoriana contemporaine, un univers résolument fantastique et transmédiatique, et souvent caractérisé par une noirceur profonde, mais non dénuée d'humour.
Par un soir de tempête qui balaie sans pitié les landes sauvages du Yorkshire, M. Lockwood rend visite au propriétaire de la demeure qu'il vient de louer, le taciturne M. Heathcliff. L'humeur morose de la maisonnée trahit des non-dits et des colères refoulées. Pire encore, le lieu semble hanté par une certaine Catherine Earnshaw, dont l'ombre obsède bientôt Lockwood. Le jeune homme ne tardera pas à percer le funeste secret de cette famille dans laquelle se déchaînent depuis des décennies passions et amours interdites. Unique roman d'Emily Brontë, Les Hauts de Hurlevent est une chronique cruelle de coeurs brisés où la rédemption s'arrache au prix de sa vie. Nouvelle traduction de l'anglais de François Happe. PREFACE INEDITE de Jessy Neau, Maître de conférences en littératures comparées au Centre Universitaire de Mayotte.
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Au début du XXe siècle, le Reich est une puissance économique mondiale fière de ses succès. Pourtant, derrière cette façade, perce chez de nombreux artistes et intellectuels une inquiètude grandissante face aux bouleversement qui engendreront les mutations politiques et sociales que l'on sait.
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