
Manifeste contre la normalisation gay
Alors qu'elle obtenait des droits formels et une reconnaissance étatique, la "communauté gay" aurait peu à peu glissé vers la droite, jusqu'à céder aux sirènes du nationalisme et du racisme. C'est ce paradoxe qu'interroge Alain Naze, non pour le réfuter mais pour en préciser les causes et les conditions. Il revient sur les débats autour du pacs et du "mariage pour tous", le combat contre le sida, l'essoufflement des mouvements LGBT, et met à jour la puissante lame de fond de la normalisation gay. En acceptant le modèle hétérocentré, pour des bénéfices limités et très inégalement répartis en son sein, la soi-disant communauté gay a abandonné ce qui précisément la constituait en communauté politique : ses luttes émancipatrices - et s'est rendue perméable aux idées réactionnaires. Pour Alain Naze, il est urgent de renouer avec l'élan révolutionnaire des premiers mouvements de libération homosexuelle et de "rendre à l'homosexualité son devenir-plébéien, c'est-à-dire de faire en sorte que nous réapprenions à entendre et à désirer les appels au dévoiement, les incitations au détournement, à la dérive".
| Nombre de pages | 138 |
|---|---|
| Date de parution | 11/09/2017 |
| Poids | 120g |
| Largeur | 110mm |
| EAN | 9782358720991 |
|---|---|
| Titre | Manifeste contre la normalisation gay |
| Auteur | Naze Alain |
| Editeur | FABRIQUE |
| Largeur | 110 |
| Poids | 120 |
| Date de parution | 20170911 |
| Nombre de pages | 138,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 4-6 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Demy, Mekas. Les puissances de la couleur
Naze AlainOn pourrait, à priori, s'étonner du parallèle effectué ici entre Jacques Demy et Jonas Mekas, autour du thème de la couleur. Ils ne pratiquent pas le même type de cinéma : plus populaire pour l'un, plus expérimental pour l'autre. Si une association est possible, c est peut-être parce que la couleur les place dans une même direction, celle du temps perdu de l'enfance pour Jacques Demy ou de la nostalgie pour Jonas Mekas, qui, pour échapper au soviétisme, a fait de l'Amérique sa seconde patrie. C'est au fond cette couleur du temps, fruit de l imagination comme puissance de déformation, comme le voulait W. Benjamin, qui en fait des âmes-s'urs.Sur commande en 6-8 joursCOMMANDER14,00 € -

Temps, récit et transmission chez W. Benjamin et P.P. Pasolini. Walter Benjamin et l'histoire des va
Naze AlainCherchant à mettre en place de véritables passages entre Walter Benjamin et Pier Paolo Pasolini, cet ouvrage fait entrer les deux oeuvres dans un profond rapport de résonance, tout en respectant la singularité de chacune. Si le dispositif emporte par conséquent les deux pôles vers un devenir-autre, il évite cependant tout processus d'amalgame, en recourant à la mise en place de problématiques communes, qui permettent le déploiement d'un plan au sein duquel jouent les écarts comme les affinités entre Benjamin et Pasolini - plan dessinant ainsi les linéaments d'une "grande identité" à venir. C'est essentiellement à partir de la question du langage que s'est révélé le nouage le plus profond entre les deux oeuvres, les résonances les plus marquantes qui se feront ensuite jour, en dérivant d'une façon ou d'une autre - qu'il s'agisse de la question du cinéma, de celle de l'origine, ou encore de l'histoire elle-même. Consacré à Walter Benjamin, ce volume propose un parcours au sein de son oeuvre, qui soit susceptible de mettre en place les problématiques au moyen desquelles les deux pôles du dispositif pourront en effet consoner. Le caractère non nostalgique de la philosophie de l'histoire, chez Benjamin, s'énonce dès les réflexions relatives au langage, puisque la "langue pure" des origines serait à appréhender à travers ses échos au sein des traductions, c'est-à-dire dans les langues post-babéliennes - le motif messianique ainsi introduit annonce donc déjà que l'origine est toujours à venir, aucunement à restaurer (seul le temps serait ici à restaurer). La possibilité d'écrire une histoire des vaincus ne sera dès lors susceptible d'être pensée qu'à la lumière d'une reviviscence du passé, et non de sa simple évocation, la remémoration visant en effet à faire revenir ce que jamais on n'a vécu. Par conséquent, ce n'est pas une simple question de contenu qui est ici en jeu, puisqu'une telle histoire ne peut qu'être tributaire d'une certaine forme de transmission: il y a des manières de transmettre qui, en elles-mêmes, sont catastrophe, monumentalisant le passé, quand il s'agirait de s'ouvrir au passé en sa faiblesse.Sur commande en 6-8 joursCOMMANDER35,00 € -

Portrait de Pier Paolo Pasolini en chiffonnier de l'histoire. Temps, récit et transmission chez W. B
Naze AlainPoursuivant la démarche initiée dans le premier volume (Temps, récit et transmission chez W Benjamin et P P Pasolini. Walter Benjamin et l'histoire des vaincus, février 2011), le présent ouvrage s'attache à dégager les voies par lesquelles les deux pôles du dispositif Benjamin/Pasolini peuvent en venir à véritablement consoner. Consacrée à Pier Paolo Pasolini, la réflexion vise ici à établir que s'il n'est sans doute pas possible de parler d'une " philosophie de l'histoire " pasolinienne, en revanche, par bien des dimensions, l'oeuvre du poète/cinéaste/théoricien italien se donne comme une histoire en acte. Des peuples de vaincus lèvent en effet dans les créations pasoliniennes, silhouettes tellement semblables à celles de leurs pères qu'elles dessinent l'image d'une continuité, mais entendue alors comme catastrophe- c'est le silence et l'invisibilité auxquels ils sont condamnés qui sont ininterrompus. L'usage récurrent de l'anachronisme chez Pasolini, cinématographique et littéraire, désigne une arme contre la destruction sans fin du passé : l'intrusion d'une survivance dans notre époque ouvre un espace pour le scandale, interrompant la continuité temporelle, à l'instar de " l'image dialectique " benjaminienne. Ce sont les laissés-pour-compte de l'histoire officielle qui retiennent Pasolini, son amour allant vers ce passé, sous toutes ses formes, corporelles, linguistiques, architecturales, pour autant qu'elles ont été oubliées, broyées par la marche de l'histoire entendue comme progrès. En cela, Pasolini se révèle bien chiffonnier de l'histoire, tout occupé à recueillir le rebut, mais c'est aussi par le biais de cette critique du progrès qu'il se verra accoler l'étiquette de " réactionnaire " - c'est qu'il y a aussi une histoire des luttes d'émancipation et/ou de libération qui est toujours susceptible de sécréter un reste, autrement dit de rejouer, sur le mode mineur, une histoire des vainqueurs. Attentif aux formes des luttes et à leurs effets d'exclusion, Pasolini s'avère en cela aussi fort utile pour notre temps, indiquant la tendance propre aux mouvements d'émancipation consistant à identifier des formes et des pratiques sociales révolues (au moins sous certaines latitudes) à des attitudes en soi rétrogrades, voire obscurantistes.Sur commande en 6-8 joursCOMMANDER26,00 € -

Jacques Demy. L'enfance retrouvée
Naze AlainÀ lorigine de ce livre, il y a dabord ce bonheur têtu du spectateur face aux films de Jacques Demy. Selon quels mécanismes singuliers son oeuvre parvient-elle à produire ses effets? On parlerait de lunivers « en chanté » du cinéaste nantais, bien sûr, on évoquerait aussi cette part denfance présente dans louverture aux contes, ou encore les couleurs éclatantes des décors nous arrachant à la grisaille quotidienne. Le cinéma de Jacques Demy détient la capacité de rendre heureux avant tout parce quil na pas oublié la leçon de Max Ophüls, selon laquelle «Le bonheur nest pas gai ».Sur commande en 6-8 joursCOMMANDER11,50 €
Du même éditeur
-

Démocratie, dans quel état ?
Agamben Giorgio ; Badiou Alain ; Bensaïd Daniel ;« Qu est-ce donc qu un démocrate, je vous prie? C est là un mot vague, banal, sans acception précise, un mot en caoutchouc. » Cette question, ce jugement sans appel d Auguste Blanqui datent d un siècle et demi nais gardent une actualité dont ce livre est un signe. Il ne faut pas s attendre à y trouver une définition de la démocratie, ni un mode d emploi et encore moins un verdict pour ou contre. Les huit philosophes qui ont accepté d y participer n ont sur le sujet qu un seul point commun: ils et elles rejettent l idée que la démocratie consisterait à glisser de temps à autre une enveloppe dans une boîte de plastique transparent. Leurs opinions sont précises dans leurs divergences, voire contradictoires ce qui était prévu et même souhaité. Il en ressort, pour finir, que tout usé que soit le mot « démocratie », il n est pas à abandonner à l ennemi car il continue à servir de pivot autour duquel tournent, depuis Platon, les plus essentielles des controverses sur la politique.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER13,00 € -

Hirak en Algérie. L'invention d'un soule`vement
Benderra Omar ; Gèze François ; Lebdjaoui Rafik ;Depuis le 22 février 2019, chaque vendredi, les Algériens descendent dans les rues, parfois par millions, pour réclamer le départ du régime en place depuis l'indépendance : "Qu'ils dégagent tous ! " , "Les généraux à la poubelle" . Un mou-vement, appelé "hirak" en arabe, d'une ampleur inédite dans l'histoire du monde contemporain : on n'a jamais vu la majorité de la population opprimée d'un pays ma-nifester ainsi pacifiquement dans les rues de ses villes pendant des mois pour exiger une authentique démocratie. Ce livre tente de rendre compte de cette extraordinaire ébullition, qui a sidéré tous les observateurs. Il réunit les contributions de journalistes et professionnels algériens qui ont suivi sur place le mouvement au jour le jour, ainsi que celles de spécialistes, algériens et français, qui observent l'actualité du pays depuis des décennies. D'où l'intérêt de ce livre sans équivalent, qui montre d'abord comment les slogans exprimés de mille manières dans les manifestations du hirak ont révélé la remarquable lucidité du peuple sur la nature du régime. Ils expriment sans détours que, depuis les années 1980, celui-ci est dirigé par l'équivalent d'une coupole mafieuse, principalement com-posée par les chefs de l'armée et de la police politique, réunis autour du partage des circuits de corruption. Une coupole qui se cache derrière une façade politique civile constituant une fausse démocratie à base de ministres et de partis, "laïques" ou "islamiques" , sans aucune autonomie réelle. Après avoir rappelé les évolutions récentes de ce régime, qui permettent de com-prendre les origines profondes du soulèvement, les auteurs rendent compte en détail de ses multiples facettes, comme l'inventivité et l'humour des manifestant. e. s, la place essentielle des jeunes et des femmes ou la revendication centrale d'une "seconde libé-ration" , celle du peuple après celle du pays en 1962. Mais aussi la mobilisation spéci-fique des étudiant. e. s, sans négliger le rôle de la presse et des réseaux sociaux, ni les réactions à la répression exercée par les forces de sécurité. En se concluant par une série de révélations sur les effets du hirak au sein du pou-voir (règlements de comptes à la tête de l'armée et de la police politique, arrestations d'oligarques liés aux réseaux de corruption de certains clans...), ainsi que sur les réac-tions des grandes puissances, cet ouvrage très accessible apporte des clés essentielles pour comprendre l'un des plus puissants mouvements sociaux de l'histoire moderne. Omar Benderra (économiste), François Gèze (éditeur), Rafik Lebdjaoui (journa-liste) et Salima Mellah (journaliste) sont membres de l'association Algeria-Watch, créée en 1997 pour dénoncer les violations des droits humains en Algérie et faire con-naître les réalités de son régime et de sa société. Son site est considéré comme une référence incontournable par de nombreux acteurs, en particu-lier en Algérie même. Les contributeurs : Abdelghani Badi, Lakhdar Benchiba, Omar Benderra, Ré-douane Boudjemaâ, José Garçon, François Gèze, Moumen Khelil, Rafik Lebdjaoui, Hocine Malti, Hassina Mechaï, Mohamed Mehdi, Salima Mellah, Drifa Mezenner, Habib Souaïdia.EpuiséVOIR PRODUIT16,00 € -

Montmartre du plaisir et du crime
Chevalier Louis ; Hazan EricOn pourrait dire que ce livre est déguisé. En apparence c'est une oeuvre, somme toute traditionnelle, du grand historien de Paris que fut Louis Chevalier ? des parties et sous-parties, des notes, des références ? mais sous ces dehors académiques, c'est d'une féerie qu'il s'agit. En l'ouvrant à n'importe quelle page, on y rencontre des personnages fabuleux, Salis au Chat Noir, Bruant au Mirliton, Lautrec au Moulin-Rouge avec la Goulue et Valentin, et Yvette Guilbert, Damia, Fréhel. Au fil des chapitres, les belles courtisanes, Liane de Pougy, la belle Otéro, Emilienne d'Alençon, côtoient Barrès et Mac Orlan, Carco et Zola qui s'en inspirera pour ces grandes héroïnes du plaisir et du crime, Gervaise dans son lavoir de la rue des Islettes, et Nana, inoubliablement représentée par cet autre montmartrois que fut Edouard Manet. Les lieux parcourus sont ceux du crime, "décor d'ombre, de misère, de vengeance, de peur" ? plutôt à l'est, du côté de La Chapelle ; et ceux du plaisir, la scintillante place Blanche, le boulevard de Rochechouart où, à l'Elysée-Montmartre, on regarde danser Grille d'Egout, "laquelle fait exercice avec sa jambe gauche comme avec un Remington". "Vous êtes la Sybille conduisant Enée dans le royaume des ombres" dit à Chevalier un ami américain. "Montmartre, pour vous, c'est le temps retrouvé. Non pas seulement votre Montmartre, celui de vos souvenirs et de ces romans qui se mêlent à vos souvenirs, mais Montmartre lui-même qui, à vous entendre, n'a d'autre réalité, d'autre forme assurée d'existence, de durée, que d'être, en permanence, une féerie ou un délire de sensations et toujours les mêmes." Prodigieux livre où il faut accepter de se perdre entre Barbès et Clichy, de se laisser aller à un plaisir non défendu, l'enchantement de l'écriture et d'une impeccable érudition.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER24,99 € -

Tout a failli, vive le communisme !
TIQQUNLa question communiste ne revient pas: elle ne nous a jamais quittés. C'est l'homme occidental lui-même qui la porte partout, en portant partout sa folie d'appropriation. "Communisme" est le nom du possible qui s'ouvre chaque fois et en tout lieu où l'appropriation échoue - sur une grève sauvage, une planète ravagée ou un féminisme extatique. C'est dire si le sentiment de désastre qui nous hante naît d'abord de la difficulté que nous éprouvons à trouver le passage, à forger le langage, à embrasser le dénuement d'où nous parviendrons à saisir une tout autre possibilité d'existence. C'est dire si le communisme est peu affaire d'hypothèse ou d'Idée, mais une question terriblement pratique, essentiellement locale, parfaitement sensible. Les textes rassemblés dans ce volume, et tout le travail de Tiqqun, ne font qu'explorer cette dimension de l'expérience que nous devinons tous sans savoir l'habiter. "La solution au problème que tu vois dans la vie est une façon de vivre qui fasse disparaître le problème."Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER15,00 €
