L'EXPERIENCE ET LE SENTIMENT DE LA SOLITUDE DANS LA LITTÉRATURE FRANÇAISE DE L'AUBE DES LUMIÈRES À L
Naudin Pierre
KLINCKSIECK
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EAN :9782252030318
L'avnement des Lumires n'est pas le crpuscule de l'homme seul : jamais le got de la retraite, religieuse ou profane, ne fut aussi rpandu qu'en une poque, le XVIIIe sicle, marque, dit-on par le triomphe de la sociabilit militante. Champions infatigables d'un activisme moral et politique, contempteurs obstins (hormis Rousseau) de la vie contemplative, les philosophes eurent beau dire et beau faire : les figures et les archtypes de l'existence dsengage l'ascte chrtien, le sage en son manoir, le ministre recru d'affaires en sa villgiature ne cessrent de hanter l'imaginaire du temps. C'taient l des modles prestigieux. Des modles de vie. De toute une vie pour quelques-uns, qui, peu sensibles aux fumes de la gloire, renonaient au monde et ses vaines contingences, pour jamais. Non qu'ils eussent dessein de se soustraire aux devoirs de l'humanit : ternel ou provisoire, l'exil dont ils avaient fait choix ne les rendait pas trangers leurs semblables, tels des marginaux, des rvolts ou des exclus. Gardiens vigilants des vertus, ils s'offraient l'dification de leurs contemporains, en les instruisant de leur exemple, et tandis que le temps s'acharnait dtruire les certitudes les mieux tablies, ils affirmaient, contre vents et mares, la prennit des traditions et des valeurs ancestrales.
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Nombre de pages
564
Date de parution
01/10/1995
Poids
878g
Largeur
160mm
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EAN
9782252030318
Titre
L'EXPERIENCE ET LE SENTIMENT DE LA SOLITUDE DANS LA LITTÉRATURE FRANÇAISE DE L'AUBE DES LUMIÈRES À L
Auteur
Naudin Pierre
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
160
Poids
878
Date de parution
19951001
Nombre de pages
564,00 €
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Après le désastre d'Azincourt, Gui Ier de Clairbois, rescapé du massacre, a repris l'existence agreste qu'il avait délaissée dans sa jeunesse pour devenir chevalier. En ce début d'année 1429, il emmène à Tours son fils Richard - qui ambitionne lui aussi de "gagner ses éperons" - avec la secrète intention d'obtenir d'un armurier renommé, Colas de Montbazon, qu'il forge un habit de fer pour son successeur. Colas fut son beau-frère lorsqu'il était l'époux d'Héloïse, morte en couches après avoir donné le jour à Gui II. Plus âgé que Richard, ce fils singulier a naguère fui Clairbois. Il a passé sa jeunesse dans un monastère espagnol, d'où il est sorti sous le froc de bure d'un frère prêcheur. Particulièrement hostile à Richard, le dominicain abomine le métier des armes. Il reproche discrètement à son père d'avoir épousé en secondes noces une servante, Bellissent. Jeanne Darc est à Tours. La "bergère" au sang royal y est passée prendre livraison d'un harnois de guerre, avant de partir pour Poitiers pour y être examinée par des femmes devant certifier sa virginité. Rencontrant les Clairbois dans l'atelier de Montbazon, elle obtient de Richard qu'il participe aux actions qu'elle va mener contre les Anglais. Chemin faisant, Richard découvrira l'amour, la trahison d'un frère d'armes - Raoul de Bellegarde - l'angoisse et les périls des affrontements franco-anglais. Blessé au cours d'une échelade lors d'un assaut devant la muraille de Jargeau, il n'ignore point que, dans le sillage de celle qu'on nomme désormais la Pucelle, il prendra part à des batailles terribles sans pouvoir éviter les intrigues d'une cour hostile au futur roi de France: Charles VII. "Encore une hagiographie consacrée à.Jeanne d'Arc!" vont s'exclamer certains admirateurs de la célèbre guerrière en voyant ce livre. Eh bien, non. Ce tome I constitue l'exorde du quatrième et dernier cycle consacré aux ultimes convulsions de la Guerre de Cent Ans. 11 est naturel que la Pucelle y occupe une place importante. Comme à l'accoutumée, dans une trame historique frémissante et soigneusement exacte, Pierre Naudin se fait le descripteur d'un conflit acharné lors duquel la Bourgogne et ses ducs jouèrent un rôle détestable, secondés par deux complices cousus d'or: Georges de La Trémoille et Regnault de Chartres.
La suite des aventures de Richard de Clairbois et de Jeanne la Pucelle. La plus monumentale fresque romanesque consacrée au Moyen-Âge et à la Guerre de Cent ans se poursuit, plus de 30 ans après la parution des Lions diffamés.
Au seuil de l'année 1436, une rumeur extraordinaire atteint la Ferté-Clairbois: Jeanne la Pucelle est vivante. Ourdie par quelques fidèles, une substitution a permis à l'intrépide guerrière d'éviter les affres du bûcher et de se réadapter à la vie militaire. Elle a pour compagnons Xantrailles et La Hire. Ils commandent à des hommes qui ne sont autres que des malandrins avides de batailles et de bains de sang. L'on dit que la Revenante a croisé le connétable de Richemont. Ce Breton infatué de lui-même l'a-t-il reconnue? Engourdis par une existence sans émois dans la châtellenie paternelle, Richard de Clairbois, son frère Raoul et leur écuyer commun, Aristide, décident de se joindre à l'armée de Jeanne après avoir vérifié, au préalable, si la Pucelle, moins vénérée que naguère, est bien celle qu'ils ont connue. Ils ont des doutes. Il leur faut les lever. Grâce à l'intervention d'un lieutenant du connétable, Tugdual de Kermoysan, les trois amis sont acceptés dans une armée composée de Bretons. Ils ne tardent pas à s'y déplaire. Le Paris qu'ils découvrent n'est point à leur goût. Ils partent. Ils finiront par trouver celle qu'ils ont obstinément cherchée. Elle ne leur dira que quelques mots sans paraître les avoir jamais côtoyés. Bien qu'elle ressemble à leur idole, est-elle vraiment la bataillarde qui les avait subjugués? Ils se concertent fréquemment pour aboutir à une indéniable évidence: ils se sont lancés dans une quête absurde. Elle n'a jamais cessé de les décevoir. Victimes d'un lourd désenchantement, l'idée d'un retour à Clairbois s'impose comme l'unique remède à leur mélancolie. La joie de leur réintégration dans le giron familial sera ternie par de lugubres annonces. Une scène pour tout dire impensable ne fera qu'aggraver le désarroi de Richard et de son frère. Quelle fut la véritable destinée de Jeanne la Pucelle? Brûlée à Rouen le 31 mai 1431, ou délivrée, hébergée "ailleurs" et réapparue sous le patronyme de Jeanne des Armoises? En se plaçant à l'extérieur d'une polémique intarissable, Pierre Naudin s'est mis "dans la peau" de trois hommes d'époque peu renseignés sur une réapparition confuse et qui veulent savoir sans disposer des moindres éléments en faveur ou défaveur d'une des plus mystérieuses énigmes de notre histoire.
Richard de Clairbois, son frère, et leur écuyer Aristide, en ont convenu avec amertume: ils ont perdu deux ans de leur vie à la recherche de Jeanne la Pucelle que l on disait réapparue dans les armées sous le nom de la Dame des Armoises, miraculeusement sauvée du bûcher de Rouen.De retour à la Ferté-Clairbois ils acceptent de mener une vie de paysans oublieux des servitudes militaires. Or, des rumeurs inquiétantes leur parviennent: les Anglais, jamais assagis, reconquièrent les cités redevenues françaises.Avec cet ouvrage, Pierre Naudin parvient au terme d une fresque dont se sont délectés des milliers de lecteurs. Nul romancier n a revivifié aussi bien que lui le Moyen Âge, ses batailles, ses passions, ses travaux et ses rêves, ses joies et ses peines.
Vinclair Pierre ; Min Byung-Hun ; Domissy-Lee Jeon
Ce livre est né d'un paradoxe fécond : comment écrire sur les oiseaux sans rien savoir d'eux, ou presque ? Du jour au lendemain, Pierre Vinclair se met à enquêter au fil de poèmes-minute sur ce que les oiseaux nous font, sur la manière dont ils déplacent nos idées en nuées, frôlent nos matins, habitent un monde où leur présence s'efface. Guidé par une curiosité impressionniste, Pierre Vinclair ne s'approche jamais trop près, s'émerveille que l'on entende d'abord leur chant avant de les voir ou de vouloir les nommer. Les photographies de l'artiste coréen Byung-Hun Min, dans la contemplation desquelles s'est élaboré cet essai qui est d'abord une rêverie, viennent scander le texte comme des pointillés noir et blanc.