Processus d'identification en Méditerranée. Reconfiguration des liens sociaux et des identités
Najar Sihem
L'HARMATTAN
21,50 €
Sur commande, 6 à 10 jours
EAN :9782343037424
Cet ouvrage questionne le processus des constructions identitaires et les nouvelles formes de liens sociaux en Méditerranée. Dans une époque de plus en plus marquée par des vicissitudes socioéconomiques, politiques et culturelles, le bassin méditerranéen se voit protagoniste de conflits sociaux et de nouvelles agrégations multiformes affectant le sentiment d'appartenance et les processus d'identification. Il est question de "l'identité" dans sa concrétude, c'est-à-dire telle qu'elle est construite et telle qu'elle est perçue par les différents acteurs sociaux concernés. La perspective socio-anthropologique ici adoptée s'attache à détecter des stratégies identitaires spécifiques aux deux rives de la Méditerranée qui s'incluraient comme sous-ensembles d'une identité méditerranéenne complexe et compte tenu de sa diversité sociale. Cette situation nécessite une attention particulière à des problématiques variées. Les négociations identitaires, la dignité de la personne humaine, la citoyenneté, la tolérance, le rapport à l'autre (l'altérité), la culture de l'accueil, etc. sont autant d'objets de discours et de débats placés au centre de la scène politique, mais aussi scientifique. En tenant compte des dimensions institutionnelle, juridique, démographique, économique et morphologique, la diversité des terrains d'observation et des thématiques questionnées dans ce livre apportera au lecteur les outils nécessaires pour mieux mesurer l'actuelle complexité des recompositions identitaires du bassin méditerranéen.
Nombre de pages
198
Date de parution
19/11/2014
Poids
250g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782343037424
Titre
Processus d'identification en Méditerranée. Reconfiguration des liens sociaux et des identités
Auteur
Najar Sihem
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
250
Date de parution
20141119
Nombre de pages
198,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Najar Sihem ; Othman Challougui Lilia ; Bouraoui S
Cet ouvrage réunissant de jeunes chercheurs interroge les conditions des femmes dans des contextes sociohistoriques et géographiques différents. Il nous propose des champs de réflexion lourds de sens : "l'islam", "la spiritualité", "la religion et la politique", "les minorités, la marginalité", "le handicapé un siècle passé" et "la femme, sa parole et son corps, derrière les murs opaques des quartiers réservés ou sous les projecteurs d'un écran". Chaque article fait l'objet d'un retour réflexif, nous introduisant dans les coulisses intimes de la recherche, où "hasard et nécessité", décisions personnelles et "affinités électives", certitudes et hésitations, donnent à l'objet de recherche ses reliefs, son identité et sa matière. Chaque auteur a essayé par le retour réflexif sur son objet d'étude de suivre, à la lumière de son histoire, la "généalogie de son choix", de décrypter à l'aune de sa subjectivité son rapport au savoir et de s'approprier différemment la voie de sa recherche. Cette dimension originale, de l'écriture qui, a priori, demeure mal exploitée voire largement inexplorée, a fait l'objet d'une expérience rédactionnelle où chaque auteur est allé à la rencontre de lui-même pour aller au-delà de sa première production. Par ses résultats encore exploratoires, cette remontée des voies parcourues vise modestement à poser les jalons d'une réflexion qui montre la complexité des liens tissant le rapport entre la fraîcheur du vécu et le monde passionnant et mystérieux des idées et l'aventure de l'écrit.
De jeunes chercheurs nous invitent dans cet ouvrage à penser des questions qu'ils estiment prioritaires et d'actualité, relatives aux conditions de la jeunesse en Tunisie, traçant ce qui ce qui pourrait être à leurs yeux une ébauche de la carte socioculturelle de la Tunisie post-révolution. Les problématiques traitées s'articulent autour de deux axes thématiques : le premier concerne les jeunes et les rapports aux institutions ; le deuxième porte sur les jeunes et les débats de société dans les médias et sur les réseaux socionumériques. Il s'agit pour ces chercheurs de revisiter des problématiques, déjà balisées par la recherche, mais à partir d'un terrain que le contexte sociopolitique laisse voir sous un jour nouveau.
L'enquête sur les sentiments d'injustice dont il est question dans cet ouvrage a pour ambition de cerner les figures et les formes d'injustice qui suscitent le plus d'indignation et de frustration, et de déterminer les registres autour desquels se construit aujourd'hui en Tunisie, notamment chez les jeunes, la frontière entre "le juste" et "l'injuste". La vivacité récurrente des mouvements protestataires dans la Tunisie postrévolutionnaire, traduisant une crise profonde du modèle de justice sociale, voire du pacte national, invite à analyser de manière fine les principes normatifs qui sous-tendent les représentations d'un monde juste et leur "actualisation" à partir de situations, d'expériences et de vécus précis. C'est cette "compétence" ordinaire, chez les jeunes en Tunisie, à dire "le juste" et à critiquer les formes d'injustice que cet ouvrage entend modestement explorer.
La Tunisie est aujourd'hui à la croisée des chemins. Le dirigisme de l'Etat-nation, qui a permis de construire le pays, de le développer et d'atteindre un nouveau palier économico-social eu un coût social fort. Le contrat social, qui promettait une amélioration continue des conditions de vie contre ce déficit démocratique, a été rompu. Premières victimes de cette rupture, les jeunes, désemparés, s'orientent vers une nouvelle relation avec la chose publique et un engagement alternatif et multiforme, inventé, négocié et limité dans le temps et dans l'espace. Ils cherchent ainsi de nouveaux champs d'expérimentation de la citoyenneté.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.