Africae munus du Pape Benoît XVI : 10 ans après. Mémoire, actualité et pertinence théologique
N'Semi Fabrice ; Lock Etienne
L'HARMATTAN
27,00 €
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EAN :9782336424040
En remettant l'exhortation apostolique post-synodale, Africae munus le 19 novembre 2011 à Ouidah (Benin), le pape Benoît XVI a confié à l'Eglise-Famille de Dieu en Afrique "un trésor précieux [pour l'aider] à vivre, au nom de Jésus, la réconciliation entre les personnes et les communautés, et à promouvoir pour tous la paix et la justice dans la vérité " (Africae munus, n°1). Promulguée au lendemain du cinquantenaire des indépendances de 17 pays africains célébré en 2010 et en pleine tempête des "printemps arabes" , cette exhortation voulait être une référence dans l'impulsion de dynamiques nouvelles en Afrique. Dix ans après, il y avait lieu de s'interroger sur la réception de cette exhortation apostolique. C'est dans cette mesure qu'un colloque organisé par le Centre Canadien de Recherche interdisciplinaire sur l'Afrique s'est proposé d'évaluer la pertinence actuelle de ce document, en tenant compte des défis de la réconciliation, de la justice et de la paix. Ce faisant, le colloque s'est aussi intéressé à l'engagement de l'Eglise face aux questions de l'existence, de la survie et même de l'avenir de l'Afrique, qui s'énoncent en des défis sociopolitiques, économiques, culturels et éthiques. Ces questions cruciales invitent à une lecture à nouveaux frais de l'exhortation apostolique post-synodale Africae munus.
Nombre de pages
246
Date de parution
12/12/2024
Poids
375g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782336424040
Titre
Africae munus du Pape Benoît XVI : 10 ans après. Mémoire, actualité et pertinence théologique
Auteur
N'Semi Fabrice ; Lock Etienne
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
375
Date de parution
20241212
Nombre de pages
246,00 €
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La deuxième assemblée spéciale pour l'Afrique du Synode des évêques a conclu à reconnaître l'Eglise en Afrique comme servante de la réconciliation, de la justice et de la paix. L'auteur tente ici une lecture de l'exhortation apostolique postsynodale Africae munus du pape Benoit XVI dans la perspective d'une théologie prophétique en Afrique.
Cet ouvrage propose une analyse de la place de la foi chrétienne dans l'histoire et dans la société congolaise contemporaine. Il décrit le parcours croisé de l'Eglise et de l'Etat au Congo postcolonial, en vue d'opérer une évaluation, sans complaisance, du rôle sinon mitigé, du moins ambigu des chrétiens dans le processus politique au Congo.
Qui locùtus est per Prophétas. Ce prédicat nicéen qui apparaît comme le schéma prototypique de tout discours sur Dieu (theo-logie) constitue le fil conducteur de cet ouvrage. L'auteur, ayant fait de l'axe prophétique un champ d'investigation théologique privilégié, nous propose un itinéraire entrecroisant les données scripturaires, historiques et systématiques du prophétisme. Et dans un souci d'actualisation épistémologique, il scrute chez Joseph Ratzinger/Benoît XVI, notamment dans sa christologie pneumatique, sa théologie de l'histoire et sa théologie des charismes, les harmoniques d'une théologie prophétique".
Cet ouvrage collectif célèbre les 140 ans (1883-2023) de l'évangélisation du Congo. Il revisite les grandes étapes de cette histoire, de l'arrivée des premiers missionnaires à Loango aux défis pastoraux, théologiques et sociaux actuels de l'Eglise congolaise. Porté par des contributions variées, il présente une Eglise enracinée dans sa mémoire, appelée au discernement et ouverte à l'espérance. Entre histoire et théologie, tradition et renouveau, l'ouvrage rend hommage à la fécondité de la Parole de Dieu au Congo et à l'engagement de ceux qui la font vivre au service de la justice, de la paix et de la fraternité.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...