LES ENFANTS DE LA DEFAITE. La Résistance, l'éducation et la culture
Muracciole Jean-François
SCIENCES PO
26,00 €
Epuisé
EAN :9782724607413
La Résistance, par-delà ses manifestations politiques et militaires, a été l'occasion d'une grande " prise de parole " des Français. De la nuit de la clandestinité ou de la solitude de l'exil, ont émergé des dizaines de projets qui prétendaient " refaire la France ". La pensée de la Résistance est d'abord née d'une réflexion sur la défaite et la responsabilité des élites. De cette interrogation sur le drame fondateur, mais aussi de l'attention portée aux expériences du Front populaire et de Vichy, a peu à peu émergé une conception nouvelle et forte de l'éducation. A bien des égards, les grandes révolutions vécues depuis la fin de la guerre par le système éducatif français (généralisation et unification des études secondaires, démocratisation de l'Université, redéfinition des rapports entre " public " et " privé ", remise en cause du latin et de la place exclusive de l'enseignement intellectuel) trouvent leurs racines dans les projets et les réflexions des résistants. D'une façon plus générale, les modalités de l'intervention de l'Etat dans les sphères éducatives et culturelles, qu'il s'agisse de la plitique de la jeunesse ou de la politique culturelle, ont été redéfinies et ont alors acquis les fondements théoriques et pratiques que les Quatrième et Cinquième Républiques n'ont cessé de renforcer.
Nombre de pages
371
Date de parution
02/02/1999
Poids
470g
Largeur
136mm
Plus d'informations
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EAN
9782724607413
Titre
LES ENFANTS DE LA DEFAITE. La Résistance, l'éducation et la culture
Auteur
Muracciole Jean-François
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
136
Poids
470
Date de parution
19990202
Nombre de pages
371,00 €
Disponibilité
Epuisé
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« Cette guerre est une guerre mondiale.» Contrairement à la vision partagée par Pétain et Weygand, d'un conflit franco-allemand, de Gaulle a l'intuition prophétique d'un conflit universel, dans lequel la France libre existait. L'Histoire lui donna raison.
Du départ à Londres des pêcheurs de l'île de Sein jusqu'à la libération du territoire, la complexe histoire de la Résistance reste, aujourd'hui encore, une page essentielle à notre conscience nationale. Dans l'ombre de la collaboration officielle au régime nazi, elle recèle des actes d'héroïsme admirables et les pires trahisons, mais aussi quantité d'aveuglements en tous genres. Elle a été l'objet de mille détournements comme des occultations les plus scandaleuses. Qui étaient les résistants ? A quels mobiles obéissaient-ils ? Comment ont-ils su, ou non, concilier leurs profondes divergences ? De Londres à Alger, des maquis aux réseaux secrets, que s'est-il réellement passé ?
Durant l'été 1940, le refus de l'armistice ne s'exprime que par des actes isolés. Faire quelque chose, telle était l'obsession de ceux qui refusaient l'ordre allemand en France. A la fin de 1940, les tentatives individuelles commencent à susciter des convergences dans la constitution des réseaux. D'où venaient et qui étaient les résistants? À quels mobiles obéissaient-ils? Que s'est-il réellement passé?
L'ONU a fêté l'an passé ses soixante ans d'existence; dans quelques années, sera célébré le centenaire de la fondation de la SDN. C'est dire si le XXe siècle, siècle de guerre et de fureur, a vu aussi la naissance et l'affirmation de l'idéal de sécurité collective. Certes, la route a été jalonnée de revers: impuissance de la SDN devant la montée des périls de l'entre-deux-guerres, paralysie de l'ONU à l'époque de la guerre froide, instrumentalisation de l'Organisation par les grandes puissances. Néanmoins, l'objectif d'universalité a été atteint: en 2006,189 États sont membres de l'ONU, quand 27 à peine avaient fondé la SDN en 1919. Dans le même temps, de solides institutions ont émergé et, aujourd'hui, une véritable "nébuleuse onusienne" tisse sa toile dans le monde entier, abordant tous les sujets, de la prévention des conflits à la lutte contre la pauvreté et les grandes pandémies. En outre, depuis la fin de la guerre froide, on assiste à un véritable renouveau de l'ONU, en particulier parla multiplication et l'approfondissement des opérations de maintien de la paix et par les progrès de la notion de "droit d'ingérence" (voir le succès des tribunaux pénaux internationaux). Toutefois, l'ONU est aujourd'hui à la croisée des chemins. La guerre d'Irak (2003) a montré que la fin de la guerre froide donnait à l'hyper-puissance américaine la possibilité de choisir entre le "cavalier seul" de l'unilatéralisme et les règles contraignantes du multi-latéralisme. En outre, les questions des finances et des statuts de l'ONU demeurent en suspens. Cet ouvrage, dans une perspective résolument historique, s'efforce de rappeler les jalons de cette histoire tout en donnant les clés de compréhension de la situation actuelle de l'ONU.
Cette synthèse sur la théorie des relations internationales les situe dans leur environnement intellectuel et historique. Elle passe en revue les modèles de référence généraux ainsi que les divers concepts de cette science politique, avant de détailler les débats sectoriels de la discipline. Cette édition intègre notamment les derniers développements sur le marxisme et l'intégration européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.