Mumford Lewis ; Wright Frank Lloyd ; Pfeiffer Bruc
KLINCKSIECK
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EAN :9782252040409
Frank Lloyd Wright (1867-1959), le célèbre architecte et théoricien de l'architecture organique, et l'historien et critique Lewis Mumford (1895-1990) ont joué un rôle crucial dans l'histoire de l'architecture et de l'urbanisme, comme en témoigne leur longue et abondante correspondance. Ces deux figures majeures de la culture américaine échangèrent plus de 150 lettres passionnantes, clairvoyantes, énergiques, spirituelles mais non dépourvues de tensions, qui illustrent à merveille le débat intellectuel sur l'architecture américaine et internationale du XXe siècle. C'est Frank Lloyd Wright, alors âgé de presque 60 ans, qui inaugure cet échange épistolaire en écrivant en 1926 à Lewis Mumford, qui n'a qu'une trentaine d'année. Renommé, mais en marge des tendances architecturales en vogue et confronté à des difficultés financières, l'architecte, en quête de critiques qui renouvellent son image, remercie de son soutien le jeune écrivain qui commence à s'imposer sur la scène newyorkaise. La correspondance prend son essor un an plus tard. Libres d'esprit, à la fois conservateurs et iconoclastes, les deux hommes trouvent vite de nombreux terrains d'entente, aussi bien professionnels que personnels. Au fait de l'actualité et de l'évolution contemporaine de l'architecture et de l'urbanisme, ils abordent de nombreux sujets, à commencer par leurs oeuvres respectives, et évoquent leurs alliés et leurs adversaires, l'avènement du Style international et les événements politiques qui bouleversent l'Europe et les Etats-Unis. Opposés à la sévère orthodoxie de modernistes tels que Le Corbusier, ils prônent tous deux, à l'instar d'Emerson, un meilleur usage de l'architecture et de la technologie au profit de l'environnement et de l'humanité, un point de vue qui faisait presque alors exception dans le panorama architectural. Affectueux et élogieux, Wright tient à l'approbation de Mumford et aspire à un rapport plus étroit. Plus prudent, souhaitant conserver son indépendance en tant que critique, Mumford refuse les multiples invitations de Wright à lui rendre visite dans son domaine de Taliesin, mais il n'en admire pas moins l'oeuvre de l'architecte - "modèle de l'architecture organique, construite en harmonie avec les rythmes de la vie moderne" - qui l'inspire. La Seconde Guerre mondiale interrompt brutalement cet échange profond et fécond, Mumford étant partisan de l'intervention des États-Unis en Europe, et Wright pacifiste et protectionniste. La correspondance ne reprendra que dix ans plus tard, à l'initiative de Wright. Une fois réconciliés, malgré leurs désaccords politiques et esthétiques, les deux hommes multiplient les témoignages d'affection et d'admiration. Sous la direction de deux grands universitaires, Bruce Brooks Pfeiffer, spécialiste de Frank Lloyd Wright, et Robert Wojtowicz, spécialiste de Lewis Mumford, cette correspondance est agrémentée d'une riche et rigoureuse introduction, de notes sobres et précises, d'un index, d'une chronologie de chacun des correspondants, ainsi que d'une note du traducteur sur leurs styles respectifs.
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Nombre de pages
341
Date de parution
08/02/2017
Poids
410g
Largeur
136mm
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EAN
9782252040409
Titre
Trente ans de correspondance 1926-1959
Auteur
Mumford Lewis ; Wright Frank Lloyd ; Pfeiffer Bruc
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
136
Poids
410
Date de parution
20170208
Nombre de pages
341,00 €
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Art et technique regroupe une série de conférences données par Lewis Mumford dans une « université du soir », à New York, en 1951. On y voit les grands thèmes et le diagnostic du Mythe de la machine (1967) se mettre en place : l'être humain ne doit pas être considéré essentiellement comme un fabricant d'outils (« il faut placer Orphée aussi haut que Prométhée ») , la civilisation moderne a donné une place exagérée et tyrannique à la technique, aux dépens des autres aspects de la culture. À travers des réflexions lumineuses sur la Grèce ancienne, le Moyen Age des cathédrales, le déclin de l'artisanat sous le capitalisme, mais aussi l'invention de l'imprimerie et de la photographie, Mumford affirme la nécessité d'un nouvel équilibre entre technique et art -- « nous devons cultiver l'intériorité et la subjectivité comme au cours des trois derniers siècles nos ancêtres ont cultivé [l'efficacité] et l'objectivité. »
Il y a là une véritable encyclopédie des techniques, depuis le Xe siècle jusqu'à nos jours, avec de bien intelligentes illustrations. L'auteur ne se borne pas à décrire et à renseigner : il fait oeuvre de sociologue et de moraliste. On sent, à chaque instant, un sens profond de l'humain. Il aperçoit, mieux que bien d'autres, comment pourrait se réaliser l'assimilation de la machine, dans un monde où l'Economique serait chose plus cohérente. Lewis Mumford s'exprime sans emphase, sans exagération doctrinale, sans parti pris... " Mercure de France. "Par la hardiesse et la netteté de ses vues de synthèse, Lewis Mumford se situe dans la brillante série des philosophes de l'histoire qui tentent d'ouvrir les chemins de l'avenir, par une meilleure compréhension du passé et du présent, et de répondre à quelques-unes de nos interrogations essentielles". Preuves. "Lewis Mumford a brillamment écrit un bilan historique et critique des effets du milieu sur l'homme, et de l'homme sur le milieu ; un bilan nécessaire, l'un de ceux que nous avons longtemps attendus". Waldemar Kaempffert, New York Times. "L'exposé le plus lucide et le plus convaincant qu'il m'a été donné de lire sur les promesses offertes à l'homme par la technique. Un livre ample et pénétrant. Stuart Chase, New York Herald Tribune.
Vinclair Pierre ; Min Byung-Hun ; Domissy-Lee Jeon
Ce livre est né d'un paradoxe fécond : comment écrire sur les oiseaux sans rien savoir d'eux, ou presque ? Du jour au lendemain, Pierre Vinclair se met à enquêter au fil de poèmes-minute sur ce que les oiseaux nous font, sur la manière dont ils déplacent nos idées en nuées, frôlent nos matins, habitent un monde où leur présence s'efface. Guidé par une curiosité impressionniste, Pierre Vinclair ne s'approche jamais trop près, s'émerveille que l'on entende d'abord leur chant avant de les voir ou de vouloir les nommer. Les photographies de l'artiste coréen Byung-Hun Min, dans la contemplation desquelles s'est élaboré cet essai qui est d'abord une rêverie, viennent scander le texte comme des pointillés noir et blanc.