Inconnue en Europe ou sous-estimée, la grande famine du Bengale de 1943 est l'une des tragédies, un des grands crimes, de la IIe Guerre mondiale. Selon l'auteure, elle fit au bas mot 3 millions de victimes et la responsabilité du gouvernement anglais, dirigé par Winston Churchill est écrasante. Elle est due principalement aux réquisitions massives des ressources alimentaires et des moyens de transports de cette province opérées par le colonisateur, qui, d'une part, ne voulait rien laisser aux Japonais s'ils l'envahissaient, et, d'autre part, voulait nourrir en priorité les troupes britanniques opérant au Moyen-Orient ainsi que la population de la Grande-Bretagne. Fondé sur de nombreux témoignages oraux et l'étude exhaustive de la littérature et des archives relatives au sujet, bien accueilli aux Etats-Unis et outre-Manche, ce livre sur "l'holocauste oublié" (The Independent) révèle "un aspect de la personnalité de Churchill largement ignoré par l'Occident qui ternit considérablement sa réputation" (Time Magazine).
Nombre de pages
430
Date de parution
26/01/2015
Poids
440g
Largeur
120mm
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EAN
9782913112568
Titre
Le crime du Bengale. La part d'ombre de Winston Churchill
Répondre au téléphone, écrire un mail, réserver une chambre d'hôtel ou une salle de conférence, demander un devis, réclamer une facture, sont autant de situations que chacun assume sans problème à moins...d'avoir à le faire en anglais ! Ce guide, grâce à des personnages en situations et des exemples, permet d'apprendre des formules pour chaque contexte de la vie professionnelle. Le vocabulaire et la grammaire sont commentés tandis que les particularités culturelles sont expliquées.
Une méthode ludique!Voici un guide qui vous permettra de vous remettre dans le bain très vite car il présente la langue telle qu'on la parle aujourd'hui avec ses contractions et ses idiomes.
Richard Müller n'était ni un théoricien ou un politicien comme Rosa Luxemburg ou Karl Liebknecht, mais un ouvrier tourneur, simple adhérent du SPD d'avant 1914, l'un de ces héros que l'Histoire tire de l'ombre avant de l'y replonger, une fois sa tâche accomplie. A la tête du réseau des Délégués révolutionnaires, créé en 1916 pour résister au militarisme, il fut, plus que la Ligue Spartakus, "l'homme de la Révolution de novembre". A travers son action, nous découvrons les ressorts prosaïques des événements, souvent plus décisifs que les discours enflammés et les postures héroïques. Modéré, "centriste", il s'opposera au soulèvement prématuré de janvier 1919 à Berlin et à l'aventureuse "Action de mars" de 1921, lancés par le Parti communiste. Pas toujours avisé dans ses choix, il était aussi parfois courageux et déterminé, à l'image finalement de la classe ouvrière allemande de ces années-là. Partisan d'une "République des conseils", adhérant au KPD en 1920, comme la majorité des socialistes de gauche, il en sera assez vite écarté de fait par la bolchévisation. Après la publication de précieuses Mémoires au milieu de la décennie, il abandonnera toute activité politique pour une inattendue carrière de promoteur immobilier, qu'il mènera sans trop de scrupules.
Ernst, lycéen dans une petite ville de l'Allemagne du sud, s'éveille à toutes les complexités de la vie. Les injustices et les inégalités sociales, la mesquinerie et la médiocrité de nombre de ses camarades de classe qui prennent plaisir à persécuter plus faible ou plus sensible qu'eux le heurtent, ainsi que la méchanceté et l'hypocrisie de beaucoup d'adultes. L'éveil de sa sexualité, impérativement attrayante mais que l'ignorance et l'hypocrisie rendent mystérieuse, lui valent bien des déboires et des frayeurs. Sa solidarité spontanée avec un jeune Juif, souffre-douleur d'un maître de gymnastique sournoisement antisémite, le rapproche d'un garçon plus averti et plus mûr que lui, fils d'un ancien officier anticonformiste. Brutalement, cette société bien ordonnée bascule dans la guerre et bouleverse le quotidien. Emportés par la vague nationaliste, tous les habitants se retrouvent dans une grande union chauvine : bourgeois et petits-bourgeois se sentent pousser des ailes de héros, les ouvriers sont abreuvés de musique militaire et de discours patriotiques, les militants socialistes sont trahis, abandonnés par leurs chefs dont les idées chancellent. Tous, bras dessus bras dessous, s'engagent dans la guerre que l'on annonce courte et... victorieuse.