Science constitutionnelle. Etudes de droit français Tome 1, La constitutionnalité
Mouzet Pierre
MARE MARTIN
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EAN :9782386002502
Le droit, qu'on résume souvent à une technique, est une démarche au contenu philosophique. Ceci est particulièrement vrai pour le droit constitutionnel, celui de la garantie des droits et de la séparation des pouvoirs. Cet ouvrage est ainsi un vaste commentaire d'un texte crucial des Conventionnels de 1793 ? : "? Un peuple a toujours le droit de revoir, de réformer et de changer sa constitution. Une génération ne peut assujettir à ses lois les générations futures. ? " La constitutionnalité n'est pas qu'un rapport, comme dans les dictionnaires de français, un rapport univoque qui plus est ? : c'est d'abord un objet. Et si tous deux se nourrissent évidemment de normes juridiques, ils se composent aussi d'idées, d'idées juridiques. La "? science ? ", ici, la démonstration de ce livre, consiste à penser le droit constitutionnel, pour le compléter, en dehors de la hiérarchie des normes, tantôt en l'absence de hiérarchie juridique, tantôt en l'absence de norme juridique.
Nombre de pages
294
Date de parution
30/04/2026
Poids
480g
Largeur
160mm
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EAN
9782386002502
Auteur
Mouzet Pierre
Editeur
MARE MARTIN
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160
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20260430
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Depuis 1967, des milliers de jeunes gens sont passés par la Guilde. Ils ont accompli leurs rêves, escaladé les montagnes, traversé les océans. Ils sont partis prêter main forte aux moudjahidines d'Afghanistan, aux boat people de l'Indochine, aux enfants du Cambodge, et ils continuent aujourd'hui à se déployer partout où l'homme a besoin de l'homme, en Irak, en Amérique du Sud, au Liban. Tous furent inspirés par la Guilde. L'organisation tient de la confrérie ou de la Table ronde. Sous le même pavillon, s'engagèrent des soldats et des humanitaires, des athlètes et des savants précieux, des motards et des Versaillaises, des serre-tête et des blousons noirs, des jeunes gens de bonne famille et des chats de gouttière. "Faire ce dont les autres rêvent", dit la devise de la Guilde. Il était temps qu'un livre raconte l'histoire de cette confrérie impossible". Sylvain Tesson, président de la Guilde
Le Rwanda est passé de la révolution socio-politique des années 1950 menée par l'élite hutu à la contre-révolution politico-militaire des années 1990 réalisée par les descendants de l'élite tutsi en exil depuis sa destitution du pouvoir en 1959. En l'absence d'institutions adaptées pour accompagner le changement politique de façon pacifique, la compétition pour le contrôle des ressources du pays s'exerce par la violence ; et la redistribution permise par la maîtrise des moyens de l'État se fait en faveur du groupe vainqueur. D'où la pratique d'exclusion mutuelle entre extrémistes Hutu et Tutsi qui accaparent le pouvoir, mettent en place des institutions mortifères, et créent ainsi les conditions de conflits prévisibles. Afin de sortir du piège à génocides, la brutalité et le despotisme " démocratique " doivent céder la place à une vision de long terme permettant la coexistence pacifique interethnique. Les élections de 2003 témoignent hélas du contraire. Les co-auteurs passent en revue différents aspects de l'équilibre démo-économique et politique précaire - forte croissance démographique ; pauvreté et inégalité ; corruption, criminalité des détenteurs du pouvoir ; influences étrangères destructrices ; relations intercommunautaires fragilisées ; institutions inadéquates - qui fait que l'irruption de chocs exogènes peut toujours produire des effets dévastateurs. Ils évoquent les changements et ajustements à opérer afin de réduire les risques de nouvelles tragédies.
La distinction de l'imperium et de la jurisdictio est une des plus anciennes distinctions de la science juridique européenne. Entre les mains du souverain, la jurisdictio est le pouvoir de rendre la justice et l'imperium celui d'user de la force. Cette souplesse notionnelle permet à la distinction de structurer l'intégralité du droit judiciaire privé. Dans ce cadre, la jurisdictio se présente alors comme le pouvoir de réalisation formelle du Droit - le Droit est dit - alors que l'imperium vise sa réalisation matérielle - le Droit est fait -. Cette perspective fonctionnelle permet de recouvrir les différents pouvoirs des organes judiciaires, le juge, bien sûr, mais aussi l'arbitre, l'huissier de justice, le greffier, le notaire ou le commissaire-priseur judiciaire. L'intérêt de la distinction ne s'arrête pas là. A l'échelle du jugement, d'abord, la jurisdictio se présente comme la source de l'autorité de la chose jugée ou de l'authenticité alors que l'imperium est à l'origine de sa force, obligatoire ou exécutoire. A l'échelle de l'office du juge, ensuite, le succès de la procédure de référé ou les transformations des contentieux familiaux et économiques se traduisent par un renforcement de l'imperium au détriment de la jurisdictio et par le glissement de la judicature vers la magistrature. A l'échelle de l'exécution forcée, enfin, le juge de l'exécution ou la procédure d'exequatur illustrent la nécessité d'un encadrement de l'imperium par la jurisdictio. Et c'est ainsi, par un jeu dialectique permanent entre intelligence et volonté, entre autorité et contrainte, bref, entre jurisdictio et imperium, que le droit processuel garantit au droit substantiel sa sanction et son triomphe.
Depuis les années 1990, le droit d'établissement des sociétés a connu une évolution sans précédent au sein du marché intérieur. En tant qu'opérateurs économiques, les sociétés devaient être les premières bénéficiaires de ce marché. Force est de constater qu'il n'existe toujours pas de véritable droit européen des sociétés. Cette carence a été comblée par l'action normative de la Cour de justice afin d'offrir aux sociétés les instruments juridiques nécessaires à leur mobilité. C'est ce qui ressort de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne qui est allée bien au-delà d'une simple coordination des droits nationaux. En effet, il ressort de sa jurisprudence que la Cour a profondément influencé la condition juridique des sociétés en bouleversant la notion même d'établissement. Partant, le droit d'établissement, le droit européen d'établissement des sociétés, apparaît alors comme un droit subjectif à la mobilité. Si le rattachement des sociétés au territoire d'un Etat constitue une condition inhérente à leur existence, l'exercice du droit d'établissement permet de faciliter la mobilité de celles-ci sans pour autant remettre en cause les compétences des Etats qui restent les seuls à déterminer les conditions de création et de fonctionnement des sociétés. Dès lors, le droit d'établissement apparaît comme un droit subjectif procédural.
En quelques années, depuis l'avènement du contrôle de la constitutionnalité des lois, le droit constitutionnel français a fait sa révolution, le constitutionnalisme gagné ses lettres de noblesse. Mais par quels tours et détours, une discipline et un mouvement, relativement confidentiels au début des années 70, sont-ils devenus à ce point incontournables aujourd'hui ? L'élucidation de ce phénomène passe par l'examen d'une évidence. Selon la doctrine majoritaire, ce processus était inéluctable, dès lors que l'on souhaite établir une démocratie constitutionnelle et un Etat de droit dignes de ce nom propres à "saisir la politique par le droit". Or, cette évidence est en vérité le produit d'une rhétorique savante élaborée par la doctrine afin de gagner à sa cause un auditoire de plus en plus large. C'est à l'examen de la recomposition du champ doctrinal français comme de ses prétentions à la scientificité qu'invite l'ouvrage de David Fonseca.
La connaissance est en soi un trésor" est une phrase de Jean Dausset (1916-2009) (prix Nobel de physiologie ou médecine) contenue dans son ouvrage consacré à l'aventure HLA. Le grand scientifique parle de la passion de la recherche. Il parle des trésors de la réflexion ayant permis la greffe d'organes. La médecine et le droit en sont les éléments nourriciers. Il importe aux deux disciplines d'apprendre pour mieux se comprendre. Une compréhension qui s'accompagne d'autres transplants juridiques dans l'espace et dans le temps. l'ouvrage constitue le tome 2 d'une histoire de la tolérance et de la transplantation entreprise avec le livre "L'homme s'affranchit du mystère" (tome 1).