Ils sont huit ; des paumés, des marginaux. Certains sont alcooliques, ou malades. Leurs univers, c'est la rue, les laveries automatiques, les poubelles, même s'ils ont un toit. Mais leur " logique du bonheur ", leur humour (même noir), leur vitalité, les préservera de monter dans l'ambulance. Reviens à toi, semble se dire Driscoll, ce quadragénaire écartelé entre deux femmes ; l'une pourrait être sa femme, l'autre... sa fille. Souvenirs, vie présente, les joies et les peines se bousculent. Mais le jeu de l'amour et de la nostalgie qu'il propose, nous conduit aux limites du fantasme et de la réalité. Une écriture forte et sensible pour ces deux nouvelles pièces de l'auteur de Chutes. Un univers qui, malgré le réalisme des personnages, évoque la dimension poétique d'un Beckett.
Nombre de pages
102
Date de parution
01/05/1994
Poids
144g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782907810548
Titre
Ambulance. Reviens à toi (encore)
Auteur
Motton Gregory
Editeur
THEATRALES
Largeur
150
Poids
144
Date de parution
19940501
Nombre de pages
102,00 €
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Chat et souris (moutons) met en scène Gengis, un épicier pauvre des quartiers populaires de Londres, qui va se métamorphoser subitement en grand Khan. Au travers de cette fable ubuesque sur le pouvoir, Motton manie l'ironie et la provocation dans une comédie grinçante à l'humour ravageur. Loué soit le progrès commence comme une comédie de m?urs dans une maison bourgeoise, pour faire vite la place à l'irruption d'un quotidien désarticulé : cannibalisme, massacre, oiseaux qui parlent et morts qui se réveillent. Avec ces deux pièces, Gregory Motton, un des plus novateurs dramaturges d'outre Manche, se révèle surtout comme un grand satiriste de cette fin de siècle.
Jérôme Laronze, paysan éleveur, résistant aux injonctions de traçage sanitaire de ses bêtes au nom d'une agriculture humaine, est abattu par un gendarme au neuvième jour de sa cavale. En neuf mouvements comme neuf étapes d'un oratorio imprécatoire, sa soeur prend la parole et, dans un souffle, érige telle Antigone un monument à ce frère dont elle dénonce la mort. Les Deux sont des soeurs, la grande et la petite, coincées dans leur village désindustrialisé, vouées à un destin de victimes par un déterminisme social contre lequel seule la petite semble décidée à se battre. Par de courtes scènes aux dialogues épurés et saillants comme des uppercuts, l'auteur plonge dans cette France périphérique oubliée. Avec ces deux textes très différents, Guillaume Cayet poursuit sa recherche d'un théâtre de résistance. Il offre une partition quasi musicale pour une actrice, mais aussi une large distribution pour des troupes. Un théâtre à lire et à jouer pour rester debout.