Le mirage numérique. Pour une politique du Big Data
Morozov Evgeny ; Haas Pascale
AMSTERDAM
15,00 €
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EAN :9782350961132
Avec l'Internet des objets et les big data, qui reposent sur la collecte et le partage de données en temps réel, une poignée d'entreprises californiennes promet de nous offrir abondance, prospérité, émancipation. Mais à quel prix ? L'affaire Snowden, qui a révélé le système de surveillance planétaire mis en place par le gouvernement américain avec la complicité de la Silicon Valley, ne fut en réalité qu'un symptôme. Dans ce livre incisif, Evgeny Morozov nous invite à résister à ce qu'il appelle le "solutionnisme", croyance largement partagée, des hackers aux makers, en passant bien sûr par les couloirs de la Maison blanche : la tendance à voir dans la technologie numérique une panacée universelle, qui résoudra tous nos problèmes, des plus banals (trouver un restaurant) aux plus complexes (éradiquer la pauvreté et les inégalités). Les services de renseignement furent pionniers dans ce domaine : se désintéressant des racines historiques et politiques du terrorisme, ils le traitèrent comme un simple problème d'identification de suspects et de récolte d'informations en continu. Surtout, du renseignement à la vie quotidienne - et retour ! -, un nouveau système de gouvernance s'installe : la "régulation algorithmique", qui menace, plus que notre vie privée, nos libertés mêmes. A-t-on encore besoin de lois quand on dispose de capteurs numériques qui analysent notre comportement ? Et, tandis que l'"informationnalisation" de la société rend l'individu totalement transparent, l'Etat et les multinationales sont quant à eux libres de poursuivre tranquillement leurs desseins, dans la plus grande opacité. Contrairement à ce que certains prédisaient, les nouvelles technologies n'ont altéré ni les rapports de pouvoir ni la concentration au sein du système capitaliste : elles pourraient même, à brève échéance, les renforcer. La technologie est donc devenue une affaire beaucoup trop grave pour être laissée aux informaticiens, aux entrepreneurs et aux gouvernants.
Nombre de pages
130
Date de parution
08/10/2015
Poids
190g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782350961132
Titre
Le mirage numérique. Pour une politique du Big Data
Auteur
Morozov Evgeny ; Haas Pascale
Editeur
AMSTERDAM
Largeur
140
Poids
190
Date de parution
20151008
Nombre de pages
130,00 €
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Morozov Evgeny ; Lheureux Antoine ; Monsalve Samue
Ce livre raconte l'histoire des Santiago Boys, de jeunes ingénieurs qui ont tenté de construire leur propre Internet socialiste à la demande de Salvador Allende, alors fraichement élu président du Chili. Recrutant au culot un fringant homme d'affaires britannique, Stafford Beer, l'improbable équipe conçoit un système informatique de gestion de l'économie chilienne en temps-réel nommé Cybersyn, alors que le Chili tente de survivre aux assauts conjoints de la CIA, du géant de la tech ITT, et des partisans de la droite locale. Basé sur deux années de recherche et plus de 200 entretiens, ce récit narré par Evgeny Morozov éclaire les débats actuels sur les nouvelles technologies, qu'il s'agisse de leurs dérives (surveillance, propagande et contrôle) ou de leurs possibilités utopiques.
Présentation de l'éditeur Pour tout résoudre, cliquez ici dénonce le discours employé par les entreprises et les chantres de la Silicon Valley qui veulent nous faire croire que grâce à l internet et aux nouvelles technologies tous les aspects de notre vie seront améliorés et la plupart des problèmes du monde disparaîtront. Evgeny Morozov démontre qu il n y a pas une « application » comme réponse simple et immédiate à tous les enjeux sociétaux ni même à nos problèmes individuels. Il met en lumière deux concepts-clés, le solutionnisme et « l internet-centrisme », qui permettent de comprendre les schémas de pensée à l oeuvre derrière la révolution numérique. Cet ouvrage porte un regard neuf et salutaire sur le numérique et sur nos usages. Il nous met en garde contre la croyance en un miracle technique et en un monde à l efficacité sans faille où chacun serait contraint de revêtir la camisole de force numérique de la Silicon Valley.
Thriller politico-financier et roman d'apprentissage, cette vaste fresque raconte l'ascension prodigieuse de Grigori Yurdine, jeune orphelin de la Russie soviétique en pleine décomposition, jusqu'aux plus hautes sphères de la finance internationale.Un demi-siècle de la vie d'un homme décrit la chute d'un monde ancien et la naissance d'un monde nouveau, de la sombre ville sibérienne de Perm en 1975 à la Russie poutinienne de 2020 en passant par Londres, Paris, Moscou, New York ou les rives du lac de Côme ; de l'effondrement du communisme à la pandémie du Covid en passant par la crise des subprimes ; de la puissance économique des Etats à la puissance financière des grandes banques d'affaires en passant par les officines politiques et les services secrets.La profusion et la richesse des personnages, la multiplication des intrigues et sous-intrigues, les rebondissements et les coups de théâtre font de ce page turner à l'américaine - où l'on retrouve avec bonheur le rythme trépidant des meilleures séries contemporaines - le grand roman que l'on attendait sur la transformation du socialisme soviétique en capitalisme oligarchique.Une plongée vertigineuse au ceur des vrais univers du pouvoir.Notes Biographiques : Elena B. Morozov est le pseudonyme de l'auteur(e), qui allie une connaissance intime de la Russie à une parfaite maîtrise des rouages de la finance internationale.
L'ascension prodigieuse de Grigori Yurdine, jeune orphelin né dans la Russie soviétique en pleine décomposition, jusqu'aux plus hautes sphères de la finance internationale dépeint, en un demi-siècle, la chute d'un monde et la naissance d'un nouveau. De la sombre ville sibérienne de Perm en 1975 à la Russie poutinienne de 2020 en passant par Londres, Paris, Moscou, New York ou les rives du lac de Côme, de l'effondrement du communisme à la crise des subprimes et à la pandémie du Covid, cette vaste fresque est le grand roman que l'on attendait sur la transformation du socialisme soviétique en capitalisme oligarchique.
Lorsqu'il fut publié pour la première fois aux Etats-Unis en 1990, Epistémologie du placard devint immédiatement un classique qui, aux côtés des travaux de Judith Butler et de Teresa de Lauretis, posa les termes de la " théorie queer ". À mi-chemin entre les études féministes et les gay and lesbian studies, Eve Kosofsky Sedgwick déconstruit la sexualité comme Butler le genre. Dans cet ouvrage de référence, elle affirme que l'ensemble de la culture occidentale moderne s'articule autour de l'opposition homo/hétérosexuel et que celle-ci affecte les binarismes qui structurent l'épistémologie contemporaine, de savoir/ignorance à privé/public en passant par santé/maladie. S'appuyant sur de nombreux textes datant de la fin du XIXe et du début du XXe siècles (Wilde, Proust, Nietzsche, Melville et James), l'auteur traque l'émergence des nouveaux discours institutionnels médicaux, juridiques, littéraires et psychologiques, qui produiront en miroir les figures de " l'homosexuel " et de " l'hétérosexuel ", au détriment des multiples différences au c?ur des sexualités.
Pourquoi étudier aujourd'hui des textes littéraires rédigés il y a plusieurs siècles ? Pour quoi faire ? On répondra à ces questions en proposant un plaidoyer pour les lectures actualisantes, qui cherchent dans les textes d'hier de quoi réfléchir sur les problèmes d'aujourd'hui et de demain. Ce plaidoyer proposera en fait cinq livres reliés en un seul : une théorisation rigoureuse des méthodes, des enjeux et des limites du geste actualisateur ; un essai d'ontologie herméneutique, qui fait de l'activité de lecture le modèle de constitution de notre réalité humaine et sociale ; une tentative de cartographie des principaux changements sociétaux en cours, destinée à situer le rôle nouveau que sont appelées à jouer les activités d'interprétation ; une prise de position politique dénonçant les angles morts et les perspectives étriquées du néo-conservatisme dominant ; un ouvrage de vulgarisation, visant à faciliter l'accès aux problématiques actuelles de la théorie littéraire, de la réflexion herméneutique et des multiples noeuds qui unissent biopolitique, capitalisme cognitif et économie des affects. Cette démonstration articulée en 14 chapitres et scandée par 58 thèses succinctes invite son lecteur à conclure que, loin d'être condamnées à rester une discipline poussiéreuse, les études littéraires peuvent devenir le lieu d'une indiscipline exaltante, en plein centre des débats les plus brûlants de notre actualité.Yves Citton est professeur de littérature française du XVIIIe siècle à l'université de Grenoble-3 et membre de l'UMR LIRE (CNRS 5611). Outre une soixantaine d'articles sur la littérature et la pensée des Lumières, l'histoire de l'économie politique et le jazz, il a publié Impuissances (Aubier, 1994), Portrait de l'économiste en physiocrate (L'Harmattan, 2000), L'Envers de la liberté. L'invention d'un imaginaire spinoziste dans la France des Lumières (Editions Amsterdam, 2006) (Prix Rhône-Alpes du Livre 2007) et Spinoza et les sciences sociales (Editions Amsterdam, 2008, avec Frédéric Lardon). Il est membre du comité de rédaction des revues Multitudes et Dix-huitième siècle.
Dans la très riche histoire des études sur l'âge classique, c'est la première fois qu'un ouvrage se donne pour projet l'analyse comparative des philosophies de Pascal et de Spinoza. Les univers de pensée des deux auteurs ont longtemps été tenus pour si hétérogènes qu'il apparaissait inutile de réfléchir même à leur incompatibilité. Que pourraient bien avoir à se dire, en effet, le solitaire de Port-Royal, apologiste de la religion chrétienne, et le Juif athée de Voorburg ? C'est oublier que tous deux avaient sur leur table de travail la Bible et le Discours de la méthode, et que la même année, 1670, paraissent les Pensées et le Tractatus theologicopoliticus. Pascal et Spinoza partagent des intérêts communs, développent des problématisations parallèles, engagent des connivences souterraines et des divergences irréductibles. Sans se connaître, ils se sont en quelque sorte répondu. Les lectures croisées que propose cet ouvrage permettent d'apporter un éclairage suggestif sur leurs ?uvres respectives. L'investigation de ces points de rencontres et de désaccords s'avère aussi être, pour nous, une source d'idées nouvelles sur la conception de l'Écriture et de la religion, de l'anthropologie et de l'éthique, des sciences et de la politique, de la sagesse ou du salut. Au-delà de l'histoire des idées, mais aussi grâce à elle, cette première étude systématique et comparative du contraste Pascal-Spinoza offre au lecteur contemporain des frayages philosophiques éminemment prospectifs.
Dans ce livre, Charlotte Nordmann propose non seulement un exposé systématique et didactique de la sociologie de la "dépossession politique" élaborée par Pierre Bourdieu - dont elle souligne à la fois les aspects les plus convaincants et les faiblesses -, mais surtout confronte celle-ci à la critique radicale que lui a fait subir Jacques Rancière. Deux conceptions de la politique se trouvent ainsi opposées: la première insiste sur les mécanismes de la monopolisation et de la dépossession intellectuelles et politiques, et semble à première vue drastiquement limiter les possibilités concrètes d'émancipation; la seconde, dans.un geste que l'on pourrait dire pragmatiste, pose qu'une politique d'émancipation authentique doit partir du postulat de l'égalité et de ses effets, et que la considération des déterminismes sociaux ne peut que nous enfermer dans le cercle de la domination et de l'impuissance. La théorie sociologique de la politique est-elle condamnée à ignorer ce qui dans l'espace social interrompt la reproduction indéfinie de la domination? La position de Rancière n'est-elle pas marquée du sceau de l'idéalisme? Ne peut-on penser ensemble l'autonomie et l'hétéronomie radicales de la politique? Le pari à l'origine de ce livre est que la confrontation des travaux de Pierre Bourdieu et de Jacques Rancière, en révélant leurs points forts et leurs points aveugles, permet d'éclairer les voies d'une politique démocratique radicale pour notre temps.