Première étude d'envergure sur les monstres et le monstrueux en Russie, cet essai en dévoile les sources historiques, culturelles et littéraires. On y découvre tour à tour les termes qui disent les monstres en russe - ourod en est un - les mythes et légendes qui en content les aventures, l'imaginaire qui en dessine les contours visuels, les événements qui jalonnent leur parcours. Trois moments clés révèlent la puissance symbolique des monstres en Russie : au XVIIIe siècle, la Kunstkamera, considérée comme le premier musée russe, expose des monstres anatomiques - vivants ou en bocaux - côte à côte avec des animaux exotiques et des découvertes scientifiques et techniques. Au XIXe siècle, des êtres au physique jugé monstrueux sont exhibés dans des foires populaires et autres espaces de divertissement, marquant profondément la culture citadine de l'époque. Enfin, au tournant du XXe siècle, avec le développement fulgurant de la médecine et des sciences de la vie, le regard sur les monstres change encore : le scalpel des chirurgiens fait surgir la possibilité de soigner les anciens monstres et d'en créer de nouveaux. L'auteure se focalise sur des années charnières de l'histoire culturelle et sociale de la Russie, à savoir le premier tiers du XXe siècle, qui revisite en profondeur ce passé monstrueux. A l'heure de construire une société nouvelle, de faire table rase du passé, quel rôle les monstres ont-ils joué face à "l'homme nouveau" et à la "femme de demain" ? Pour répondre à cette question, l'auteure explore divers textes d'Alexandre Beliaev, Mikhaïl Boulgakov, Marietta Chaginian, Vladimir Maïakovski, Mikhaïl Ossorguine, Andreï Platonov, Andreï Sobol, Alexandre Tchaïanov, Iouri Tynianov ou encore Evgueni Zamiatine. L'extrême diversité des monstres dont témoigne la littérature de l'époque éclaire d'un jour nouveau la complexité du rapport à l'Autre dans la Russie d'hier comme d'aujourd'hui.
Nombre de pages
302
Date de parution
17/01/2020
Poids
1 384g
Largeur
212mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782889600168
Titre
Ourod. Autopsie culturelle des monstres en Russie
Auteur
Morard Annick
Editeur
LA BACONNIERE
Largeur
212
Poids
1384
Date de parution
20200117
Nombre de pages
302,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Auteur majeur du XXe siècle, consacré par le prix Nobel de littérature en 2015, Svetlana Alexievitch, dont l'oeuvre est publiée chez Actes Sud et Bourgois, a donné un grand nombre d'entretiens à la presse russe en particulier, pour expliquer sa démarche, justifier ses choix, présenter la cohérence de son oeuvre. Peu d'entre eux sont traduits. Nous nous proposons dans ce volume de publier deux de ces entretiens, qui constituent d'excellentes introductions et mises en perspectives du travail de Svetlana Alexievitch. Le premier, intitulé « Le socialisme est mort mais nous sommes toujours là », apporte des éléments importants sur la réception de son oeuvre à l'étranger et trouve donc une place tout à fait pertinente dans une publication tournée vers le public francophone. Le second est l'adaptation en français de l'allocution que Svetlana Alexievitch a donnée à l'Université de Genève lors de la réception de son prix de Docteure Honoris Causa en octobre 2017. Dans ce dernier texte, à teneur plus autobiographique, elle expose l'importance de son milieu d'origine, la valeur déterminante qu'a jouée la guerre patriotique dans son éducation et sa formation et des éléments de sa méthode. Cette publication sera accompagnée de sept textes et d'une lettre de Daniel de Roulet, qui mettent tous en valeur la dimension littéraire de cette oeuvre. Si l'on a souvent mis en avant le caractère puissant des témoignages qu'elle constitue, on a trop peu accordé d'attention à l'ancrage de Svetlana Alexievitch dans la tradition européenne de l'écriture de l'Histoire. Il s'agira donc de considérer la force littéraire de l'oeuvre de Svetlana Alexievitch, qui nous oblige à nous confronter aux violences historiques et politiques de notre temps mais aussi à nous s'interroger sur ce que peut la littérature face aux conflits armés (La guerre n'a pas un visage de femme, Les cercueils de zinc), à la catastrophe nucléaire de Tchernobyl (La supplication) et à la chute de la société et du régime soviétiques (La fin de l'homme rouge). L'orchestration des voix et le montage des documents révèlent la puissance pathétique de ces récits : l'Histoire est perçue depuis l'expérience individuelle en marge de l'héroïsme et bordée par l'effacement. Nathalie PiegayTable des matières : Svetlana Alexievitch « Le socialisme est mort, mais nous sommes toujours là » (trad. Maud Mabillard) Jean-Philippe Jaccard, « Svetlana Alexievitch, écrivain » Nathalie Piegay, « Roman choral » Martin Rueff, « Le report des voix » Claudia Pieralli, « Voix de nulle part. Une poétique de l'abandon » Annick Morard, « ??Le poing serré dans la poche?? ou le double langage du corps soviétique » Wladimir Berelowitch, « Le témoignage entre histoire et littérature (sur La fin de l'homme rouge) » Tiphaine Samoyault, « Verba volant » Daniel de Roulet, Lettre à Svetlana Alexievitch Svetlana Alexievitch, « L'histoire d'une utopie » (trad. Maud Mabillard)
Au détour de l'existence, la Fée de la montagne m'a happée, un jour d'hiver. Cet accident d'une douleur inavouable va être source d'une renaissance complète ; et si enfin je me permettais d'être moi-même ... Cet ouvrage sans filtre fait ressortir tous les aspects de mon être. Il a été mon support psychologique pendant une dure reconstruction. Morard Claude naît en 1967. Il est marié et père de quatre enfants. Ancien basketteur, il travaille dans la gestion immobilière. La montagne, la nature, le sport et sa famille sont ses grandes passions.
Résumé : Vous avez déjà tout oublié des longues heures passées démêler les fils des circuits électriques ou à résoudre les problèmes de vitesse de la lumière ? Les mots atome, ampère, énergie ou attraction gravitationnelle vous donnent des sueurs froides ? C'est le moment de vous reprendre en main ! Rafraîchissez votre mémoire, rattrapez votre retard, comblez vos lacunes, et comprenez enfin les notions qui vous ont terrifié sur les bancs de l'école ! Vous vous apercevrez, à travers les exercices et activités proposés, qu'en fin de compte, la physique, c'est ludique ! Electricité ¤ Structure de la matière ¤ Mécanique optique ¤ Structure de l'univers ¤ Sciences modernes Ce cahier contient des rappels de cours pour vous remémorer les notions en un clin d'oeil des exercices d'application avec plusieurs niveaux de difficulté pour progresser des encadrés "Le saviez-vous ?" pour parfaire votre culture en physique des QCM express pour vous détendre en deux notions un ton ludique et décomplexant pour ne pas - trop - vous prendre la tête !
La Magie de la Métamorphose est une série de 4 ateliers à la découverte de la puberté. Ils sont spécialement créés pour les jeunes filles de 8 à 13 ans qui souhaitent partir à la découverte de leur corps qui change et de leurs émotions, dans un espace bienveillant et sécuritaire. Ce carnet de coloriages est une collection de mantras et coloriages bienveillants issus des ateliers, pour accueillir et vivre pleinement la puberté comme une métamorphose.
Le canisme: une rêverie (de métamorphose) sur l'être-chien. Le Cynisme: une philosophie de la nature, et du courage de la vérité. Le cynisme: dessèchement amer, égoïsme glorieux de lui-même, incrédulité généralisée, nivellement universel des valeurs. Trois chemins, séparés ou se croisant, qu'ont explorés certains écrivains, en France, au XXe siècle: Michaux, Queneau, Bataille, Drieu la Rochelle, Nimier. C'est une famille d'esprits: celle des chiens de plume. Les suivant, à travers poèmes, pages romanesques, diatribes et satires, on verra comment leur pratique littéraire, à divers degrés, met en ?uvre et en question la philosophie de Diogène, ou la bassesse cynique. On entendra aussi comment, promoteurs de l'informe ou esthètes de la négligence, ils aboient rageusement contre l'Art. Surtout, on comprendra à quel point le cynisme, phénomène fascinant et désespérant, accuse les traits de notre modernité.
Depuis Sortie d'usine (1982), l'oeuvre de François Bon s'honore d'inscrire pour mémoire la disparition d'un monde, ne fût-elle visible qu'en l'infra-ordinaire. Cependant, de récits en biographies des Rolling Stones ou de Led Zeppelin, de pièces de théâtre en essais sur le numérique, cette oeuvre profuse se garde d'une vision passéiste qui se complairait dans le regret d'un temps perdu.Écrire la bascule signifie ainsi se laisser aspirer par le vide de l'ancien, au moment où le nouveau tente de l'investir, puis en bâtir une structure tuilée qui puisse supporter l'oeuvre et le monde appelé à y résonner. De la fin à la bascule, la nuance n'est pas que de lexique : écrire la bascule d'un monde, c'est maintenir le texte ouvert contre la tentation de la nostalgie, l'astreindre sans cesse à la véhémence jusqu'à l'incantation, rageuse parfois, de se savoir quête vive car vaine. Aussi la bascule dans l'oeuvre de François Bon a-t-elle à voir avec la légitimité illégitime de la littérature comme geste tendant à la maîtrise et à la déprise du monde ou du sujet.Ce n'est qu'en déséquilibre, entre fixé et effondré, que l'acte d'écrire prend sens. Seule une telle instabilité, source d'une constante invention de formes, dote l'écriture d'une densité neuve, tissée d'urgence, d'aléatoire et d'irrémédiable.
Jura, 1911. Une femme se désespère d'être à nouveau enceinte. Pour implorer la fin de sa grossesse, elle se rend au Gouffre du Diable. A partir de ce lieu dont la terrifiante et réelle histoire nous est contée, Raluca Antonescu entrelace quatre générations de femmes qui traversent le siècle. Lorsqu'il y a plus d'une fleur sur une tige, on parle d'inflorescence. Les personnages de ce roman se construisent au sein de leur jardin, chacune à son rythme, en se réappropriant leur vie. L'inflorescence se fait l'expression de la transmission muette entre générations, le jardin un lieu-miroir qui n'appartient qu'à soi et permet la reconstruction. Jardin ou gouffre, pépinière en Argentine ou plates-bandes ordonnées d'un lotissement Levitt, pollinisation ou pollution ; l'auteure observe ce perpétuel balancier. Née à Bucarest en 1976, Raluca Antonescu est arrivée en Suisse à l'âge de quatre ans. Après une formation aux Arts décoratifs et aux Beaux-arts, elle travaille à des documentaires puis enseigne les arts plastiques. Inflorescence est son troisième roman après L'inondation (2014) et Sol (2017).
Figure majeure de la bohème pragoise du début du XXe siècle, Jaroslav Hasek (1883-1923) était un "palabreur", de ceux qui captent les propos d'auberge mélangeant chronique politique, ragot et délire. Observateur subtil d'un monde grotesque, Halek met en scène des anti-héros ingénus confrontés à un pouvoir obtus. Ici, la direction du pénitencier met tout en oeuvre pour guérir un condamné à mort victime d'un empoisonnement alimentaire lors de son dernier repas, afin d'assurer son exécution en bonne et due forme ; là, madame Stallová, chargée de patronner la cérémonie funéraire des quatre employés ayant trouvé la mort dans la mine de son mari, dépense l'argent récolté au bénéfice des veuves pour organiser une cérémonie somptueuse et acheter une nouvelle tenue, "parce qu'il faut tout de même faire quelque chose pour ces malheureux". Antérieures à la rédaction des Aventures du brave soldat Svejk, ces truculentes nouvelles satiriques préfigurent déjà les grands thèmes du roman : bêtise, antimilitarisme, anticléricalisme et critique acerbe du pouvoir. Comme son exact contemporain Kafka, mais par des voies différentes, Hasek participe au renouvellement de la littérature tchèque. Il débusque la part d'absurde et de folie qui se cache sous l'apparence du quotidien et du banal, sous le masque des conventions et la fausse gravité de nos actes. Les vingt-cinq "humoresques" qui composent ce recueil ont été réunies et traduites par Michel Chasteau.