Présentation de l'éditeur Catalogue officiel de l'exposition "Aaron Siskind L’autre réalité photographique " au Pavillon Populaire de Montpellier du 28 novembre 2014 au 23 février 2015. Aaron Siskind (1903-1991), enseignant, journaliste, photographe, n’a pas eu la chance de ses pairs photographes américains : l’influence de son œuvre n’est pas à la hauteur des très rares ouvrages qui lui sont consacrés. Il était urgent de publier une monographie qui soit autre chose qu’un beau livre illustré. L’originalité de cet artiste, sans précédent dans la photographie américaine, a pu créer un contresens sur son œuvre, tendue entre l’influence de Walker Evans et celle de l’européen Moholy Nagy. Celle-ci, commencée dans les années 1930 sous le signe d’un réalisme documentaire des plus rigoureux prend, à partir des années 1950, sous l’influence et la fréquentation des peintres de l’Expressionnisme abstrait, une allure résolument abstraite, expérimentale, au formalisme symbolique difficile, exigeant. On a eu du mal à expliquer un passage aussi radical d’une esthétique à une autre. L’ouvrage qui est ici proposé par Gilles Mora tente, de façon exhaustive, d’expliciter ce passage, plus dans le sens d’une transition et d’une continuité prévisibles, que d’une coupure inexplicable. Il resitue dans le contexte des années 30 et de la Grande Dépression, le travail d’élucidation mené par Siskind – en particulier dans le cadre de la très politique Photo League- autour des usages de l’image documentaire, marquée, dès ses débuts, par un souci de maîtrise de la mise en forme, plus que par celui de l’anecdote. Puis, s’appuyant sur des projets intermédiaires, qui, à partir des années 40, rendent compte de son attraction pour la photographie vernaculaire et d’architecture, il décrit le trajet de Siskind, enseignant au New Bauhaus de Chicago (Institute of Design), puis à la Rhode Island School of Design, ami de De Kooning ou de Franz Kline, vers une photographie dont l’abstraction maîtrisée s’ancre, en définitive, dans un réalisme photographique jamais repoussé, mais utilisé de façon photographiquement différente. Siskind n’apparaît nullement par un photographe tenté par la peinture, mais passionné par la confrontation des deux mediums, sans jamais renier le sien, qu’il pousse vers de nouvelles voies. Ses voyages dans le monde entier sont alors le prétexte à un relevé de signes ou de configurations graphiques empruntant aussi bien au formalisme symbolique de Weston, qu’au surréalisme subtil de Frederick Sommer, et se rapprochant de l’ « Objektive fotografie » européenne. Monographie officielle réalisée à partir des archives d’Aaron Siskind, déposées au Center for Creative Photography de Tucson, avec l’appui de la Fondation Aaron Siskind de New York.
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Date de parution
01/10/2014
Poids
1 734g
Largeur
260mm
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EAN
9782754107624
Titre
Aaron Siskind une autre réalité photographique
ISBN
2754107622
Auteur
Mora Gilles
Editeur
HAZAN
Largeur
260
Poids
1734
Date de parution
20141001
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Cet ouvrage simple et didactique explique en quinze questions l'art du photographe américain Walker Evans (1903-1975), dont on dit qu'il était à la photographie ce qu'était Edward Hopper à la peinture. En ce sens, il incarne l'esprit même de la modernité. Très influencé par la littérature et la culture françaises, son oeuvre est une expérimentation constante entre le réalisme documentaire et la recherche visuelle la plus novatrice. Maître de l'enregistrement photographique, il a davantage cherché à consigner qu'à esthétiser. Walker Evans a donné à la photographie une impulsion nouvelle, déconstruisant la notion de portrait, favorisant le travail sériel, promouvant la notion de sujet anonyme, autant que celle d'objet vernaculaire. Son influence sur le devenir de la photographie contemporaine est d'une importance inégalée, à la hauteur de ce que fut la complexité du personnage et de ses réalisations photographiques. Ce petit livre pédagogique explique en quinze textes concis et clairs la portée décisive de l'oeuvre. Il est le "que sais-je" idéal pour comprendre Walker Evans au moment de la rétrospective que le Centre Pompidou consacre au photographe à partir d'avril 2017.
Les décennies 1960 et 1970 furent, sans aucun doute, les plus excitantes de l'histoire de la photographie américaine. Les photographes de cette période s'y sont engagés, peut-être pour la dernière fois, dans l'expérimentation de toutes les possibilités offertes pour la dernière fois, dans l'expérimentation de toutes les possibilités offertes par le travail de défrichement de leurs prédécesseurs, afin de donner à la photographie son statut d'art spécifique. Dans un contexte artistique qui tente de plus en plus de s'affranchir des limites traditionnelles de la modernité (du pop art à l'art conceptuel), les photographes et les artistes s'emparèrent de la photographie d'une façon radicale, soit pour affiner les enjeux du document photographique, soit pour explorer les limites expressives de l'image argentique. Véritables héros d'une modernité tourmentée, impatiente de se redéfinir ou de se remettre en question, les photographes américains, en quelque vingt folles années, donnèrent à leur art les éclats les plus vifs, avant que la photographie ne soit absorbée dans les mouvements postmodernistes. Ce livre de Gilles Mora est la première rétrospective consacrée à cette période de la photographie américaine. Il est aussi, à travers un point de vue personnel affirmé, une véritable anthologie visuelle, autant qu'une approche critique, d'une époque où la photographie est parvenue au triomphe d'une reconnaissance économique et artistique sans précédent.
Résumé : Pour le grand public, Andy Summers est le génial guitariste et compositeur du groupe mythique The Police, l'un des plus connus au monde. Parallèlement à son activité musicale, Summers a cependant construit une oeuvre photographique unique, contrepartie mentale et visuelle de sa musique, marquée par une recherche mélodique complexe, des harmonies aux couleurs plutôt mélancoliques, voire convulsives. Les sujets photographiques qu'il privilégie ? activités des métropoles américaines ou japonaises, rues fascinantes des cités sud-américaines... ? appartiennent principalement à cette frange du surréalisme urbain, si chère aux écrivains français André Breton et Louis Aragon, qui en ont exploré l'étrangeté fructueuse. Le style photographique d'Andy Summers touche à cette "inquiétante étrangeté" dont parle Sigmund Freud, sentiment d'anxiété face à un domaine familier semblant soudain masquer un secret générateur d'angoisse. Summers apparaît comme un guetteur nostalgique, désireux de soustraire les derniers éclats poétiques ou les secrets insolites d'un monde encore diversifié, enregistré avant sa liquidation finale engagée par la globalisation.
Revenant sur l'oeuvre de Degas, Werner Hofmann réussit à ouvrir d'étonnantes perspectives inédites en la confrontant à la notion de réalisme. Si Degas (1834-1917) a régulièrement participé aux expositions des impressionnistes, dès ses débuts, il a opposé à l'interprétation harmonieuse de la réalité de ses collègues une peinture de la vie sociale, traversée de tensions. II met à nu la fragilité du monde bourgeois ainsi que celle des relations humaines qui s'y jouent, Il convoque les zones marginales de la société où les figures de la femme sont repasseuses, modistes, danseuses ou prostituées. Degas les révèle seules et au travail, à travers leur corps, paré, usé, marqué et, parfois seulement, libre. L'attirent l'isolement humain et les phénomènes de distanciation, lesquels correspondent aux expérimentations formelles qui lui permettent de briser l'ordonnancement solide d'un espace structuré par la perspective centrale. En lieu et place de celui-ci, il invente des espaces diffus, hétérogènes ou fragmentés traversés par des tensions intérieures. Werner Hofmann ancre le cheminement artistique de Degas à l'intérieur des grandes tendances du XIXe siècle, David, Ingres, Delacroix, Courbet et les oeuvres des impressionnistes. De cette manière, il rend visible les lignes que trace la tradition mais surtout la manière personnelle et la puissance d'innovation de l'art de Degas, lequel, faisant contrepoint à l'oeuvre de Cézanne, ouvre une autre voie conduisant au XXe siècle.Historien de l'art de renommée internationale, Werner r Hofmann, né à Vienne, a dirigé la Kunsthalle de Hambourg jusqu'en 1990. Outre les expositions qu'il a organisées, ses ouvrages les plus célèbres sont L'Art entre 1750 et 1830 (1995), La Modernité vue dans le rétroviseur. Les voies de l'histoire de l'art (1998), Caspar David Friedrich (4e édition, 2007), Goya (2e édition, 2005).
Riche d'un ensemble remarquable des tableaux de Mantegna, de loin le plus important hors d'Italie, que viendront compléter des prêts exceptionnels, le musée du Louvre consacre, pour la première fois en France, une rétrospective majeure à cette figure éminente de la Renaissance en Italie du Nord. Formé dans le milieu humaniste de Padoue et de Ferrare, Mantegna va se distinguer par son goût "antiquaire", obsédé par la restitution imaginaire et documentée à la fois d'une Antiquité rêvée et par son talent d'invention allégorique et savante. A la cour de Mantoue, auprès d'Isabelle d'Este et de son mari le duc de Gonzague, il va développer, par la fresque, les peintures sur bois mais aussi par la gravure, une oeuvre qui influencera au-delà des artistes de la péninsule jusqu'à Dürer. L'exposition et son catalogue s'attacheront à montrer, à travers des oeuvres de techniques très diverses, les étapes majeures de la carrière de cet artiste, menée entre Padoue, Vérone et Mantoue durant la seconde moitié du XVe siècle, son influence sur ses contemporains et la diffusion précoce de son art dans toute l'Europe.
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Objet et sujet de tous les regards, le visage humain est omniprésent et toujours difficile à saisir : jamais nous ne pouvons être tout à fait certains qu'il se livre entièrement à nous. En partie en raison de cette ambivalence, il est devenu un objet d'étude au croisement de disciplines fort diverses, de la neurophysiologie à la philosophie du corps, de l'anthropologie culturelle à l'histoire des arts visuels. Il est ainsi analysé aussi bien comme enveloppe, surface, matériau, médium, théâtre des opérations, objet culturel, social, et politique, mais peut-être avant tout comme une prérogative de l'espèce humaine. Or toutes les interrogations qu'il suscite convergent vers une question à la fois très simple dans sa formulation et infiniment complexe dans les multiples réponses que l'on peut y apporter : qu'est-ce qu'un visage ? En choisissant une approche encyclopédique dans un ouvrage richement illustré, l'auteur favorise plusieurs types de lectures : une lecture méthodique, mais aussi des consultations ponctuelles et des découvertes aléatoires, afin de restituer un peu de ce que les recherches menées lors de cette enquête doivent au hasard des rencontres, des profils perdus et des singuliers face-à-face.