Né en 1939, l'écrivain britannique Michael Moorcock est un enfant du Blitz. C'est dans un Londres pilonné par les V1 d'Hitler qu'il vit ses toutes premières années. De quoi laisser des traces indélébiles dans l'esprit d'un petit garçon qui n'a connu d'autre monde que celui noir et gris de la guerre. En 1944, à la veille d'un Noël marqué par la peur et les privations, sa mère l'emmène chez Kennards, le grand magasin de Croydon. C'est là, « dans cet établissement de la taille d'une ville, à tout le moins d'un château aux dimensions illimitées, dans ce manoir aux merveilles », qu'il va tomber fou d'une couleur qui le hantera toute sa vie. Une couleur unique, magique. Une couleur qu'il n'a encore jamais vue. La couleur du rêve. Elle émane d'une enseigne au-dessus de la grotte du Père Noël, un néon arraché aux stocks des temps de paix. L'indigo. « Un bleu si vibrant qu'il enflammait mon imagination et que je ne pouvais en détacher mon regard. Plus tard, j'ai appris sans surprise que c'était pour elle que les Touaregs acceptaient avec tant d'enthousiasme de commercer avec les voyageurs anglais qui leur apportaient la teinture d'indigo, qu'ils aimaient tant qu'ils s'en faisaient une nouvelle peau. »Inspiré par le magnifique poème en prose de Dylan Thomas, Un Noël d'enfance au Pays de Galles, Moorcock prend prétexte de cette première illumination pour évoquer une enfance libre, aventureuse, incroyablement propice à l'imagination, dans les décombres d'une capitale dévastée par la furia guerrière, où chaque friche, chaque immeuble éventré deviennent prétexte à des jeux dangereux. L'auteur d'Elric le Nécromancien, de Jerry Cornelius ou du chef-d??uvre Mother London, roman psychogéographique décrivant un Londres ouvert jusqu'à l'os, livre ici les sources et les secrets de son art unique, inégalé.
Nombre de pages
128
Date de parution
20/11/2026
Poids
300g
Largeur
115mm
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EAN
9782488611060
Auteur
Moorcock Michael
Editeur
LA SIRENE
Largeur
115
Date de parution
20261120
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128,00 €
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Plus original que tous les originaux, Jherek Carnelian, un des immortels de la fin des temps, est tombé éperdument amoureux d'une prude jeune femme qu'il avait arrachée à l'ère victorienne. Et voilà que la belle Amélia a disparu dans les pièges de l'espace-temps, pour le plus grand désespoir de Jherek dont les langueurs commencent à agacer ses contemporains. Mais veille le dieu de l'amour et du hasard : catapulté à la suite de circonstances diverses et opportunes en plein XIX ? siècle, il y rencontre H. G. Wells qui se fait un devoir de le conduire chez sa belle. Mais Mr. Underwood, en mari jaloux qui n'a jamais entendu parler de voyage temporel, ne va certainement pas se satisfaire des explications confuses de Madame...
Josef Kiss a le pouvoir. Il peut entendre vos pensées les plus intimes, désamorcer les bombes qui n'ont pas explosé, retrouver les survivants sous les décombres du Blitz. C'est un héros de la bataille d'Angleterre, mais aussi un artiste de music-hall déchiré par ses démons, crucifié à la ville de Londres tel un papillon par son épingle. Tout comme Josef, Mary Gasalee est télépathe. Après un long coma dû au Blitz, quinze années passées au Pays des Rêves, elle rencontre Josef mais aussi David Mummery, le jeune écrivain fasciné par le peuple étrange qui habite les égouts londoniens... Tous trois, et d'autres, se heurteront à la bonne société britannique qui, incapable de reconnaître leurs pouvoirs, ne cessera de les considérer comme fous. Avec Mother London, souvent cité comme son chef-d'?uvre, Michel Moorcock nous propose les histoires d'amour et de mort d'un groupe de télépathes londoniens, une fresque courant sur cinquante ans.
J'ai écrit ces dernières années des histoires sur la famille von Bek et ses diverses branches, dont les Begg et les Beck d'Angleterre, les Bekovs de Russie. Comme les personnages de la série Jerry Cornelius, les von Bek évoluent dans divers milieux et leurs expériences sont très variées, allant du miraculeux au prosaïque. Ils sont descendus en enfer et se sont dressés aux portes du Paradis. Ils ont été soldats, femmes au foyer, scientifiques, play-boys, politiciens et groupies. Mais tous ont été avant tout des individus qui ont cherché, sous une forme ou une autre, un Saint-Graal. Ce Graal a parfois été un merveilleux calice aux propriétés magiques, mais la plupart du temps il a pris la forme de rapport entre individus, de plénitude sexuelle ou de révélation spirituelle. Les nouvelles de ce recueil parlent principalement de gens qui cherchent leur voie ou un sens à leur existence. Peut-être en raison de leur thème, ces récits ont un accent élégiaque. J'espère qu'ils ne reflètent ni désespoir ni cynisme, seulement un optimisme prudent dans la capacité des êtres humains à surmonter ces traits autodestructeurs qui nous différencient si péniblement des anges. " (Michael Moorcock)
Entre 1965 et 1967, plus de 1 600 000 tonnes de bombes ont été lâchées sur le Vietnam, soit 39 kg de bombe par habitant. Si la guerre du Vietnam est le premier conflit médiatisé à outrance, très rares sont les journalistes qui choisissent alors d'en rendre compte du point de vue nord-vietnamien. Madeleine Riffaud est de ceux-là. En 1966, c'est à Hanoï qu'elle décide de se rendre, sous les bombardements américains qui redoublent d'intensité. Publié une première fois en 1967, ce livre est le carnet de route de ces deux mois passés en immersion totale parmi les Vietnamiens en lutte. Plus qu'un reportage, c'est un document historique que nous donne ici en héritage la journaliste. Elle y raconte les réalités de cette guerre postcoloniale et la résilience d'un peuple déterminé à défendre sa souveraineté. Madeleine Riffaud ne sera jamais du côté de ceux qui bombardent les populations civiles.Si Dans les maquis Vietcong, Madeleine témoigne de la lutte des Sud Vietnamiens contre le gouvernement allié des Américains, Ecrits sous les bombes détaille la vie sous pression des habitants du Nord. La lutte militaire, armée, mais aussi comment la population nord-vietnamienne vit la guerre tout en ne sacrifiant rien de leurs idéaux ou de leurs habitudes quotidiennes. Alors que la presse européenne est surtout présente dans le Sud, Madeleine est l'unique femme reporter de guerre à être présentes à Hanoï et Haïphong, et à écrire sous les bombes larguées quotidiennement par les Américains.
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À 19 ans, Ginette Kolinka est arrachée à sa vie pour être déportée à Auschwitz-Birkenau. Son père, son frère et son neveu y sont assassinés.Elle seule revient. Longtemps, elle se tait. Quarante-cinq ans de silence, puis un basculement : dire, raconter, transmettre...Ce livre, sous forme d'entretiens, donne à entendre une voix d'une clarté bouleversante. Ginette Kolinka y évoque la déportation, mais aussi les poisons toujours présents : le racisme, l'antisémitisme, le négationnisme, la haine politique. Son récit n'est pas une leçon d'histoire figée, c'est un cri contre l'oubli et l'indifférence.Chaque mot frappe juste. Chaque page interpelle. Lire ce témoignage, c'est comprendre que la mémoire n'appartient pas au passé : elle engage notre présent et notre avenir.C'est à l'initiative de la dessinatrice Catel Muller que ces entretiens ont vu le jour, portés par ses dessins qui prolongent la force du témoignage.Entretiens inédits et illustrés
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