Josef Kiss a le pouvoir. Il peut entendre vos pensées les plus intimes, désamorcer les bombes qui n'ont pas explosé, retrouver les survivants sous les décombres du Blitz. C'est un héros de la bataille d'Angleterre, mais aussi un artiste de music-hall déchiré par ses démons, crucifié à la ville de Londres tel un papillon par son épingle. Tout comme Josef, Mary Gasalee est télépathe. Après un long coma dû au Blitz, quinze années passées au Pays des Rêves, elle rencontre Josef mais aussi David Mummery, le jeune écrivain fasciné par le peuple étrange qui habite les égouts londoniens... Tous trois, et d'autres, se heurteront à la bonne société britannique qui, incapable de reconnaître leurs pouvoirs, ne cessera de les considérer comme fous. Avec Mother London, souvent cité comme son chef-d'?uvre, Michel Moorcock nous propose les histoires d'amour et de mort d'un groupe de télépathes londoniens, une fresque courant sur cinquante ans.
Nombre de pages
634
Date de parution
06/03/2002
Poids
598g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782207251836
Titre
Mother London
Auteur
Moorcock Michael
Editeur
DENOEL
Largeur
140
Poids
598
Date de parution
20020306
Nombre de pages
634,00 €
Disponibilité
Epuisé
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J'ai écrit ces dernières années des histoires sur la famille von Bek et ses diverses branches, dont les Begg et les Beck d'Angleterre, les Bekovs de Russie. Comme les personnages de la série Jerry Cornelius, les von Bek évoluent dans divers milieux et leurs expériences sont très variées, allant du miraculeux au prosaïque. Ils sont descendus en enfer et se sont dressés aux portes du Paradis. Ils ont été soldats, femmes au foyer, scientifiques, play-boys, politiciens et groupies. Mais tous ont été avant tout des individus qui ont cherché, sous une forme ou une autre, un Saint-Graal. Ce Graal a parfois été un merveilleux calice aux propriétés magiques, mais la plupart du temps il a pris la forme de rapport entre individus, de plénitude sexuelle ou de révélation spirituelle. Les nouvelles de ce recueil parlent principalement de gens qui cherchent leur voie ou un sens à leur existence. Peut-être en raison de leur thème, ces récits ont un accent élégiaque. J'espère qu'ils ne reflètent ni désespoir ni cynisme, seulement un optimisme prudent dans la capacité des êtres humains à surmonter ces traits autodestructeurs qui nous différencient si péniblement des anges. " (Michael Moorcock)
Il y avait en ce temps-là des océans de lumière et des cités dans les cieux et de farouches bêtes volantes en bronze... C'était le temps des dieux qui se manifestaient sur notre monde en tous ses aspects, le temps de la magie et des fantasmes... C'était un temps de richesse et un temps d'obscurantisme. Le temps des Maîtres de l'Epée. Le temps où se mouraient les Vadhaghs et les Nhadraghs, ennemis de temps immémorial. Le temps où l'Homme, esclave de la peur, commençait à se manifester, apportant avec lui la mort et la terreur...
Ce livre fut écrit au jour le jour. Il a duré le temps de l'amour qu'il dit, qui est le temps où cet amour valait d'être dit. Il a commencé comme lui, dans l'émerveillement, il a fini comme lui dans le désabusement. Entre les deux, une vieille histoire : celle du bonheur sans cesse invoqué, sans cesse atermoyé, et en filigrane sa décomposition, mot à mot, puis de geste en geste. Ç'aurait pu être un journal de bord, au bord d'une Absence annoncée. Mais en amour - passion oblige - me quittent mon regard " clinique ", mes envies de lucidité. En somme, j'ai de la tendresse pour mes égarements, et j'en ai pour les " égarantes ". Après tout, c'est déjà bien assez que dans mes écritures qui parlent de la société en général au lieu de parler de la Femme en particulier, je ne puisse m'empêcher d'être impitoyable plus souvent qu'indulgent. Nous, amants au bonheur ne croyant... n'est donc pas un livre qui désespère de l'amour. C'en est un qui, pour désespérer de l'amour heureux, n'en sait peut-être pas moins, même confusément, pourquoi sa vraie grandeur, à l'amour, secrète, inexplicable, c'est de ne l'être pas, heureux, mais surtout de ne point vouloir à tout prix l'être.
Donc, jadis, je suis allé vers les mots pour leur odeur, leur chair et pour le bruit très érotique qu'émettaient leurs enjambées sur les pages de tel livre, sur les lèvres de telle bouche. Donc, j'ai commencé à écrire d'instinct ce que ma conscience espérait pour son agrandissement et mon esprit pour sa libération. Donc, ce donc est l'autre nom que je donne au rythme qui m'a mis dans l'impérieuse nécessité de faire oeuvre littéraire des mouvements les plus intimes de ma vie organique. Donc, c'est ainsi que mon corps a écrit ce qu'il a écrit à la température des sensations et des désirs que lui inspirait sa relation amoureuse ou polémique avec les fondements de l'être, selon que cet être puisait l'essentiel de sa respiration dans un souffle d'avant le cadastre ou selon qu'il l'abandonnait à la mécanique des inhalations de concepts. Donc, ce livre fait monter le son d'une existence passée à rendre sa musique familière à l'obscur tonnerre du dernier des crescendos, celui-là même qui a sans doute manqué au Boléro de Ravel pour être assourdissant tout en demeurant indiciblement mélodieux. Donc. Marcel Moreau Biographie de l'auteur Né en 1933 en Belgique, Marcel Moreau a construit une oeuvre majeure dont quatre grands titres, Quintes, L'Ivre Livre, Le Sacre de la femme et Discours contre les entraves, ont récemment été réédités. Dans Des hallalis dans les alléluias, l'auteur se soumet à une bouleversante et ultime interview avec la femme de son dernier souffle...