Si la science et la religion tentent de répondre à la question de l'origine de la vie, ni l'une ni l'autre ne s'interrogent vraiment sur sa nature. Certes, la vie est bien cet ensemble de mécanismes étudiés par les biologistes mais c'est aussi et avant tout un phénomène à part entière. Les sciences biologiques expliquent la vie en se référant à la théorie de l'évolution, à l'ADN et au rôle des protéines mais restent à l'extérieur de la vie proprement dite. La vie ne se réduit donc ni à l'objet décrit par les biologistes ni à l'esprit invoqué par les religieux. Découvrir le phénomène vital, c'est comprendre comment l'externe s'articule à l'interne, le corps à l'âme, le biologique au psychique, le conscient à l'inconscient. Ce livre retrace les moments du noeud vital en prenant appui sur les sciences biologiques mais aussi sur celles de la conscience telles que la philosophie, la psychanalyse ou la phénoménologie, et révèle ainsi ce que l'on a coutume d'appeler la complexité de la vie
Nombre de pages
290
Date de parution
05/02/2009
Poids
392g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782841744770
Titre
Questions vitales. Vie biologique, vie psychique
Auteur
Monnoyeur Françoise
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
392
Date de parution
20090205
Nombre de pages
290,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Descartes développe, dans ses « Principes de la philosophie », les principes fondateurs de son système construit sur l'identification de la matière à l'espace. L'analyse de ses principes nous invite à repenser le rôle de la métaphysique dans la constitution de la science et permet aussi de comprendre comment les concepts de matière, substance, espace, étendue géométrique, mouvement, infini et vide sont devenus les questions centrales de la science du XVIIe siècle.
Dès le IVe siècle av. J.-C., Aristote tente de définir les différents aspects de l'infini...Dès le IVe siècle av. J.-C., Aristote tente de définir les différents aspects de l'infini. Il distinguait l'infini actuel, auquel il déniait toute réalité, de l'infini potentiel, auquel il accordait une existence mathématique. Mathématiciens, philosophes et astronomes n'ont cessé depuis de revisiter ces deux expressions au gré de leurs conceptions théologiques ou artistiques. Bruno, Descartes, Pascal et Leibniz concluent que le monde est dépendant de l'infini actuel, dont les théologiens avaient fait le domaine exclusif de Dieu ; Bolzano et Cantor, eux, théorisent pour la première fois l'existence d'un infini actuel en mathématiques.Au cours des siècles, tous se sont donné les moyens intellectuels, institutionnels et techniques de prouver l'existence de l'infini en dehors de tout contexte religieux. Cependant, et malgré l'importance et le nombre de leurs découvertes, l'ancienne question, celle de savoir si le cosmos infini existe ou pas, demeure toujours irrésolue.
Il y a exactement deux siècles, en 1821, Charles Nodier inventait l'appellation "genre frénétique" pour désigner la face sombre du romantisme, sa part d'horreur et d'excès, et il fustigeait l'immoralité du genre tout en reconnaissant les séductions sulfureuses que celui-ci exerce sur le lecteur. Alors que la critique du XXe siècle, des surréalistes à Annie Le Brun et Jean-Luc Steinmetz, a retourné la condamnation moralisatrice du XIXe siècle en faisant l'éloge de la portée subversive de ces oeuvres qui structurent leurs intrigues autour du conflit entre le bien et le mal, il est temps d'adopter une approche dépassionnée des morales du romantisme noir. Si les oeuvres noires, comme on le leur a parfois reproché, se caractérisent par leur manichéisme, celui-ci peut prendre des formes variées. Les romans valorisant la vertu et l'innocence de l'héroïne s'opposent ainsi aux récits sadiens faisant goûter au lecteur les délices vertigineuses de la cruauté. Dès l'époque romantique se multiplient les oeuvres ambivalentes, qui, infusant l'ironie dans le modèle du roman noir, rendent plus incertaine la frontière entre bien et mal. Quelles sont les valeurs défendues dans ces fictions ? Les variations morales dessinent-elles une évolution historique ? Sont-elles corrélées à des tendances esthétiques particulières ? Les études réunies ici proposent quelques réponses à ces questions, à travers l'analyse de l'axiologie du romantisme noir de Ducray-Duminil à Gaston Leroux, en passant par Nodier, George Sand, Balzac ou Pétrus Borel.
Comment des écrivains qui n'ont pas vécu la Shoah racontent-ils cet événement ? En France, cette question s'est posée de manière polémique à la parution des Bienveillantes de Jonathan Littell (2006) et de Jan Karski de Yannick Haenel (2009). Cet essai est consacré à l'ensemble de la littérature écrite en français par la génération des petits-enfants, soit par vingt-deux auteurs, qu'il s'agisse de descendants de victimes de la Shoah ou d'auteurs qui se sentent héritiers de cette mémoire. L'analyse de ces oeuvres permet de se pencher sur des questions très actuelles, comme la délicate appropriation d'un héritage, les supposés dangers de la fiction, ou encore l'utopie qui consiste à croire que l'on peut se faire témoin du témoin ou réparer le passé.
Si la plus importante figure philosophique du vingtième siècle était une femme, ce serait Simone Weil (1909-1943), comme on commence à le discerner aujourd'hui. En parcourant les lieux par où elle est passée, ce livre tente de reconstituer le chemin intellectuel et spirituel de Simone Weil. A chaque lieu, qui constitue un moment mental, est attaché un questionnement majeur de son oeuvre, si bien qu'à la fin la pensée de la philosophe apparaît dans sa globalité : c'est d'abord une philosophie de l'esprit où le miracle de la pensée tient dans le mystère des inspirations qui nous traversent. Mais Simone Weil ne peut suivre le fil de ses pensées que si elle se confronte à l'actualité de son époque, de 1929 à 1943, et qu'à travers les milieux sociaux très différents où elle sème le trouble (du syndicalisme à la France libre de Londres, en passant par le monde des usines, la guerre d'Espagne, l'exode de Juifs français) et les rencontres qu'elle fait. C'est une pensée à la fois très intérieure (mystique même) et complètement ouverte aux problèmes économiques, sociaux et politiques d'une tranche d'Histoire que ces pages essaient de reconstruire à partir de la géographie concrète que sa vie dessine. Cependant, l'ouvrage refuse d'enfermer Simone Weil en son temps et prend le risque d'actualiser sa pensée en interrogeant ce que sont devenus les campagnes, les villes et les pays qu'elle a traversés, jusqu'à faire un état des lieux de la France d'aujourd'hui. Une lecture des lieux à partir de sa pensée ; une lecture de sa pensée à travers les lieux.