K comme Kolonie. Kafka et la de´colonisation de l'imaginaire
Mondzain Marie-José
FABRIQUE
14,00 €
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EAN :9782358721936
La question coloniale est interroge ? e avec une particulie`re insistance aujourd'hui en raison du retour des manifestations violentes du racisme et des diverses figures de l'exclusion. La de ? colo- nisation, loin de se re ? duire aux combats pour l'inde ? pendance et a` l'acce`s a` l'autonomie des anciennes colonies, pose un proble`me tre`s actuel qui s'e ? tend aux territoires re ? els et imagi- naires des colonise ? s mais surtout des colonisa- teurs eux-me^mes. L'abolition de l'esclavage n'a toujours pas mis fin aux haines, aux asservis- sements et aux crimes. C'est la cruelle vitalite ? d'une colonisation de l'imaginaire lui-me^me qui semble rester grave ? e dans la chair des victimes mais aussi de leurs bourreaux. La lecture d'une fiction visionnaire, La Colonie Pe ? nitentiaire de Kafka a ouvert le chemin d'une interroga- tion ge ? ne ? rale sur la relation de la machine qui soumet, qui torture et qui tue avec les strate ? gies de toute domination. Cette lecture a accompa- gne ? tout au long de ma re ? flexion le cheminement biographique et historique a` travers les signes de cette colonisation charnelle et passionnelle MARIE JOSE ? MONDZAIN K. comme Kolonie Kafka et la de ? colonisation de l'imaginaire 192 pages 11x16, 8 cm 14 euros 9782358721936 de l'imaginaire lui-me^me. Il s'agit d'analyser a` travers un certain nombre de te ? moignages, de textes et d'images le lien puissant, violent et toujours actif qui noue le colonialisme au capitalisme au coeur actuel d'un impe ? rialisme mondialise ? . Cependant cette courte me ? dita- tion cherche aussi a` reconnai^tre la puissance e ? mancipatrice de l'e ? criture fictionnelle et d'une fac ? on ge ? ne ? rale la place des gestes cre ? atifs dans l'expe ? rience de la liberte ? et de la joie qu'elle donne. J'ai donc essaye ? dans le me^me mouve- ment, toujours accompagne ? e par Kafka, d'envi- sager les conditions pre ? sentes de possibilite ? d'une de ? colonisation de l'imaginaire qui seule est en mesure de faire ope ? rer contre l'oppres- sion du re ? el les e ? nergies transformatrices et les gestes re ? volutionnaires. Marie Jose ? Mondzain est philosophe, directrice de recherche e ? me ? rite au CNRS. Dernier ouvrage paru : Confiscation des mots, des images et du temps (Les Liens qui Libe`rent, 2017 ; nouvelle e ? dition poche augmente ? e, 2019).
Nombre de pages
241
Date de parution
21/02/2020
Poids
170g
Largeur
110mm
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EAN
9782358721936
Titre
K comme Kolonie. Kafka et la de´colonisation de l'imaginaire
Auteur
Mondzain Marie-José
Editeur
FABRIQUE
Largeur
110
Poids
170
Date de parution
20200221
Nombre de pages
241,00 €
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Ne faut-il pas rendre au terme "radicalité" sa beauté virulente et son énergie politique ? Car tout est fait aujourd'hui pour identifier la radicalité aux gestes les plus meurtriers et aux opinions les plus asservies. La voici réduite à ne désigner que les convictions doctrinales et les stratégies d'endoctrinement. La radicalité, au contraire, fait appel au courage des ruptures constructives et à l'imagination la plus créatrice. La véritable urgence est bien pour nous le combat contre la confiscation des mots, des images et du temps.
Résumé : Homo spectator, c'est l'homme qui le premier, dans l'obscurité d'une caverne, a inscrit une trace hors de lui. Il a tendu le bras, s'est appuyé sur la paroi, a enduit sa main de pigments, l'a retirée. Il a vu alors l'image de sa main, la première image de lui-même. Le message de cette lointaine humanité est précieux. Sans séparation, il n'y a pas d'image et l'homme est sans regard. Le spectateur est l'oeuvre de nos mains. De cette naissance du sujet à notre société du spectacle, l'histoire du spectateur est longue et sinueuse. Elle est faite de courage et de peur, de langue et de deuil, de pouvoir et d'autorité. Elle se poursuit du monde chrétien jusqu'aux heures les plus sombres de notre histoire. Elle exige de nous aujourd'hui de ne pas céder sur notre liberté face à la violence des industries audiovisuelles. "Cette réflexion est tout entière habitée par le souci du spectateur que nous sommes devenus aujourd'hui, otages apeurés et trop souvent consentants des productions spectaculaires. Si le spectateur naissant est l'homme même, la mort du spectateur est la mort de l'humanité. C'est la barbarie qui menace un monde sans spectateur."
Résumé : L'efficacité des réseaux sociaux semble aujourd'hui se conjuguer avec la barbarie pour ouvrir un nouveau règne de l'image. Cette violence visualisée, répétée à l'infini, provoque l'effroi, quand ce n'est pas l'émulation chez les plus fragiles. Quel est donc ce pouvoir démultiplié de l'image et date-t-il en fait des récentes mutations technologiques ? Marie José Mondzain s'intéresse au pouvoir de l'image depuis son apparition sur les parois des grottes préhistoriques ou l'usage politique qui en est fait dès le début du christianisme, sa relation fondamentale à l'humanité comme sa force destructrice. Il s'agit de réfléchir aux conditions dans lesquelles l'image est salvatrice, celles dans lesquelles elle mène l'humanité à sa chute. Pour pouvoir affronter la difficile question des images de terreur actuelles, il faut en passer par cette réflexion sur le pouvoir de l'image en général, rétablir une distance qui, seule, peut nous sauver de l'hypnotisme. Ce n'est pas en chassant les images, ou même en les ignorant, que nous lutterons contre leur charge de violence, mais bien en apprenant à les regarder autrement.
Résumé : Dans cet ouvrage majeur, Ilan Pappé, historien israélien de renom, revient sur la formation de l'Etat d'Israël : entre 1947 et 1949, plus de 400 villages palestiniens ont été délibérément détruits, des civils ont été massacrés et près d'un million d'hommes, de femmes et d'enfants ont été chassés de chez eux sous la menace des armes. Ce nettoyage ethnique a été passé sous silence pendant plus de soixante ans et peine encore à être considéré dans sa pleine mesure. S'appuyant sur quantité d'archives, Ilan Pappé réfute indubitablement le mythe selon lequel la population palestinienne serait partie d'elle-même et démontre que, dès ses prémices, l'idéologie fondatrice d'Israël a oeuvré pour l'expulsion forcée de la population autochtone. Ce qui fut un grand livre d'histoire est aujourd'hui une lecture indispensable hélas éminemment d'actualité. Publié pour la 1 re fois en français en 2006 chez Fayard, il a été mis en arrêt de commercialisation à la fin de 2023 alors que les bombes pleuvaient sur Gaza.
Cet ouvrage tente de rassembler en quelques chapitres les grands enjeux souleve ? s par Silvia Federici autour de la notion de sorcie`res et de chasse aux sorcie`res. Le public a connu (et reconnu) Federici a` travers son magnum opus de recherche historiographique intitule ? Caliban et la sorcie`re. Cet inte ? re^t s'explique a` la fois par la diversite ? des questions souleve ? es par l'autrice et par leur importance actuelle dans le de ? bat public : en tournant notre regard sur les inquisiteurs du Moyen-A^ge, Federici nous parle de la domination des femmes, de la gene`se du capitalisme et du travail salarie ? , mais aussi de la privatisation des communs et de la destruc- tion de la nature. Cette the ? orisation n'a pas manque ? de soulever des questionnements et des critiques, auxquelles Federici re ? pond ici avec une grande pe ? dago- gie, ce qui lui permet de mettre en avant des e ? le ? ments particulie`rement saillants de son re ? cit : non seulement le fait qu'en Angleterre, la carto- graphie des enclosures se superpose aise ? ment avec celle des proce`s en sorcellerie ; mais en outre, l'autrice souligne les transformations requises par le capitalisme dans notre rapport a` la nature, au corps, aux animaux, a` la magie. Les sorcie`res e ? taient les femmes qui (gue ? risseuses, avorteuses, entoure ? es d'animaux) de ? veloppaient un rapport a` la nature, au langage, au corps et a` la sexualite ? qui subvertissait d'emble ? e l'exigence rationalisatrice, me ? dicale et e ? troitement techno- logique de la grande modernisation capitaliste. Mais il ne s'agit pas que d'histoire : l'autrice propose e ? galement de disse ? quer le retour funeste de la chasse aux sorcie`res dans certains pays africains ou en Inde. Sans s'en tenir a` une lecture religieuse ou ide ? ologique des conflits, elle situe l'origine de cette re ? surgence dans la grande mutation ayant affecte ? les mondes agricoles dans les pays en sous- ou mal-de ? veloppement. Cet oeuvre de Federici se situe la croise ? e des nouvelles radicalite ? s contemporaines, du renou- veau fe ? ministe aux autonomies (ZAD, habitats collectifs, coope ? ratives) jusqu'a` l'e ? cologie radicale.
Comment un certain désir s'y prend-il pour impliquer des puissances tierces dans ses entreprises ? C'est le problème de ce qu'on appellera en toute généralité le patronat, conçu comme un rapport social d'enrôlement. Marx a presque tout dit des structures sociales de la forme capitaliste du patronat et de l'enrôlement salarial. Moins de la diversité des régimes d'affects qui pouvaient s'y couler. Car le capital a fait du chemin depuis les affects tristes de la coercition brute. Et le voilà maintenant qui voudrait des salariés contents, c'est-à-dire qui désireraient conformément à son désir à lui. Pour mieux convertir en travail la force de travail il s'en prend donc désormais aux désirs et aux affects. L'enrôlement des puissances salariales entre dans un nouveau régime et le capitalisme expérimente un nouvel art de faire marcher les salariés. Compléter le structuralisme marxien des rapports par une anthropologie spinoziste de la puissance et des passions offre alors l'occasion de reprendre à nouveaux frais les notions d'aliénation, d'exploitation et de domination que le capitalisme voudrait dissoudre dans les consentements du salariat joyeux. Et peut-être de prendre une autre perspective sur la possibilité de son dépassement.