Figures d'Islam après le 11 septembre. Disciples et martyrs, réfugiés et migrants
Mohammad-Arif Aminah ; Schmitz Jean
KARTHALA
24,99 €
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EAN :9782845867543
Des événements du 11 septembre 2001 aux attentats de Londres de juillet 2005, la mondialisation de l'Islam associe des réseaux transnationaux à des " espaces hors Etat ". Cet ouvrage est consacré aux différents acteurs qui circulent entre ces espaces martyrs, réfugiés, migrants et figures de l'autorité religieuse souvent associés entre eux par des liens forts. Il oblige à déconstruire les typologies conventionnelles privilégiant l'internationale islamiste au détriment des " ulama " (docteurs de la loi) ou de la religiosité populaire et mystique des sûfi. La violence sacrificielle des martyrs n'est compréhensible que si elle est inscrite dans le télescopage des attentes individuelles et des destins de la nation (Kurdes et Palestiniens), ou dans la construction d'identité de substitution pour les jeunes (Pakistanais du Lashkar-i Tayyiba qui combattent pour le Cachemire). Car la transnationalisation des sociétés musulmanes a des effets divers selon les espaces moraux dans lesquels elle s'inscrit et dont trois sont déclinés ici. Les situations d'exil dans des camps de réfugiés et le passage par des complexes islamiques sont propices à la construction de communautés imaginaires (Talibans afghans et Jema`ah Islamiyyah indonésienne). D'autre part, la réislamisation peut résulter du report en retour de la stigmatisation subie par les travailleurs migrants pakistanais ou indiens dans les pays arabes du Golfe. Enfin, les stratégies de mobilité transforment souvent une situation de discrimination en promotion sociale ailleurs (Hazaras afghans au Pakistan...). Ces processus éclairent en retour la construction par les islamistes d'une communauté de souffrance musulmane, où les jeunes martyrs sont l'arme suprême dans la " concurrence des victimes ".
Nombre de pages
314
Date de parution
01/03/2006
Poids
400g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782845867543
Auteur
Mohammad-Arif Aminah ; Schmitz Jean
Editeur
KARTHALA
Largeur
135
Date de parution
20060301
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314,00 €
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Islam et intégration sont fréquemment considérés en France, voire en Europe, comme antinomiques. Aux Etats-Unis, les musulmans du sous-continent indien (Inde, Pakistan, Bangladesh) offrent pourtant l'exemple d'une population qui semble avoir bien réussi son intégration structurelle. Celle-ci a été assurée grâce à des niveaux élevés d'instruction et de réussite économique qui font de cette population l'une des minorités les plus prospères en Amérique. Phénomène migratoire encore peu étudié, la diaspora originaire d'Asie du Sud est riche de nombreux enseignements quant à la recomposition du religieux et à la réinvention des identités collectives en situation d'immigration, dans la première comme dans la deuxième génération. En implantant de nombreuses institutions aux États-Unis, à New York tout particulièrement, les immigrants musulmans sont parvenus à inscrire progressivement leur présence dans le paysage américain, sans susciter d'inquiétude significative dans la société-hâte. Cette étude souligne qu'en dépit des stéréotypes accolés à l'islam - aussi prégnants aux Etats-Unis qu'en Europe et sources périodiques de réactions identitaires chez les musulmans - la religion islamique peut jouer un rôle stabilisateur, à l'égal d'autres religions minoritaires (catholicisme et judaïsme notamment, plus récemment hindouisme), et ne semble pas compromettre la participation de l'immigrant à la société américaine.
Mohammad-Arif Aminah ; Zawadzki Paul ; Hille Marie
Ce volume présente des recherches qui s'attachent à analyser les recompositions sociopolitiques produites par l'entrelacement entre nationalismes et religions. Il entend ainsi contribuer à l'intelligibilité d'un présent mondial marqué par les réactivations du religieux - souvent décliné sous ses formes fondamentalistes, ethnicistes ou suprémacistes - dans le champ politique. Perriére Portant sur des configurations sociohistoriques variées, allant des Etats-Unis au Japon en passant par Israël et l'Irak, les études réunies ici montrent que ces réactivations s'inscrivent dans des conflictualités qui traversent tous les systèmes politiques et religieux, et dont l'enjeu central concerne les différentes manières de penser la nation. Le défi de l'analyse est double : comprendre ce que recouvrent les notions de "religion", "nation" et "nationalisme" selon les sociétés ; prendre acte du fait que ces notions - songeons par exemple à celle de "nationalisme religieux" - font l'objet d'une surcharge sémantique au sein de la communauté savante, en révélant la situation éclatée des sciences sociales en contextes mondialisés. A travers la diversité des configurations explorées, les enquêtes du volume réinterrogent la portée heuristique de ces notions.
L 'Asie du Sud - l'Inde en tête - a réinventé le sécularisme, en l'adaptant à l 'immense diversité religieuse de la région. Mais les dernières décennies ont vu cette réinvention subir, dans chaque pays, de sérieux coups de boutoir - indépendamment de la religion dominante (hindouisme, islam ou bouddhisme) et des régimes politiques (démocratiques ou autoritaires). C'est ce processus que ce volume entend analyser à travers l'étude des dynamiques à l'oeuvre dans chacun des pays concernés, de 1'Inde à l'Afghanistan, en passant par le Pakistan, le Bangladesh, Sri Lanka et le Népal. Partout, la tendance est à une identification de l'État à la religion majoritaire qui, certes, varie beaucoup selon les pays. Les minorités religieuses sont naturellement les premières à ressentir l'influence de ce déclin du sécularisme, là encore, certaines convergences apparaissent, se lisant en tout premier lieu dans la morphologie de la violence. Mais si le constat de cette évolution fait l'objet d'un consensus, sa nature et son ampleur restent largement débattues, comme le montrent les différentes tonalités des contributions ici réunies. Au-delà du sécularisme, ce numéro s 'attache aussi à déconstruire le couple religion-politique à travers des études de cas où le lien de causalité est loin d'être systématique, même lorsqu'il est attendu, et où la relation entre les champs connaît des transformations inédites.
Mohammad Bamm et sa poésie sont bien connus du public persanophone, notamment des adeptes du "ghazal postmoderne". Il peut sembler étrange que son premier livre soit publié en version bilingue, avec une traduction française, à des milliers de kilomètres de son pays natal. La traduction de la poésie dans une autre langue, bien qu'elle puisse relier les deux cultures et attirer des publics du monde entier (surtout en français, qui possède une littérature riche et puissante), est souvent un exercice excessivement difficile. Si le poète, le traducteur et le texte ne sont pas en mesure d'établir les communications requises, en raison de la perte des capacités et des techniques linguistiques, de l'incapacité à transférer les références textuelles à des événements culturels et historiques, de la perte de la musique verbale, de la difficulté de compréhension par le lectorat en raison des différences culturelles, etc. , le résultat ne sera pas aussi significatif et l'oeuvre traduite ne pourra pas être pleinement accueillie par le public. Rappelons que le "Ghazal postmoderne" possède des formats rythmés et, qu'en persan il est difficile de respecter les rythmes et les rimes dans la traduction. D'autre part, les oeuvres appartenant à ce courant de poésie sont truffées de jeux verbaux ainsi que de références indigènes et culturelles, généralement perdues lors de la traduction ou nécessitant de nombreuses notes de bas de page afin de transmettre tout leur potentiel. Mehdi Mousavi
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.