Politique et religions en Asie du Sud. Le sécularisme dans tous ses états ?
Jaffrelot Christophe ; Mohammad-Arif Aminah
EHESS
30,00 €
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EAN :9782713223235
L 'Asie du Sud - l'Inde en tête - a réinventé le sécularisme, en l'adaptant à l 'immense diversité religieuse de la région. Mais les dernières décennies ont vu cette réinvention subir, dans chaque pays, de sérieux coups de boutoir - indépendamment de la religion dominante (hindouisme, islam ou bouddhisme) et des régimes politiques (démocratiques ou autoritaires). C'est ce processus que ce volume entend analyser à travers l'étude des dynamiques à l'oeuvre dans chacun des pays concernés, de 1'Inde à l'Afghanistan, en passant par le Pakistan, le Bangladesh, Sri Lanka et le Népal. Partout, la tendance est à une identification de l'État à la religion majoritaire qui, certes, varie beaucoup selon les pays. Les minorités religieuses sont naturellement les premières à ressentir l'influence de ce déclin du sécularisme, là encore, certaines convergences apparaissent, se lisant en tout premier lieu dans la morphologie de la violence. Mais si le constat de cette évolution fait l'objet d'un consensus, sa nature et son ampleur restent largement débattues, comme le montrent les différentes tonalités des contributions ici réunies. Au-delà du sécularisme, ce numéro s 'attache aussi à déconstruire le couple religion-politique à travers des études de cas où le lien de causalité est loin d'être systématique, même lorsqu'il est attendu, et où la relation entre les champs connaît des transformations inédites.
Nombre de pages
381
Date de parution
16/02/2012
Poids
762g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782713223235
Titre
Politique et religions en Asie du Sud. Le sécularisme dans tous ses états ?
Auteur
Jaffrelot Christophe ; Mohammad-Arif Aminah
Editeur
EHESS
Largeur
160
Poids
762
Date de parution
20120216
Nombre de pages
381,00 €
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Avec une décennie d'avance, l'Inde a fait une entrée remarquée dans le XXIe siècle. Elle a amorcé de grandes réformes structurelles (politiques, économiques et sociales). Dans les années 1990-2000, le renforcement du fédéralisme, le rapprochement avec les Etats- Unis, la libéralisation économique et la politique de discrimination positive en faveur des basses castes ont changé le visage du pays. A ces phénomènes s'en ajoutent d'autres, à la temporalité plus lente mais dont l'impact est majeur : transition démographique, urbanisation rapide et effort de défense nationale. L'Inde est aujourd'hui confrontée à la montée en puissance des nationalistes hindous, au pouvoir depuis 2014, à une marginalisation de ses minorités religieuses et à une concentration du pouvoir liée à la centralisation administrative. A plus long terme, la crise agricole et les risques environnementaux hypothèquent son développement. Cet ouvrage est une synthèse indispensable à qui veut comprendre l'histoire contemporaine d'une grande puissance émergente avec laquelle il faut désormais compter.
L'auteur analyse l'idéologie et les stratégies du mouvement nationaliste hindou, de sa naissance en 1920 aux années 1990. L'hindouisme militant s'est construit comme nationalisme sur la base d'un sentiment de vulnérabilité face à l'Occident chrétien et à l'islam. Il s'est ainsi fait l'avocat d'une réforme sociale cherchant à unir des hindous connus pour leur division en castes et sectes. Longtemps endigué par le sécularisme vigilant de Nehru, le mouvement natonaliste hindou s'est développé à partie de 1980 ; en outre, le ralliement d'un réseau de religieux, pendant cette même période, a contribué à son épanouissement.
En 1997, l'élection d'un intouchable à la tête de l'Etat indien, le président Naryanan, a été une victoire des classes basses de la société contre une ségrégation multi-séculaire. Ce combat a eu un pionnier : Bhim Rao Ambedkar (1891-1956), dont ce livre retrace le parcours politique et intellectuel. Ministre dans le gouvernement de Nehru, il rédigea la Constitution indienne et livra aussi une analyse sociologique du système des castes, appelant notamment à la création d'un parti politique pour les intouchables.
Marseille est un laboratoire privilégié. La crise actuelle de son modèle de développement économique est aussi celle de son territoire. Aussi la mise en cause de ses équilibres spatiaux appelait-elle tant une lecture historique de la genèse des structures urbaines qu'une lecture géographique des distributions sociales et spatiales d'aujourd'hui. C'est à cette double démarche que répond ce livre. D'une part, en analysant les dimensions synchroniques des activités économiques et démographiques inscrites dans une morphologie urbaine socialement structurée. D'autre part, en construisant le modèle génétique de l'articulation entre division sociale et trame matérielle de la ville : un modèle " libéral ", fruit de stratégies et de conduites, tôt établi au XIXe siècle, porteur d'effets de longue durée, et qu'échoue à altérer une haussmannisation manquée. L'interaction entre modes d'agir et formes urbaines, entre continuités et discontinuités temporelles, a fait de Marseille un cas d'école : division sociale, morphologie, croissance y sont étroitement liées, dans l'espace comme dans l'histoire. La ville se lit dans les principes tant de sa construction sociale que de sa division sociale. La première est le produit d'une création urbaine portée par des groupes, propriétaires, négociants, entrepreneurs immobiliers, animés par des projets mais aussi soumis à des contraintes, des compromis et des ratages. La seconde dessine des oppositions, entre équerre des beaux quartiers, de Longchamp au Prado, et faubourgs industriels, ville et port, nord et sud, avec la Canebière comme frontière, oppositions qui sont autant de composantes historiquement situées d'une structuration sociale du territoire, Dans un double refus du postulat écologique, pour qui la conduite des hommes est subordonnée à l'influence du milieu, et du postulat sociologiste, pour qui la société se projette simplement et immédiatement sur un sol quasiment vierge, l'ouvrage de Marcel Roncayolo est ainsi exemplaire pour les trois modèles qu'il propose, de genèse historique de la ville contemporaine, d'interprétation des relations entre territoire et société, et de mobilisation croisée des démarches de la géographie et de l'histoire.