Avec Carmina, le premier recueil de Jean Miniac, nous gardons l'esprit des enchantements latins, toute rhétorique bue : du côté de Corbière et de Laforgue, sous le charme désinvolte de la plus vive acuité, quand la fantaisie élégiaque nous démontre, en un lyrisme prestement contrarié, que l'approche minutieuse du sentiment, à l'égal du sens, confine au paradoxe : rien de plus subtilement juste que cette parole qui tour à tour s'exalte, galège ou chansonne du fond d'une très savante nostalgie d'enfant joueur. L'auteur nous ouvre le chemin baroque de l'ange avec des plans américains dans les nuages dignes de Tiepolo. Ses incipits rimbaldiens procèdent d'une croyance de jeteur de sort : on peut transformer le monde en nourriture exquise par rapts et subterfuges, avant la sereine dépossession des vies mêlées. Miniac use volontiers de néologismes, de l'ellipse cavalière et de la réticence allusive, au moyen d'un style à pattes félines, griffes et velours, mobile, tout en rebonds. Cet esprit de litote active, en bel exercice langagier conçu comme chatoiement harmonique, tord une fois de mieux le cou à l'éloquence, dans les salons icariens du bel azur. Hugo Horst.
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Nombre de pages
76
Date de parution
14/11/1995
Poids
196g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782904925542
Titre
Carmina
Auteur
Miniac Jean
Editeur
DUMERCHEZ
Largeur
145
Poids
196
Date de parution
19951114
Nombre de pages
76,00 €
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Miniac Jean-François ; Rossetto Andrea ; Iozza Ang
Saint-Malo. Des espions huguenots et une armada britannique tentent de faire sauter les remparts de la cité corsaire avec une machine infernale. Pour défendre la ville, Louis XIV dépêche son meilleur atout : Vauban, ingénieur de génie et stratège redoutable. Cependant, sa mission est compliquée par l'enlèvement de son fils caché, Ronan Dietrich, retenu en otage par ses ravisseurs protestants.
Résumé : Pays jacobin s'il en est, la France demeure aujourd'hui le pays du fromage, porteur d'identité à tout niveau, symbole gourmand de l'unité nationale comme de la variété territoriale, ou encore de la diffusion de l'excellence du goût français dans le monde. Nul doute que le fromage culmine dans la mémoire gastronome nationale et illustre l'image d'une France traditionnelle et enracinée, renouvelée aujourd'hui. Par le prisme de ce noble produit, La France des Fromages est une invitation à découvrir 365 fromages, et leurs accords, et surtout à rencontrer terroirs, climats, hommes, cheptels et savoir-faire, autant de vecteurs donnant un caractère particulier à chacun d'eux. Plongeant le lecteur au coeur du pays, ce livre amoureux raconte aussi leurs histoires, anecdotiques comme emblématiques, leurs sagas familiales, parfois artisanales, parfois industrielles, leurs légendes encore. Entrons dans la farandole des fromages français, nulle n'est plus folle !
Résumé : Cette Odeur perdue de la mer est une tentative, organisée avec les moyens du bord et à partir d'expériences qu'il m'a été donné de vivre, pour réfléchir sur le déroulement de l'Histoire, de notre Histoire, et sur la possibilité d'en réintégrer le cours. C'est donc la continuation d'une entreprise commencée dans un précédent petit livre, Histoire de nous, mais avec un optimisme amoindri par le fait que j'ai cinq ans de plus et qu'entre-temps la décennie qui s'achève a connu deux génocides. Ma " grille de lecture " - et d'écriture - provient de la fascination que j'ai toujours eue pour le scénario de la destinée humaine (le meilleur jamais écrit, a dit Woody Allen !) contenu dans les cinq rouleaux de la Loi : relégation en Égypte - sortie d'icelle et traversée de la mer Rouge - retour dans la Terre de la promesse ; mais en le sécularisant, en l'adaptant aux circonstances apparemment les plus menues de l'existence (en fait, tout est Histoire, et la mise à mal de cette conviction explique à elle seule la " crise de la poésie "). Je pense notamment que toute entreprise d'écriture est la tentative, plus ou moins consciente pour celui qui la mène, de traverser sa mer des Roseaux ; la nature même de cette aventure " aberrante " qu'est la création impliquant le risque qu'elle se termine par des naufrages... Les décrire, c'est également penser aux grands ou minuscules désastres qui nous expulsent de la vie, et contre lesquels j'ai tâché de me prémunir moi-même en élaborant les petites investigations de ce recueil. Pour cette raison, j'aurais pu aussi les appeler des exercices de conjuration. Jean Miniac, mai 1999.
Les absents ont toujours tort..." C'est ce que voudraient démentir les étapes successives de cette chronique en traçant les contours d'un pays où la frontière illusoire entre les vivants et les morts s'abolit au profit d'un échange de présence, d'un dialogue perpétuellement recommencé. Il ne s'agit pas d'une exploration subjective, mais d'une patrie peu à peu reconstituée puisqu'aussi bien le narrateur, à l'exemple de tous ceux qui pourraient raconter la même histoire, y éprouve sa porosité au regard de l'autre. En vérité il n'y a pas d'exil, et les êtres que nous croyons faussement expulsés de la vie — ou de notre vie — inventent comme à plaisir, jour après jour, de nouvelles raisons d'aimer et d'être aimés, justifiant ainsi le poète latin qui affirmait à bon droit : "Les Mânes sont quelque chose." Jean Miniac
Foudres" est un recueil dédié aux femmes. Celles que le poète connaît et qu'il croise dans le désert djiboutien, mais aussi à toutes les femmes qui "résistent aux orages et à la puissance des vents destructeurs". La poésie permet ici d'aborder des sujets sensibles auxquels les hommes attachés aux coutumes ancestrales ont du mal à se saisir.
Résumé : " Selon le principe de la collection regard, Pierre Tilman a pris comme point de départ de son ouvrage l'un des objets des collections d'un musée ; ici, l'Historial de la Grande Guerre, à Péronne, dans la Somme. Il a choisi la Prothèse d'un ?il, objet fait de métal et de verre dont l'ambition est d'imiter la couleur et la texture de la chair. " On dirait un montage dadaïste ou surréaliste ". Agé maintenant de plus de cent vingt ans, le narrateur, entre histoire et fiction, nous conte la vie quotidienne du front et de l'arrière. Il se souvient de ses amis qui nous fascinent toujours Cendrars, Léger, Braque, Picasso, Laurencin, Masson, Picabia, Duchamp... Mais, sur le champ de bataille, quel que soit le génie de ces héros, au moment de la mort, notre humanité n'est plus qu'un cri de peur, un cri déchirant et pathétique : " Maman ! Maman !... ". " Thomas Compère-Morel.