Une résidence royale égyptienne. Tell Abyad à l?époque ramesside
Minault-Gout Anne ; Favry Nathalie ; Licitra Nadia
SUP
28,01 €
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EAN :9782840508687
De 2007 à 2009, la mission franco-égyptienne de Tell el-Herr (Nord-Sinaï) a procédé à une fouille de sauvetage sur le site de Tell Abyad. Il s'agit d'une résidence fortifiée implantée à l'extrémité orientale du delta du Nil et fondée au Nouvel Empire, sous le règne de Séthi Ier, second pharaon de la XIXe dynastie égyptienne. Trois saisons de fouilles ont mis au jour une résidence royale entourée d'une enceinte rectangulaire à redans. Construite en briques crues, elle est composée d'une salle principale ceinte de pièces secondaires, d'une cour et d'un couloir, tous dallés de briques. Deux phases de construction ont été définies par la fouille archéologique : la première correspond à la fondation sous Séthi Ier - dont un fragment de cartouche a été mis au jour - et la seconde consiste en arasements, remaniements et réutilisations des structures d'origine avec certaines reconstructions. La comparaison avec les maisons de Tell el-Amarna en Egypte paraît relativement évidente : on retrouve une entrée avec un vestibule, une partie centrale renfermant des colonnes et correspondant à une salle officielle, et une partie privée. Cette édification fut rapide, mais néanmoins fastueuse. Elle fut décorée de peintures rehaussées de feuilles d'or. Le destin royal du site est ainsi révélé par un décor majestueux et un matériel céramique à décor bleu de grande qualité (motifs à base de pétales de fleurs de lotus et bandes de chevrons), ainsi que de nombreuses importations levantines, mycéniennes et chypriotes. Tell Abyad se situe sur la route militaire qui mène d'Egypte en Palestine connue par deux documents majeurs : un relief gravé sur le mur nord de la salle hypostyle du temple de Karnak et la lettre satirique du papyrus Anastasi I. La fondation du site est contemporaine de plusieurs autres structures proches : la ville fortifiée de Tell Héboua, les forteresses de Tell el-Borg, les sites de Bir el-Abd et Harouba.
Nombre de pages
130
Date de parution
11/10/2012
Poids
624g
Largeur
211mm
Plus d'informations
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EAN
9782840508687
Titre
RESIDENCE ROYALE EGYPTIENNE
Auteur
Minault-Gout Anne ; Favry Nathalie ; Licitra Nadia
Editeur
SUP
Largeur
211
Poids
624
Date de parution
20121011
Nombre de pages
130,00 €
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Dans le cimetière de la famille du roi Pépy Ier de la VIe dynastie (c. 2330-2280), la mission archéologique franco-suisse de Saqqâra (MafS) a mis au jour huit complexes pyramidaux de reines de la fin de l'Ancien Empire. Cette publication présente une étude et un catalogue d'une partie du mobilier livré par ces tombeaux : la vaisselle en pierre - généralement fragmentaire et parfois inscrite, comme celle de la reine mère Ankhnespépy II -, les séries de modèles - vases factices à fonction symbolique -, les boites simulacres d'offrandes alimentaires, ainsi que d'autres objets d'équipement funéraire. Les pierres rencontrées sont majoritairement la calcite (ou travertin, ou albâtre égyptien), le gneiss, la grauwacke, le calcaire. Une grande variété de formes apparait, dont de grandes jarres inscrites, des coupes raffinées, des formes bien répertoriées à la VIe dynastie et des vases beaucoup plus ancien que la VIe dynastie. Les modèles révèlent une permanence des formes par rapport à celles des périodes précédentes, et c'est dans le matériel des reines de Pépy Ier que les boites d'offrandes alimentaires de taille réelle, certaines en calcite, apparaissent pour la première fois dans un équipement royal.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
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Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.