L'absolu technique. Heidegger et la question de la technique
Milet Jean-Philippe
KIME
31,01 €
Epuisé
EAN :9782841742110
A travers le thème de l'" absolu technique ", vient en question ce que Heidegger désigne du terme de " calcul absolu de toutes choses " et dont l'énigme s'indique à travers deux citations : " tout calculer est la première règle de calcul " ; " Nous ne vivons plus que des conditions techniques ". Heidegger laisse entr'apercevoir la possibilité d'une technicité totalement déliée de tout ancrage dans l'ordre prédonné, pré-technique, qu'en lecteur des Grecs, il pense sous le titre de physis. C'est la possibilité du pur artifice qui est en question. Au-delà du nécessaire effort d'interprétation, et de clarification d'une piste tout juste esquissée par Heidegger, l'enjeu d'une lecture de cet auteur est de comprendre la réalité de la technique contemporaine (on a privilégié les champs de l'ingénierie génétique et de l'intelligence artificielle), et de réfléchir sur la question, qu'il nous lègue, d'un libre rapport à l'essence de la technique : comment, dans l'espace et le mouvement de la technique moderne, ménager une ouverture à l'incalculable, comment laisser l'incalculable advenir à travers les structures du calcul ? Une réflexion sur l'art doit contribuer à répondre à cette question.
Nombre de pages
384
Date de parution
31/07/2000
Poids
496g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782841742110
Titre
L'absolu technique. Heidegger et la question de la technique
Auteur
Milet Jean-Philippe
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
496
Date de parution
20000731
Nombre de pages
384,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Milet Jean-Philippe ; Lehn Jean-Marie ; Couloubari
Le roman de la matière mis en abîme par le questionnement philosophiqueQuels sont les rapports entre matière et complexité ? Comment la philosophie peut-elle en rendre compte ? Que peut nous apprendre cette démarche ? À partir d'une multitude d'exemples concrets et en définissant chaque concept utilisé, les auteurs réussissent le tour de force qui consiste à donner une impression de simplicité à l'expression d'une pensée audacieuse et subtile. On découvrira par exemple que la complexité ne signifie pas la même chose en thermodynamique, en chimie moléculaire, en génétique ou en intelligence artificielle. On touchera du doigt les notions d'émergence et d'adaptation, intrinsèquement liées à celle de complexité. L'ouvrage propose aussi un parcours raisonné des concepts théoriques (complexité, complication, auto-organisation, chaos, systèmes dissipatifs?) en les inscrivant dans une généalogie philosophique qui remonte à la conception aristotélicienne de la matière et leur application pratique au champ de la chimie quantique. Mais surtout, il nous sort de notre confort philosophique en proposant de substituer la notion de traces à celle d'origine, dans le sens où, dans une perspective de relativité généralisée, les états de la matière, à un moment donné, n'ont pas une cause mais s'inscrivent dans un rapport à d'autres éléments matériels en permanence renégocié. En ressort une impression de vertige construit et maîtrisé, résultat d'une double mouvement dialectique, du point de vue philosophique entre construction et déconstruction, du point de vue des sciences dures entre ordre et émergence. Un vrai plaisir pour les méninges.
LA référence pour le sujet de composition de Philosophie de l’ENS Ulm Tout ce dont le candidat a besoin pour le sujet 2025 de l'épreuve de composition de Philosophie de l'ENS Ulm. Comme tous les Clefs-concours Philosophie, l'ouvrage est structuré autour des notions et thèmes qui composent le sujet.
Il y a exactement deux siècles, en 1821, Charles Nodier inventait l'appellation "genre frénétique" pour désigner la face sombre du romantisme, sa part d'horreur et d'excès, et il fustigeait l'immoralité du genre tout en reconnaissant les séductions sulfureuses que celui-ci exerce sur le lecteur. Alors que la critique du XXe siècle, des surréalistes à Annie Le Brun et Jean-Luc Steinmetz, a retourné la condamnation moralisatrice du XIXe siècle en faisant l'éloge de la portée subversive de ces oeuvres qui structurent leurs intrigues autour du conflit entre le bien et le mal, il est temps d'adopter une approche dépassionnée des morales du romantisme noir. Si les oeuvres noires, comme on le leur a parfois reproché, se caractérisent par leur manichéisme, celui-ci peut prendre des formes variées. Les romans valorisant la vertu et l'innocence de l'héroïne s'opposent ainsi aux récits sadiens faisant goûter au lecteur les délices vertigineuses de la cruauté. Dès l'époque romantique se multiplient les oeuvres ambivalentes, qui, infusant l'ironie dans le modèle du roman noir, rendent plus incertaine la frontière entre bien et mal. Quelles sont les valeurs défendues dans ces fictions ? Les variations morales dessinent-elles une évolution historique ? Sont-elles corrélées à des tendances esthétiques particulières ? Les études réunies ici proposent quelques réponses à ces questions, à travers l'analyse de l'axiologie du romantisme noir de Ducray-Duminil à Gaston Leroux, en passant par Nodier, George Sand, Balzac ou Pétrus Borel.
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