Milet Jean-Philippe ; Lehn Jean-Marie ; Couloubari
ATLANDE
19,00 €
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EAN :9782350308753
Quels sont les rapports entre matière et complexité ? Comment la philosophie peut-elle en rendre compte ? Que peut nous apprendre cette démarche ? A partir d'une multitude d'exemples concrets et en définissant chaque concept utilisé, les auteurs réussissent le tour de force qui consiste à donner une impression de simplicité à l'expression d'une pensée audacieuse et subtile. On découvrira par exemple que la complexité ne signifie pas la même chose en thermodynamique, en chimie moléculaire, en génétique ou en intelligence artificielle. On touchera du doigt les notions d'émergence et d'adaptation, intrinsèquement liées à celle de complexité. L'ouvrage propose aussi un parcours raisonné des concepts théoriques (complexité, complication, auto-organisation, chaos, systèmes dissipatifs...) en les inscrivant dans une généalogie philosophique qui remonte à la conception aristotélicienne de la matière et leur application pratique au champ de la chimie quantique. Mais surtout, il nous sort de notre confort philosophique en proposant de substituer la notion de traces à celle d'origine, dans le sens où, dans une perspective de relativité généralisée, les états de la matière, à un moment donné, n'ont pas une cause mais s'inscrivent dans un rapport à d'autres éléments matériels en permanence renégocié. En ressort une impression de vertige construit et maîtrisé, résultat d'une double mouvement dialectique, du point de vue philosophique entre construction et déconstruction, du point de vue des sciences dures entre ordre et émergence. Un vrai plaisir pour les méninges.
Nombre de pages
198
Date de parution
03/05/2023
Poids
195g
Largeur
119mm
Plus d'informations
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EAN
9782350308753
Titre
Matière et complexité
Auteur
Milet Jean-Philippe ; Lehn Jean-Marie ; Couloubari
Editeur
ATLANDE
Largeur
119
Poids
195
Date de parution
20230503
Nombre de pages
198,00 €
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Tout pour réussir l'épreuve orale de mise en situation professionnelle au Capes de Lettres. Cette épreuve professionnelle du concours, difficile à cerner pour des étudiants sans grande expérience d'enseignement, exige un ouvrage méthodologique et pédagogique clair. Les différents types de questions que pose l'épreuve sont expliqués et des exercices concrets sont donnés. Des conseils. Des exemples. Des rappels de connaissances.
S'adressant à tous les candidats aux concours, en particulier Agrégation et CAPES, Clefs concours offre une synthèse par sujet. Conçu comme un repère par rapport aux monographies et aux cours et comme un outil de révision, chaque ouvrage est articulé autour de fiches thématiques permettant de faire le point sur les acquis de la recherche. Synthèse des travaux les plus récents, Clefs concours permet de s'orienter dans la bibliographie et de mettre en perspective l'évolution des savoirs. Tous les titres sont organisés autour d'une structure commune : - une riche introduction pour fixer les termes du sujets ; - des grandes "thématiques", indispensables à la compréhension du thème ou au commentaire éclairé des textes au programme ; - des "perspectives" offrant des pistes de réflexion personnelles et originales ; - des outils méthodologiques, notamment bibliographiques.
Résumé : A travers le thème de l'" absolu technique ", vient en question ce que Heidegger désigne du terme de " calcul absolu de toutes choses " et dont l'énigme s'indique à travers deux citations : " tout calculer est la première règle de calcul " ; " Nous ne vivons plus que des conditions techniques ". Heidegger laisse entr'apercevoir la possibilité d'une technicité totalement déliée de tout ancrage dans l'ordre prédonné, pré-technique, qu'en lecteur des Grecs, il pense sous le titre de physis. C'est la possibilité du pur artifice qui est en question. Au-delà du nécessaire effort d'interprétation, et de clarification d'une piste tout juste esquissée par Heidegger, l'enjeu d'une lecture de cet auteur est de comprendre la réalité de la technique contemporaine (on a privilégié les champs de l'ingénierie génétique et de l'intelligence artificielle), et de réfléchir sur la question, qu'il nous lègue, d'un libre rapport à l'essence de la technique : comment, dans l'espace et le mouvement de la technique moderne, ménager une ouverture à l'incalculable, comment laisser l'incalculable advenir à travers les structures du calcul ? Une réflexion sur l'art doit contribuer à répondre à cette question.
Que feriez-vous dans une situation où vous auriez la responsabilité de dévier le tramway dans les conditions du dilemme qui porte son nom ? Quelles sont les évidences de fait ? Peut-on leur attribuer une valeur transcendantale ? Il y a 40 millions de réponses sur 130 pays, des tendances qui se dégagent, et pas de quoi, semble-t-il, en tirer des jugements synthétiques a priori. Il y a, d'un côté, une voiture autonome avec des problèmes de freinage ; de l'autre, des piétons menacés, des enfants, des vieillards, des adultes qui balancent entre deux âges. [...] Ici, on préfère détourner le véhicule, donc sélectionner les victimes ; le mal réside dans l'omission. Là, on préfère "laisser faire le hasard" : le mal réside dans l'action".
Une histoire de la presse parisienne venue d'ailleurs Paris est une ville-monde. Nulle part ailleurs, la presse en langue étrangère n'a été aussi foisonnante qu'à Paris. Seules aujourd'hui peuvent se comparer Londres et New York. Elle n'a jamais été étudiée en tant que telle. Paris, capitale polyphonique est le fruit de douze ans de travail, celui du réseau Transfopress qui recense la presse allophone à travers le monde. Ici seize langues sont convoquées : anglais, arabe, chinois, espagnol, géorgien, grec, hébreu, hongrois, italien, khmer, polonais, portugais, russe, tamoul, tchèque et yiddish. Plusieurs titres sont concernés dans chacune, du XIXe au XXIe siècle. Richement illustré, l'ouvrage regorge d'histoires méconnues, d'anecdotes, de parcours de vie, de lutte, de témoignages d'acculturation et de métissage mais aussi de rejets et de drames. A un moment où l'identité plurielle de la France est remise en cause et où le sens de l'assimilation est questionné, cette mosaïque apporte une réflexion salutaire et un éclairage inédit tant sur l'histoire de l'immigration que sur celle de la ville-lumière.
Novembre 1918. Alors que l'armistice se prépare entre la France et l'Allemagne, outre-Rhin, la révolution gronde. Le pays se couvre de Conseils ouvriers dans l'euphorie et, le 9 novembre, la République est proclamée. L'embrasement semble toutefois de courte durée. Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht, les deux principales figures de la révolution spartakiste, sont assassinées dès janvier 1919. La révolte de Berlin dont ils étaient le fer de lance est réprimée dans le sang. Elle aura duré une semaine. Décapitée, la révolution allemande ? Loin s'en faut. Alors qu'elle est souvent réduite par les historiens à une insurrection de quelques semaines, Anne Deffarges lui redonne toute son ampleur. Son ouvrage déploie ainsi une histoire longue où l'intensité des sursauts - proclamation de la République des Conseils de Bavière, grandes grèves de 1920 - n'a d'égale que la férocité de la répression, implacable de bout en bout. Ce travail, inédit dans l'historiographie française, redonne également aux femmes toute leur place dans la structuration des actions révolutionnaires, souvent résumée à la figure de Rosa Luxembourg. Sources à l'appui, Anne Deffarges démontre que l'échec de la révolution allemande est aussi dû à la trahison des sociaux-démocrates du SPD, un parti jusque-là révolutionnaire qui, dès 1914 et plus encore après novembre 1918, change son fusil d'épaule pour s'associer à l'armée et aux bandes paramilitaires d'extrême-droite. En poursuivant son ouvrage jusqu'en 1923, "année inhumaine" de montée du fascisme et de la tentative de coup d'Etat d'Adolf Hitler, elle tisse des liens particulièrement frappants entre reculs révolutionnaires et montée des nationalismes les plus extrémistes. Si l'histoire ne se répète pas, comprendre les mécanismes à l'oeuvre il y a un siècle est précieux pour s'orienter dans notre propre époque, également grosse de bouleversements.
100 cartes historiques, politiques, économiques, sociologiques et futuristes accompagnées chacune d'un texte, le tout complété par une galerie de portraits des pays de la région.
Atlande réédite un ouvrage fondamental sur la Révolution française, la seule histoire " populaire " de la révolution, c'est-à-dire relatée du point de vue du peuple, débarrassée de ses mystifications sur le 14 juillet ou la nuit du 4 août : un texte qui tranche avec l'histoire traditionellement " bourgeoise " de la Révolution. Originellement paru en 1909, de façon concomitante à Paris, Londres, Leipzig, Rome et New York, ce texte, révolutionnaire en lui-même, est l'oeuvre d'un aristocrate russe exilé à Paris car il a épousé la cause du peuple, d'un historien hors pair et d'un visionnaire. Kropotkine est largement oublié de nos jours ; rappelons simplement qu'une chaîne de montagnes porte son nom en Sibérie, qu'il fut le page de la tsarine aussi bien que l'interprète de Louise Michel en Angleterre, l'intime d'Elisée Reclus et d'Octave Mirbeau et que tant Victor Hugo qu'Ernest Renan le défendirent ardemment quand il fut poursuivi par les autorités françaises. Le texte intégral est ici éclairé par une kyrielle de notes d'Arno Lafaye-Moses qui propose également une galerie des personnages cités ainsi qu'un glossaire. Signe de sa résonnance aujourd'hui, il est préfacé par François Ruffin.