Ecritures N° 11 : Repenser les années 1970. Le cas italien
Mileschi Christophe ; Santalena Elisa
PARIS OUEST
15,00 €
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EAN :9782840163510
Des centaines de milliers de personnes prirent part aux luttes sociales des années 1970 (article de Silvia de Bernardinis), qui investirent tous les secteurs, jusqu'aux prisons (article d'Elisa Santalena), et furent le théâtre d'un formidable foisonnement créatif, artistique, culturel et même législatif (article d'Ugo Russo). Si l'assassinat d'Aldo Moro par les Brigades rouges, qui continue d'alimenter bien des fantasmes (articles de Vladimiro Satta et de Paolo Persichetti), est souvent vu aujourd'hui comme le point d'orgue de cette saison de l'histoire italienne, la violence était dans l'air bien avant son enlèvement : certaines publications ouvrières la revendiquent ouvertement comme instrument politique (article de Marie Thirion), l'éditeur Giangiacomo Feltrinelli organise des réseaux clandestins (article d'Eros Francescangeli), tandis que, soutenue par une partie de l'appareil d'Etat, l'extrême droite engage par des tueries de masse la "stratégie de la tension" dès la fin des années 1960 (article de Mirco Dondi). Au chapitre de la violence doit aussi figurer celle de la répression policière et juridique qui s'abat sur les militants, y compris sur ceux n'ayant pas fait le choix des armes, ce qui conduira la France à offrir asile aux réfugiés italiens, en vertu de la "doctrine Mitterand" (article de Monica Lanzoni). En Italie, la violence de la répression politique conduit à la naissance de Soccorso Rosso, impulsé entre autres par Franca Rame, qui vise à apporter un soutien aux militants exposés à la persécution judiciaire (article de Guillaume Guidon). Les condamnations prononcées par la justice contre les militants politiques de ces années-là et des années suivantes obéissent souvent à une logique propre : elles sont indexées sur le degré présumé de repentir et sur la volonté de collaboration de l'accusé plutôt que sur la gravité objective de son crime. Il faut le garder à l'esprit quand on songe à un cas ayant défrayé récemment la chronique, celui de Cesare Battisti (article de Serge Quadruppani). On mesure alors le choix qu'ont fait certains militants d'assumer pleinement leur parcours politique, en refusant, au prix de lourdes condamnations, de se repentir, de se dissocier ou de collaborer (telle Barbara Balzerani, qui faisait partie du groupe qui enleva et séquestra Aldo Moro). Ce numéro est assorti d'une postface de Davide Steccanella, avocat au barreau de Milan (et défenseur de Cesare Battisti).
Nombre de pages
224
Date de parution
11/06/2020
Poids
404g
Largeur
169mm
Plus d'informations
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EAN
9782840163510
Titre
Ecritures N° 11 : Repenser les années 1970. Le cas italien
Auteur
Mileschi Christophe ; Santalena Elisa
Editeur
PARIS OUEST
Largeur
169
Poids
404
Date de parution
20200611
Nombre de pages
224,00 €
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Au soir de sa vie, Vittorio Alberto Tordo, écrivain italien né à la fin du XIXe siècle, entreprend de raconter sa vie. Il est tenaillé par l'angoisse d'avoir laissé une ?uvre qui, bien que considérable, a passé sous silence ce qu'il considère comme l'essentiel. L'essentiel, c'est sa participation active à des engouements collectifs meurtriers (guerre de 14-18, fascisme, guerres coloniales, lois raciales...). Tordo est ici le représentant de toute une génération d'artistes et d'intellectuels italiens. Mais la cruelle autocritique qu'il conduit déborde les frontières de l'Italie pour poser la question des rapports entre les mots et les faits, entre la littérature et l'histoire.
Ferrante Elena ; Damien Elsa ; Mileschi Christophe
Je ne suis pas nostalgique de notre enfance : elle était pleine de violence. C'était la vie, un point c'est tout : et nous grandissions avec l'obligation de la rendre difficile aux autres avant que les autres ne nous la rendent difficile". Elena et Lila vivent dans un quartier pauvre de Naples à la fin des années cinquante. Bien qu'elles soient douées pour les études, ce n'est pas la voie qui leur est promise. Lila abandonne l'école pour travailler dans l'échoppe de cordonnier de son père. Elena, soutenue par son institutrice, ira au collège puis au lycée. Les chemins des deux amies se croisent et s'éloignent, avec pour toile de fond une Naples sombre, en ébullition. L'amie prodigieuse ouvre la saga d'Elena Ferrante, qui se poursuit avec Le nouveau nom puis Celle qui fuit et celle qui reste et se conclut avec L'enfant perdue.
Résumé : "Nous sommes en 1985 : quinze ans à peine nous séparent du début d'un nouveau millénaire. Pour le moment, je n'ai pas l'impression que l'approche de cette échéance éveille la moindre émotion particulière. Quoi qu'il en soit, je ne suis pas là pour parler de futurologie, mais de littérature. Le millénaire qui s'achève a vu naître et se répandre les langues modernes de l'Occident et les littératures qui en ont exploré les possibilités expressives, et cognitives, et imaginatives. Il a aussi été celui du livre, en tant qu'il a vu l'objet-livre prendre la forme qui nous est familière. Le signe que ce millénaire est sur le point de s'achever, c'est, peut-être, la fréquence avec laquelle on s'interroge sur le sort de la littérature et du livre à l'ère technologique dite postindustrielle. Je n'ai guère envie de m'aventurer dans ce genre de prévisions. Ma confiance dans l'avenir de la littérature tient à ce que je sais qu'il est des choses que la littérature est la seule à pouvoir donner, avec ses moyens spécifiques. Je voudrais donc dédier ces conférences à quelques valeurs, ou qualités, ou spécificités de la littérature qui me tiennent particulièrement à coeur, en tâchant de les situer dans la perspective du nouveau millénaire". Ces "propositions pour le prochain millénaire" sont une formidable leçon de littérature, un art qui, pour le grand écrivain italien, repose sur cinq piliers : légèreté, rapidité, exactitude, visibilité, multiplicité.
Entre info, intox et pseudo-expertise, comment savoir ce qui est vrai ? En apprenant enfin comment la science construit, et parfois rate, la vérité. Quel est le point commun entre Protée, la divinité homérienne, et Didier Raoult ? Comment aurait-on pu sauver 100 000 nouveau-nés de mort subite du nourrisson ? Pourquoi tous les modèles de COVID-19 se sont-ils trompés ? Cet ouvrage répond à ces questions et à bien d'autres, en ouvrant la porte de la méthodologie quantitative, celle qui s'attelle à compter, mesurer, tester, répliquer. La crise du COVID-19 a dévoilé la " cuisine " interne de la science, mais qui a vraiment pris le temps de vous l'expliquer en détail ? Dans ce livre, je vous fais d'emblée une promesse : tous ces concepts, soi-disant incompréhensibles, je vous les rendrai accessibles. Mieux, je m'efforcerai, chaque fois que je le peux, de vous expliquer l'histoire, l'utilité et les faiblesses de chaque approche. Chercheur, étudiant ou curieux, vous apprendrez à lire une étude, évaluer une preuve et éviter les illusions statistiques. Une boussole pour penser plus clair dans un monde saturé de chiffres.
Résumé : Dans le prolongement des trois précédents ouvrages dédiés au Livre : Le Livre et ses espaces (2007), L'Esthétique du livre (2010), Le Livre au corps (2012), ce quatrième et nouvel opus aborde cette fois le thème des temps du livre. L'ouvrage traite des rapports entre le temps et le livre, le temps et la lecture et s'articule autour de quatre types de temporalités : philosophique, littéraire, numérique et artistique, associées au livre, induites ou générées par ce dernier. Aux temps du livre répond l'espace du livre, un espace irréductible (la forme du livre) enserrant un temps, du temps, mais un espace poreux d'où s?échappent et s?épanouissent des temps multiples (celui de l'histoire, de a mémoire.). Le temps serait l'extériorisation de l'espace intérieur du livre. Si, selon Mallarmé, " le monde existe pour aboutir à un livre ", le livre ne serait-il pas cette forme vivante de concentration et de dilatation ultime du temps ...
Résumé : Ce livre nous fait voyager vers des textes littéraires, des récits personnels d'exil et des interrogations sur l'exode dans la vague des migrations du monde contemporain à l?échelle du globe. La question qui se pose est celle de la définition de l'écriture migrante, définition nécessairement mouvante selon que l'on s'intéresse aux artistes qui choisissent la problématique de l'exil pour mettre en scène un questionnement identitaire ontologique ou à ceux qui, ayant eux-mêmes subi ou choisi l'exil, transforment leur propre exil en un exercice d'espoir dans un double mouvement mnémonique et didactique. Qu'il s'agisse d'une littérature de migrants ou sur les migrants, d'exils politiques ou d'exils imaginaires, l'esthétique de la migrance se construit dans la fracture et dans la perte pour réaffirmer le droit à la vie à travers une nouvelle éducation du regard : celui du sujet sur lui-même et sur l'autre, celui de l'autre sur l'étranger. Dès lors l'exil ne saurait se concevoir simplement comme une expérience purement physique et accidentelle, mais devient la condition même de notre véritable relation à autrui, bouleversant les frontières commodes entre le dedans et le dehors, faisant de tout un chacun tour à tour " un étant qui chemine dans ce qu'il sait ou perçoit du monde " et dont les histoires se donnent à lire comme une " présence au monde [qui] déclenche une mise en mouvement, un obligé d'itinérance, un potentiel d'errance ".
Résumé : Invitant à voyager dans des mises en récit de soi, l'ouvrage présente ces nouvelles expérimentations artistiques en dialogue avec les pratiques du quotidien, en interrogeant le potentiel de refiguration des procédés mis en ouvre, la capacité des sujets à les mobiliser pour produire une expérience esthétique, laisser émerger un vécu, mais aussi visiter une mémoire ou la questionner, raconter une histoire ou seulement l?ébaucher, ouvrir aussi à d'autres virtualités. Entre histoire des représentations et histoire matérielle, études littéraires, visuelles, plastiques et études culturelles, les auteurs ayant contribué à cet ouvrage proposent ainsi différentes perspectives sur l?écriture visuelle de soi et sur ses procédés. Comment aujourd'hui, à l?ère des pratiques photographiques et filmiques amateurs, de la mobilité et de l'importance croissante du numérique, s?écrit visuellement l'intimité ? Selon quels procédés, découpages, montages opèrent les artistes actuels pour tracer les contours du soi contemporain et quels types de narration en proposent-ils ? Bien que partant des pratiques amateurs, c'est dans leur interaction avec les ouvres d'artistes contemporains que les contributeurs de cet ouvrage aborde la réflexion sur les récits visuels de l'intime. Par-delà les pratiques du quotidien, ce sont en effet les langages, les procédés, les mises en ordres artistiques qui en sont proposées (à travers des albums, des films, des récits photographiques, des romans graphiques, des documentaires audiovisuels, des productions muséographiques.) qui sont abordés ici.