La révolution orange en Ukraine, la libération des Pays Baltes, l'émergence de la Pologne,: nations aux confins de l'Union européenne, illustrent de nouveau un problème que le Victor Hugo polonais, Adam Mickiewicz (1798-1955) avait formulé; à Pans, en 1842, dans ses cours du Collège de France:: qui sont les Slaves? les Russes sont-ils capables de liberté? pourquoi l'acharnement contre la Pologne? entre Russie et Pologne, autocratie et république, n'est-ce pas le destin européen des Slaves qui, régulièrement, se rejoue en un vrai choc de civilisations?,comment le résoudre? Les cours de Mickiewicz, grand orateur, enflammèrent le Tout-Paris romantique et socialiste, entre les sursauts révolutionnaires, républicains, européens de 1830 et de 1848. Michelet et George Sand pleuraient en l'écoutant expliquer le "terrorisme intellectuel" de la discipline russe, le "destin littéraire de la Sibérie" et du chamanisme, la "lutte entre les. systèmes et les passions" qui anime l'histoire de l'Europe,. Mickiewicz formulait ainsi une méditation toujours actuelle sur l'Europe de l'Est face à ta modernité et à son destin démocratique, mieux: "républicain".
Nombre de pages
247
Date de parution
07/04/2005
Poids
330g
Largeur
140mm
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EAN
9782252035160
Titre
Les Slaves. Cours du Collège de France (1842)
Auteur
Mickiewicz Adam ; Salazar Philippe ; Axer Jerzy
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
140
Poids
330
Date de parution
20050407
Nombre de pages
247,00 €
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Publié à Paris en 1834, Pan Tadeusz est l'évocation de la patrie perdue, rayée de la carte, écrasée sous la botte et le knout du tsar. En peignant sur le vif la société polonaise et en particulier la noblesse avec l'évolution de ses traditions et usages immémoriaux, Mickiewicz créait une des épopées les plus remarquables de la littérature mondiale. Mais le poème dépasse ce cadre, il ne nous laisse pas sur la vision figée d'un monde finissant. Grâce à Napoléon, un immense espoir secoue la Lituanie et la Pologne opprimées. Le monde en train d'éclore peut être envisagé avec optimisme. L'épopée, la diatribe politique, l'idylle sont étroitement entremêlées. Les descriptions de la nature atteignent les sommets de la poésie bucolique. Un humour discret nuance l'amertume, la satire, ce que les sentiments pourraient avoir de grandiloquent. Tout ceci donne à Pan Tadeusz, livre qui a nourri des générations de Polonais, une aura indéfinissable et un caractère d'universalité qui en font un véritable chef-d'?uvre. Parler de Mickiewicz, c'est parler du beau, du juste et du vrai, c'est parler du droit dont il fut le soldat, du devoir dont il fut le héros, de la liberté dont il fut l'apôtre et de la délivrance dont il fut le précurseur. " [ ... ] Banni, proscrit, vaincu, il a superbement jeté aux quatre vents l'altière revendication de la patrie. La diane des peuples, c'est le génie qui la sonne; autrefois, c'était le prophète, aujourd'hui, c'est le poète; et Mickiewicz est un des clairons de l'avenir." (Victor Hugo)
Pour comprendre l'importance des Aïeux d'Adam Mickiewicz, cette ?uvre hybride et grandiose où le génie du poète exprime toute son inspiration exceptionnelle, il suffit de rappeler le rôle que ce drame joue dans la culture polonaise depuis plus de cent cinquante ans. Quintessence de la problématique nationale, Les Aïeux donnent naissance à une longue tradition littéraire. Avec sa vision du peuple dépossédé de son autonomie, en lutte permanente pour préserver son identité, sa définition du rôle de l'artiste, guide et porte-parole de la nation opprimée, le drame de Mickiewicz ouvre un débat esthétique et éthique dont les résonances n'ont jamais cessé dans l'histoire de la Pologne. De Wyspianski à Gombrowicz, de Kantor à Wajda, les créateurs polonais ont entrepris un dialogue, si ce n'est une polémique, avec ce texte fondateur. N'oublions pas que le printemps de 1968 en Pologne, la contestation étudiante et les troubles politiques du fameux " mois de mars " furent déclenchés lors de la première des Aïeux dans le Théâtre national de Varsovie : la ferveur des applaudissements qui saluèrent les répliques visant l'oppression tsariste provoqua le départ de l'ambassadeur de l'URSS de la salle et la suspension de la pièce dès le lendemain. Les manifestations de rue et la grève des étudiants furent une riposte immédiate, avec le nom de Mickiewicz en étendard, au nom de la liberté et de la démocratie. Fascinants et inspirés, véhiculant l'éternel défi à l'oppression, à la médiocrité et à l'opportunisme, Les Aïeux permettent de mieux appréhender la Pologne d'aujourd'hui, ses contradictions et ses ambitions. La traduction en vers rimés de ce poème célèbre le rend plus proche de sa grandeur originale et révèle l'universalité de son propos et de sa performance littéraire.
1811 - Depuis près de vingt ans, la République Polonaise, ou République des Deux Nations, vaste fédération multi ethnique, est rayée de la carte d'Europe, victime de ses divisions internes et de l'appétit de ses voisins. Une partie de sa caste nobiliaire voit en Napoléon le sauveur providentiel qui lui restaurera son indépendance et son lustre d'antan. Dans les campagnes à l'est du Niémen, la vie suit son cours sous l'administration tsariste, et les petits gentilshommes ne le cèdent en rien aux grands magnats pour ce qui est du goût du panache, de l'amour de leur liberté, de la propension à la chicane, de l'attachement jaloux à leurs privilèges - sous le regard observateur du jeune Mickiewicz. Deux décennies plus tard - Exilé à Paris, le même Mickiewicz pleure sa patrie et médite l'exclamation "Insensés !" qui percolera son célèbre poème épico-romantique "Messire Thaddée", dans lequel il ressuscite un monde disparu, celui du "Dernier raid exécutif en Lituanie, Une histoire de gentilshommes polonais des années 1811 et 1812". Deux siècles plus tard - Les scènes de ce monument de la polonité se situent en Lituanie, Biélorussie, Ukraine, pays devenus indépendants et dont les citoyens parlent leur propre langue : Mickiewicz est aussi leur poète, et l'histoire qu'il raconte suit son cours.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.