Le transfert des concepts sociopolitiques dans le droit : le cas du genre
Michel Pierre ; Rouvière Frédéric
MARE MARTIN
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EAN :9782849348314
La présente étude propose une analyse d'ensemble du transfert du concept de genre dans le droit. Longtemps innommé, ce concept, comme les études qui y sont consacrées, attise fréquemment la méfiance, voire la défiance des juristes. Cependant, le genre est un outil particulièrement pertinent pour comprendre les fondements et les mécanismes des règles juridiques permettant une différenciation des personnes en fonction d'attributs sexués. Avec la libéralisation des moeurs et sous la pression des luttes féministes et LGBTQI+ pour l'égalité, le droit a connu des mutations profondes s'inscrivant dans un mouvement général d'effacement des distinctions juridiques entre les sexes, les sexualités et les identités sexuées. Le concept de genre est devenu l'instrument juridique ad hoc pour appréhender l'architecture sexuée du droit, mais également pour en ambitionner la refonte. Son transfert dans le droit est apparu nécessaire pour parvenir à instaurer une égalité réelle entre les personnes. Depuis 2015, le genre est ainsi devenu une notion juridique présente dans l'ordre juridique français. Face à cette imbrication entre droit et genre, l'étude révèle leurs influences mutuelles qui se manifestent principalement par une neutralisation réciproque de l'un et l'autre. En définitive, l'étude de la transposition juridique du genre est l'occasion d'une réflexion générale sur les impensés et les non-dits du droit dans sa catégorisation sexuée des individus.
Nombre de pages
1725
Date de parution
01/02/2024
Poids
1 717g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782849348314
Titre
Le transfert des concepts sociopolitiques dans le droit : le cas du genre
Auteur
Michel Pierre ; Rouvière Frédéric
Editeur
MARE MARTIN
Largeur
160
Poids
1717
Date de parution
20240201
Nombre de pages
1 725,00 €
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Le titre de l'ouvrage est inspiré par la dédicace à un lecteur anonyme de ses ?uvres complètes que Lamartine considère comme " une partie de l'histoire intellectuelle, poétique, littéraire, philosophique, politique, des années qui se sont écoulées de 1820 à 1860 ". Sont ici réunies huit études qui esquissent un parcours de l'espace au temps, du paysage poétique à la méditation sur l'Histoire, de l'inventaire de la Création à l'atelier de la création, de la rêverie du poète et du voyageur à l'action de l'orateur homme d'Etat et du conseiller du peuple. On y découvrira une conscience attentive aux pouvoirs et aux limites de la parole, et une haute exigence de transparence, le mot clé peut-être d'un écrivain qui, à la manière du Chateaubriand des Mémoires d'outre-tombe, s'est posté à la croisée des mondes, des temps et de l'éternité.
L'auteur évoque les réactions contradictoires des lecteurs à l'égard de Montaigne au cours des siècles : l'accueil favorable de l'Eglise au XVIe siècle, la mise à l'Index des Essais au XVIIe siècle, l'hostilité des Jansénistes et l'admiration des Libertins, la sympathie nuancée des Classiques. Dès la fin du XVIe siècle, l'audience de Montaigne s'étend à l'Europe, particulièrement en Angleterre, où il compte Shakespeare parmi ses lecteurs. Au XVIIIe siècle, les Essais sont annexés par les "Philosophes" qui voient dans l'Apologie de Raymond Sebon les prémisses de leur scepticisme. Rares sont ceux qui, comme Dom Devienne, croient encore dans la sincérité religieuse de Montaigne. La publication du Journal de voyage déçoit les Encyclopédistes, qui ne reconnaissent plus dans le pèlerin de Notre-Dame de Lorette leur aïeul spirituel. Sous la Révolution, Montaigne est considéré comme un précurseur par les sans culottes et comme un consolateur par les aristocrates. Depuis le XIXe siècle, il ne cesse d'être un sujet de contestation, suscitant les interprétations les plus diverses, et un intérêt toujours plus vif à travers le monde entier. Universitaires et lettrés de toutes professions lui rendent un culte fervent, mais sans idolâtrie. La société des Amis de Montaigne, fondée par le docteur Armaingaud et Anatole France, contribue à faire mieux connaître une oeuvre complexe, toujours actuelle, et qui réserve encore des découvertes aux chercheurs.
Pour la première fois, un ouvrage entièrement consacré à la vie et aux oeuvres d'un des plus grands compositeurs modernes, à ses conceptions musicales et à son imaginaire artistique. Avec des entretiens et des analyses de ses pièces majeures.
Tout en délicatesse et en murmures, une plongée dans l'intimité des textes et des murs... Allez-y, allez-y tout doucement, lentement sans faire de bruit, sous peine d'un baiser... ou d'une fessée. Cet ouvrage illustré d'oeuvres suggestives et souvent coquines ravira vos sens.
La distinction de l'imperium et de la jurisdictio est une des plus anciennes distinctions de la science juridique européenne. Entre les mains du souverain, la jurisdictio est le pouvoir de rendre la justice et l'imperium celui d'user de la force. Cette souplesse notionnelle permet à la distinction de structurer l'intégralité du droit judiciaire privé. Dans ce cadre, la jurisdictio se présente alors comme le pouvoir de réalisation formelle du Droit - le Droit est dit - alors que l'imperium vise sa réalisation matérielle - le Droit est fait -. Cette perspective fonctionnelle permet de recouvrir les différents pouvoirs des organes judiciaires, le juge, bien sûr, mais aussi l'arbitre, l'huissier de justice, le greffier, le notaire ou le commissaire-priseur judiciaire. L'intérêt de la distinction ne s'arrête pas là. A l'échelle du jugement, d'abord, la jurisdictio se présente comme la source de l'autorité de la chose jugée ou de l'authenticité alors que l'imperium est à l'origine de sa force, obligatoire ou exécutoire. A l'échelle de l'office du juge, ensuite, le succès de la procédure de référé ou les transformations des contentieux familiaux et économiques se traduisent par un renforcement de l'imperium au détriment de la jurisdictio et par le glissement de la judicature vers la magistrature. A l'échelle de l'exécution forcée, enfin, le juge de l'exécution ou la procédure d'exequatur illustrent la nécessité d'un encadrement de l'imperium par la jurisdictio. Et c'est ainsi, par un jeu dialectique permanent entre intelligence et volonté, entre autorité et contrainte, bref, entre jurisdictio et imperium, que le droit processuel garantit au droit substantiel sa sanction et son triomphe.
Depuis les années 1990, le droit d'établissement des sociétés a connu une évolution sans précédent au sein du marché intérieur. En tant qu'opérateurs économiques, les sociétés devaient être les premières bénéficiaires de ce marché. Force est de constater qu'il n'existe toujours pas de véritable droit européen des sociétés. Cette carence a été comblée par l'action normative de la Cour de justice afin d'offrir aux sociétés les instruments juridiques nécessaires à leur mobilité. C'est ce qui ressort de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne qui est allée bien au-delà d'une simple coordination des droits nationaux. En effet, il ressort de sa jurisprudence que la Cour a profondément influencé la condition juridique des sociétés en bouleversant la notion même d'établissement. Partant, le droit d'établissement, le droit européen d'établissement des sociétés, apparaît alors comme un droit subjectif à la mobilité. Si le rattachement des sociétés au territoire d'un Etat constitue une condition inhérente à leur existence, l'exercice du droit d'établissement permet de faciliter la mobilité de celles-ci sans pour autant remettre en cause les compétences des Etats qui restent les seuls à déterminer les conditions de création et de fonctionnement des sociétés. Dès lors, le droit d'établissement apparaît comme un droit subjectif procédural.
En quelques années, depuis l'avènement du contrôle de la constitutionnalité des lois, le droit constitutionnel français a fait sa révolution, le constitutionnalisme gagné ses lettres de noblesse. Mais par quels tours et détours, une discipline et un mouvement, relativement confidentiels au début des années 70, sont-ils devenus à ce point incontournables aujourd'hui ? L'élucidation de ce phénomène passe par l'examen d'une évidence. Selon la doctrine majoritaire, ce processus était inéluctable, dès lors que l'on souhaite établir une démocratie constitutionnelle et un Etat de droit dignes de ce nom propres à "saisir la politique par le droit". Or, cette évidence est en vérité le produit d'une rhétorique savante élaborée par la doctrine afin de gagner à sa cause un auditoire de plus en plus large. C'est à l'examen de la recomposition du champ doctrinal français comme de ses prétentions à la scientificité qu'invite l'ouvrage de David Fonseca.
La connaissance est en soi un trésor" est une phrase de Jean Dausset (1916-2009) (prix Nobel de physiologie ou médecine) contenue dans son ouvrage consacré à l'aventure HLA. Le grand scientifique parle de la passion de la recherche. Il parle des trésors de la réflexion ayant permis la greffe d'organes. La médecine et le droit en sont les éléments nourriciers. Il importe aux deux disciplines d'apprendre pour mieux se comprendre. Une compréhension qui s'accompagne d'autres transplants juridiques dans l'espace et dans le temps. l'ouvrage constitue le tome 2 d'une histoire de la tolérance et de la transplantation entreprise avec le livre "L'homme s'affranchit du mystère" (tome 1).