L'auteur évoque les réactions contradictoires des lecteurs à l'égard de Montaigne au cours des siècles : l'accueil favorable de l'Eglise au XVIe siècle, la mise à l'Index des Essais au XVIIe siècle, l'hostilité des Jansénistes et l'admiration des Libertins, la sympathie nuancée des Classiques. Dès la fin du XVIe siècle, l'audience de Montaigne s'étend à l'Europe, particulièrement en Angleterre, où il compte Shakespeare parmi ses lecteurs. Au XVIIIe siècle, les Essais sont annexés par les "Philosophes" qui voient dans l'Apologie de Raymond Sebon les prémisses de leur scepticisme. Rares sont ceux qui, comme Dom Devienne, croient encore dans la sincérité religieuse de Montaigne. La publication du Journal de voyage déçoit les Encyclopédistes, qui ne reconnaissent plus dans le pèlerin de Notre-Dame de Lorette leur aïeul spirituel. Sous la Révolution, Montaigne est considéré comme un précurseur par les sans culottes et comme un consolateur par les aristocrates. Depuis le XIXe siècle, il ne cesse d'être un sujet de contestation, suscitant les interprétations les plus diverses, et un intérêt toujours plus vif à travers le monde entier. Universitaires et lettrés de toutes professions lui rendent un culte fervent, mais sans idolâtrie. La société des Amis de Montaigne, fondée par le docteur Armaingaud et Anatole France, contribue à faire mieux connaître une oeuvre complexe, toujours actuelle, et qui réserve encore des découvertes aux chercheurs.
Nombre de pages
182
Date de parution
11/10/2005
Poids
188g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782707802415
Titre
Montaigne
Auteur
Michel Pierre
Editeur
NIZET
Largeur
120
Poids
188
Date de parution
20051011
Nombre de pages
182,00 €
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Le titre de l'ouvrage est inspiré par la dédicace à un lecteur anonyme de ses ?uvres complètes que Lamartine considère comme " une partie de l'histoire intellectuelle, poétique, littéraire, philosophique, politique, des années qui se sont écoulées de 1820 à 1860 ". Sont ici réunies huit études qui esquissent un parcours de l'espace au temps, du paysage poétique à la méditation sur l'Histoire, de l'inventaire de la Création à l'atelier de la création, de la rêverie du poète et du voyageur à l'action de l'orateur homme d'Etat et du conseiller du peuple. On y découvrira une conscience attentive aux pouvoirs et aux limites de la parole, et une haute exigence de transparence, le mot clé peut-être d'un écrivain qui, à la manière du Chateaubriand des Mémoires d'outre-tombe, s'est posté à la croisée des mondes, des temps et de l'éternité.
Pour la première fois, un ouvrage entièrement consacré à la vie et aux oeuvres d'un des plus grands compositeurs modernes, à ses conceptions musicales et à son imaginaire artistique. Avec des entretiens et des analyses de ses pièces majeures.
Tout en délicatesse et en murmures, une plongée dans l'intimité des textes et des murs... Allez-y, allez-y tout doucement, lentement sans faire de bruit, sous peine d'un baiser... ou d'une fessée. Cet ouvrage illustré d'oeuvres suggestives et souvent coquines ravira vos sens.
Luigi Dallapiccola (1904-1975) appartient à une génération intermédiaire entre celle de Webern, Stravinski ou Bartok, et celle de Boulez, Nono ou Berio. Comme son contemporain Bernd Alois Zimmermann, il a forgé son style au gré d'une évolution solitaire, rompant dans les années trente à la fois avec le vérisme et le néoclassicisme qui dominaient la scène musicale italienne, et dans le domaine politique avec le fascisme. La modernité de l'écriture, chez lui est inséparable d'un engagement humaniste - l'?uvre est témoignage. Par sa position historique, son indépendance et son exigence tant humaines que stylistiques, il fut le modèle de toute une génération de compositeurs italiens de l'après-guerre. Mais en même temps, son ?uvre est restée marginale, et elle demeure mal connue. Significativement, ce livre est le premier en français sur Dallapiccola ; Pierre Michel y replace le compositeur dans son contexte historique avant d'aborder certains aspects de son style ; cet ouvrage comporte de nombreux documents inédits, ainsi qu'un catalogue détaillé des ?uvres.
Edition critique de deux comédies peu connues, Le Docteur amoureux et Le Desniaisé, de Gillet de La Tessonnerie (1619 ?-1660 ?), la première étant souvent attribuée à Molière.
La caractérisation précise du "genre marine" comme art pictural plaçant l'élément marin au coeur de l'oeuvre, s'est faite très progressivement et avec difficulté. Ce n'est vraiment que dans la seconde moitié du XIXe, avec certains impressionnistes (Courbet, Boudin), que la "marine" retrouve son essence perdue depuis Turner, le précurseur isolé. L'ouvrage de Marie-Antoinette Tippetts, s'appuyant sur un immense corpus de sources, explique brillamment ce phénomène par les puissantes réticences qu'eurent les littérateurs critiques d'art (Diderot, Thiers, Baudelaire, Champfleury, les frères Goncourt, etc.) à se défaire de leur grille habituelle d'interprétation de la nature figurée. On mit ainsi beaucoup de temps à accepter qu'un tableau dépourvu à la fois du "sujet humain", de l'"anecdote" et de l"embellissement" nécessitée par l'idéalisation de la nature, reste un tableau digne de l'art pictural. "Les littérateurs, écrit M. -A. Tippetts, jugent la peinture selon leurs propres critères littéraires. Ils apportent à leur critique d'art tous leurs goûts et leurs préjugés et ne conçoivent que rarement qu'il puisse exister d'autre étalon". Cette étude originale et très renseignée s'ouvre sur la série des ports de France par Claude-Joseph Vernet (1753-1765), et s'achève, aux alentours de 1870, avec les marines de Gustave Courbet.
Une étude des différentes sources culturelles auxquelles Alfred Jarry a puisé pour bâtir l'ensemble de son oeuvre. La familiarisation avec ces cultures souvent très singulières et éloignées est ici présentée comme le préalable indispensable à la lecture de Jarry.
Pouvant se lire ou se consulter à plusieurs niveaux, cette vaste synthèse (qui ne néglige pas les prodigieuses étrangetés - méconnues ! - de l'Histoire du Théâtre) concerne tous les publics, du très jeune lecteur (qui se laissera imprégner par les illustrations) au "théâtrophile" curieux et cultivé (qui goûtera l'inédit absolu de certaines pages) en passant par les lycéens, étudiants et, bien sûr, enseignants/enseignés des Ecoles de Théâtre. Salué par Jérôme Garcin, à la parution de ce livre en 1992, comme le "Facteur Cheval" du théâtre, André Degaine a conçu et réalisé un livre entièrement écrit à la main (calligraphié !) et, en grande partie, illustré par lui-même. Livre hors norme, sans doute l'événement de l'édition théâtrale de ces dix dernières années, cet ouvrage a déjà remporté plusieurs prix et un énorme succès (35.000 ex. vendus).