Comment explorer histoires et mondes parallèles, temporalités alternatives ? De l'Utopie de Thomas More aux voyages en dystopies, uchronies, ou rétrofuturismes, notre rapport au temps et à l'espace de l'Histoire s'est considérablement transformé depuis la seconde moitié du XVIIIe siècle. D'un temps universaliste structurant, une accélération s'est opérée au XIXe siècle, puis une relativité a marqué le XXe siècle, et une expansion postmoderne imprègne le XXIe siècle. L'enjeu de cet ouvrage est d'interroger et d'analyser de multiples passés vers différents futurs, dans un présent évolutif, impalpable. Ce parcours singulier entre transmondes, nouveaux mondes et antimondes, s'est déroulé lors du colloque organisé à l'Université de Toulon les 17 et 18 novembre 2022. Les réécritures inédites et narrations transmédias ainsi étudiées remettent en question nos récits civilisationnels. Ces multivers, entre réalité et imaginaire, ont réinterprété l'Histoire et nos histoires individuelles et collectives. Ces futurs à rebours, entre fiction et réel, s'éprouvent à travers des temporalités et continents multiples : des récits mythiques de H. G. Wells et d'Ian Fleming aux utopies réalisées d'Alain Damasio en passant par les chroniques post-humaines de Floryan Varennes, la chronopathie selon Montaigne, l'uchronie noire de Mulisch, les rétro/hétérotopies des séries néo-victoriennes, les sens et contresens de Robida, les visions futuristes de Berlioz et Adam, les autofictions de Gibson, Bilal et Moebius, le meilleur des mondes d'Huxley, le post-exotisme de Volodine, la littérature alternative de Belkhodja à Waberi, les métaphores traumatiques de Mayorga, les dystopies de Dantec à Tiqqun, les mondes psycho-apocalyptiques de Lopouchanski, les utopies postcoloniales de Resnick et Miano. Ces auteurs se positionneraient-ils comme des lanceurs d'alertes ...
Nombre de pages
320
Date de parution
01/11/2023
Poids
480g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9788855247085
Auteur
Michel-Fauré Valérie
Editeur
EFFIGI
Largeur
150
Date de parution
20231101
Nombre de pages
320,00 €
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Cet ouvrage propose une réflexion inédite sur l'histoire du centre culturel de Châteauvallon, dans le Var, dispositif organique, cohérent et singulier. Ses fondateurs Henri Komatis, le plasticien, et Gérard Paquet, le culturel, ont élaboré son concept et construit son action dans la confrontation et l'interdisciplinarité artistique et scientifique. Cette analyse démontre l'intérêt de la démarche et remonte aux origines du projet, le processus créatif et réflexif d'Henri Komatis. Ce parcours permet de comprendre son perpétuel questionnement vis-à-vis des lois naturelles, de la perception, de la métaphysique, des affects humains : comment faire lieu ? La force créatrice exceptionnelle de Komatis a donné forme à un manifeste géopoétique, espace potentiel et expérientiel, inscrit dans la durée. Châteauvallon est une sculpture lieu, une oeuvre environnementale intégrée à un ensemble paysager et naturel emblématique. Ce cadre apollinien fascinant, insulaire et poétique, est incarné par un vocabulaire plastique méditerranéen en symbiose avec le vivant. Ce livre raconte l'esprit du lieu.
Cet ouvrage propose un parcours non exhaustif des différentes actions théoriques et artistiques de ce projet transversal de recherche-création, recherche- action, réunissant arts et sciences : conférences, journées d'études, séminaires, workshops, résidences, films, expositions, territoires d'expérimentations entre 2020 et 2023. Paysages en mouvements a pour objet de restituer les regards croisés des différentes démarches développées par créateurs, enseignants-chercheurs, acteurs de la recherche et des paysages ainsi explorés. Des scénarios potentiels tissant des liens entre terre et mer, entre les différents " mondes " du vivant, des narrations spéculatives et fictions transmédia ont été réalisés. Cette recherche interdisciplinaire met en oeuvre de nouvelles méthodologies et concepts à la croisée du sensible, de l'art et de l'écologie. Elle explore les frontières, frictions et tensions entre conservation, restauration et création, impliquant une réflexion partagée avec les acteurs vivant sur des territoires sensibles ou résilients, entre espaces habités, mer et forêts, forêts et jardins, terrestres ou sous-marins. Ce programme interroge la vie politique, sociale, économique, en vue d'hybrider, de fertiliser nos imaginaires pour construire des espaces de débat sur d'autres registres que des approches analytiques, dualistes du monde. Il questionne aussi les enjeux posés par les notions de patrimoine culturel et naturel, matériel et immatériel aujourd'hui. Cette mise en réseau réflexive et artistique a permis la mise en oeuvre d'un décloisonnement entre les différents récits prospectifs au sein des diverses disciplines artistiques, enquêtes et spéculations scientifiques. Les rencontres ont permis d'analyser et partager lexiques, registres, outils et méthodologies du monde de l'art, la littérature à celui des sciences humaines, sciences cognitives et sciences dures. Les différentes actions ont généré une mise en pratique de ces concepts et de cette transversalité élaborée en latéralités par une production artistique et réflexive, faisant émerger de nouveaux formats, des modalités inédites et innovantes d'enquêtes, de restitution de la recherche artistique, singulière ou plurielle donnant forme aux projections multiples générées par la transition écologique.
Comment dire le sacré ? Comment nommer et transmettre ce qui nous dépasse et dont on ignore la vraie nature ? Le sacré s'inscrit dans cet écart que l'humain, de tout temps et en tout lieu, investit de sentiments et d'émotions opposés. Le sacré induit en effet autant la crainte que l'attrait, autant l'effroi que l'adhésion. Il stimule autant l'aspiration à la plus grande des libertés que la soumission à la pire des sujétions. Il éclaire la dimension la plus intime de l'être, comme il fédère avec la plus grande force les plus solides groupes humains. Cette " dialectique du sacré " - dont Caillois développe les puissantes contradictions - crée l'ambivalente posture dont mythes, religions, philosophies tentent de surmonter l'aporie. Comment concilier rationnellement, émotionnellement, formellement la conscience de ces contradictions ? L'originalité de ce volume est de rassembler des contributions d'horizons divers, relevant de la philosophie, des études littéraires et de l'histoire de l'art (musique, peinture, architecture), qui toutes questionnent les modes de représentation de la notion de sacré. Des Pères de l'Eglise aux musiques d'Orient ou d'Occident, du Caravage aux formes plastiques les plus contemporaines réincarnant la sacralité d'oeuvres patrimoniales emblématiques, de l'architecture de la ville aux figures de spiritualité dans la poésie moderne, chaque domaine entre ainsi en dialogue avec l'autre et prouve, s'il le fallait encore, l'universalité et l'intemporalité de la quête ainsi syntonisée par Paul Klee " L'art ne reproduit pas le visible, il rend visible ".
En cette année 2017, le temps des révolutions revenait dans les têtes. Anniversaire de la révolution libérale de Russie et bien sûr de cette première, inattendue et triomphante révolution bolchévique d'octobre. Révolution(s) entre commotions et commémorations est le fruit des échanges des 5e Rencontres d'histoire critique, tenues en 2017, comme depuis huit ans, à Gennevilliers, à l'initiative des Cahiers d'histoire. Revue d'histoire critique et de l'Université populaire des Hauts-de-Seine. Le livre croise les approches d'historiennes, de sociologues, de géographes, de spécialistes de littérature autour de ces temps du social inhérents à notre modernité, celle de la pensée du contrat social et des droits inaliénables des hommes, libres et égaux, qui savent désormais que nul ordre social n'est légitime au-delà de leur consentement. Révolutions toujours inachevées, emportant plus ou moins de transformations réelles, plus ou moins durables, le livre embrasse la diversité de ces événements de la France, matrice féconde, à la Russie devenant URSS, à l'Ukraine, l'Irlande, l'Italie, la Chine et aux Etats-Unis, si profondément hantés par les échos des révolutions. Ce volume fait suite à ceux des précédentes Rencontres d'histoire critique, Guerre et paix et Nation(s), Mondialisation(s) : toute une histoire.
Après le séisme du 10 janvier 2010 en Haïti, au milieu des ruines et des abris de fortune, une abondante littérature a été produite. Ecrits immédiats, ces témoignages, poèmes, romans, essais, manifestes ont relayé, complété ou contredit les images et les discours diffusés par les médias. Née dans l'urgence, cette littérature a eu pour première ambition de faire savoir au monde ce qui s'était produit et comment les Haïtiens avaient vécu la catastrophe. Cette littérature a été aussi acte de survie et de résistance, témoignant de femmes et d'hommes debout. Ce n'était pas le premier cataclysme frappant un point de la terre : d'autres l'avaient précédé dont l'écriture s'était emparée. Et depuis sont survenus d'autres tornades, d'autres inondations, d'autres tremblements de terre, d'autres tsunamis. En ce début de siècle frappé par la crise environnementale, la " bibliothèque " de la catastrophe naturelle ne cesse de s'épaissir. Dans cette vaste production, les oeuvres francophones occupent une place de choix car leurs créateurs viennent des points du globe souvent frappés. C'est pourquoi, de la Caraïbe au Maghreb, en passant par l'Afrique sub-saharienne, l'Asie et l'Océanie, les auteur(e)s de cet ouvrage proposent l'analyse d'une trentaine de récits contant îles blessées et terres meurtries. Tous et toutes persuadé(e)s que la création littéraire peut relayer la colère de la nature et exprimer le désarroi des humains, en écho avec les avancées scientifiques et les projections des mythes pour rendre compte d'un monde en perpétuel bouleversement.